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Kirikou et les Hommes et les Femmes


le 08 septembre 2011 à 17h30 , mis à jour le 08 octobre 2012 à 09h48.
Temps de lecture
0min

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Kirikou et les Hommes et les Femmes

Note de la rédaction

Genre : 
Animation

Nationalité : 
France

Année de production : 
2011

Sortie : 
03/10/2012

Durée : 
1h28min

Réalisateur : 
Michel Ocelot

Acteurs : 

Distributeur : 
StudioCanal

Le grand-père nous accueille dans sa grotte bleue, pour de nouvelles confidences. Il restait encore de beaux souvenirs de l'enfance de Kirikou à évoquer : les moments où il a aidé les hommes et les femmes de son village et d'ailleurs... Il nous raconte alors comment Kirikou, grâce à sa bravoure et son intelligence, est venu au secours de la femme forte, dont le toit de la case avait été détruit par Karaba. Il nous apprend par quelle astuce le petit héros a retrouvé le vieux grincheux, qui s'était égaré dans la savane, puis comment une griotte menacée par la sorcière a finalement pu transmettre son savoir aux habitants du village. On découvre aussi le secret d'un mystérieux monstre bleu, et enfin, grâce à une flûte liée à la famille de notre héros petit et vaillant, le pouvoir magique de la musique.

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La critique : Une suite de contes sensibles et poétiques.

Troisième épisode de la saga Kirikou, le film de Michel Ocelot réserve des instants de grâce comme seul l'auteur peut en faire naître. Avec cette suite de contes (cinq au total), l'auteur parle à tous de sujets denses avec une sensibilité rare. Tour à tour, le héros haut comme une pomme s'interroge sur la place des femmes dans sa tribu, la transmission des plus vieux ou encore le peur de l'étranger. "Kirikou et les hommes et les femmes" déborde d'humanité et devient une fugue en conte majeur où la musique est celle qui vient du cœur.
 
Le film ne réserve ni intrigue principale, ni réel fil conducteur sinon une magie de tous les instants, se concentrant sur les souvenirs du vieillard de la grotte bleue, qui a encore bien des choses à raconter. Dans une habile mise en abîme, Michel Ocelot impose d'ailleurs plusieurs fois un conte dans le conte, rendant hommage à un art maîtrisé de bout en bout. Dans sa main tendue à l'autre et son refus de l'injustice, le village continue à chanter les louanges de ce petit homme qui le mérite bien. Dans ce nouvel opus, on retrouve sa bravoure, sa curiosité et sa malice.
 
Avec une animation 3D réussie, le réalisateur donne un nouveau relief visuel à sa franchise tout en respectant son graphisme savamment épuré. Les effets numériques rajoutent du charme à cet enchantement de couleurs et de sons, jamais trahis par la modernisation de la technique. Il reste au final un spectacle qui dit les choses graves de la vie en se parant d'une infinie tendresse.

Nicolas SCHIAVI

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