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La Vie d'Adèle


le 24 avril 2013 à 17h02 , mis à jour le 03 octobre 2013 à 15h53.
Temps de lecture
0min

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La Vie d'Adèle

Note de la rédaction

Genre : 
Comédie dramatique

Nationalité : 
France

Année de production : 
2012

Sortie : 
09/10/2013

Durée : 
3h07min

Réalisateur : 
Abdellatif Kechiche

Acteurs : 
Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux, Jérémie Laheurte, Catherine Salée, Aurélien Recoing, Sandor Funtek, Aurélie Lemanceau

Distributeur : 
Wild Bunch Distribution

A 15 ans, Adèle a deux certitudes : elle est une fille, et une fille, ça sort avec des garçons. Le jour où elle aperçoit le bleu des cheveux d'Emma sur la grand'place, elle sent que sa vie va changer. Seule face à ses questions d'adolescente, elle transforme son regard sur soi et le regard des autres sur elle. Dans son amour fusionnel avec Emma, elle s'accomplit en tant que femme, en tant qu'adulte. Mais Adèle ne sait pas faire la paix, ni avec ses parents, ni avec ce monde plein de morales absurdes, ni avec elle-même.

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La critique : Chef-d'oeuvre

A chaque nouveau film, Abdellatif Kechiche propose un pari de cinéma. On lui doit "La Faute à Voltaire", "L'Esquive", "La Graine et le mulet", "Vénus Noire". Avec "La Vie d'Adèle - Chapitre 1 et 2", adaptation de la bande-dessinée "Le Bleu est une couleur chaude", de Julie Maroh, Kechiche propose de vivre l'évolution d'une jeune femme jouée par Adèle Exarchopoulos et son histoire d'amour avec une fille aux cheveux bleus (Léa Seydoux). Et, sur quasiment trois heures, capte la métamorphose d'une adolescente en femme, montre une quête de soi et une affirmation de soi par le sexe, plonge à la manière d'une transe dans l'intimité d'un personnage fluctuant pour que l'on expérimente ses joies, ses peines, ses expériences, ses accidents et grandisse avec lui.
Avec son style charnel et trivial, cru et vivant, presque épicurien, totalement vrai dans la captation des sentiments et des émotions, Kechiche pose des questions passionnantes sur le groupe, sur l'éducation, sur la manière dont on se comporte avec ou sans les autres : où et comment on se situe par rapport à un groupe ? Comment assume-t-on ce que l'on est ? Comment apprend-on à communiquer avec les autres et à communiquer ce que l'on ressent ? Et les réponses se révèlent toutes d'une justesse inouïe. A bien des égards, le film impressionne, émeut, bouleverse : l'histoire d'amour, qui se déroule de son émerveillement à sa fin, du coup de foudre à sa mort, tend à l'universel et ramène chacun à sa propre expérience du monde et des choses de la vie (comme on dit).
Adèle Exarchopoulos n'est pas sans évoquer, même physiquement, la jeune Sandrine Bonnaire dans "A nos amours" de Maurice Pialat, cinéaste dont Abdellatif Kechiche s'impose comme le fils spirituel. C'est simple : elle passe par tellement d'états qu'elle semble avoir mué pendant tout le film, passant d'une manifestation à une autre, d'un groupe à un autre, d'une histoire à une autre. Elle semble prendre dix ans en trois heures. A ses côtés, Lea Seydoux (toute en robustesse et en sensibilité, en charme magnétique et en cheveux bleus) n'en demeure pas moins grandie, sidérante à chaque scène.
Romain LE VERN
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