En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×

Les Infidèles


le 15 avril 2011 à 10h47 , mis à jour le 24 janvier 2012 à 14h26.
Temps de lecture
0min

Partager le film

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les Infidèles

Note de la rédaction

Genre : 
Comédie

Nationalité : 
France

Année de production : 
2011

Sortie : 
29/02/2012

Durée : 
1h49min

Réalisateur : 
Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau, Emmanuelle Bercot, Alexandre Courtès

Acteurs : 
Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain

Distributeur : 
Mars Distribution

L'infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

Vidéos & Bandes-annonces

La critique : Dujardin et Lellouche, rois du pétrole. Réussite totale.

A une heure où le politiquement correct revient en force (l'affligeante polémique des affiches - revoyez par exemple celle du Tenue de soirée de Bertrand Blier, à la fin des années 80 et on en reparle) et où tant de producteurs aimeraient que le cinéma ne soit qu'univers bisounours, couleurs bonbon, gentillesse, Les Infidèles fait un bien fou dans ce monde d'auto-censure: hyper bien vu, à la hauteur des espérances et surtout difficile à vendre. Car, oui, autant lever les ambiguïtés pour éviter les malentendus. Contrairement à ce que les premiers extraits disponibles sur tous les Facebook de France tentent de faire croire, le film ne se résume jamais à une simple succession aléatoire de gags autour de beaufs trentenaires queutards dragueurs invétérés et flambeurs kékés et tient plus d'une vraie proposition de variations multiples autour d'un thème déclinable à l'envi depuis la nuit des temps. Peu étonnant qu'il renvoie à la grande tradition des films à sketches italiens des années 60-70 inspirés de la Commedia dell'arte. Difficile de ne pas penser aux Monstres, de Dino Risi (1963), où des stars tous azimuts n'avaient pas peur de rire de choses atroces et de se fondre dans la peau de personnages «affreux, sales et méchants» avec une absence totale d'inhibition. A l'époque, il y avait suffisamment d'outrance, d'autodérision, de vulgarité, de satire et d'anarchie pour séduire une cible très large de spectateurs.

 

Les Infidèles de Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau, Alexandre Courtès

 

Aujourd'hui, Vittorio Gassman et Nino Manfredi s'appellent Jean Dujardin et Gilles Lellouche. En attendant de tourner leur Nous nous sommes tant aimés, ils se sont entourés de potes à la réalisation (Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Alexandre Courtes, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau), à l'écriture (Stéphane Joly, Philippe Cavernière, Nicolas Bedos) et à l'interprétation (Guillaume Canet, Géraldine Nakache, Alexandra Lamy, Manu Payet). La présence de tous ces noms au générique ferait saliver n'importe qui. Oui mais voilà, surprise: le ton acide s'inscrit aux antipodes du divertissement consensuel, charriant des torrents de dialogues percutants, d'un humour, d'une lucidité et d'une cruauté à toute épreuve. Les Infidèles est étranger au bon goût comme à la mesure et on l'en remercie. Chaque segment réserve de vraies surprises avec un art consommé du contrepied, d'autant que la fin évidemment irracontable justifie les moyens - Calmos, de Bertrand Blier, hante comme une ombre. Maintenant, il faut goûter les audaces selon sa sensibilité: Michel Hazanavicius joue sur l'humour du malaise comme Emmanuelle Bercot ose s'aventurer dans une approche plus cérébrale de drame conjugal, donnant à voir les cendres du couple d'Un Gars, Une Fille en pleine déconfiture affective. Les pastilles d'Alexandre Courtes assurent un lien entre les différentes parties, provoquant à chaque fois un décalage inattendu. Mais tout ça ne dit rien du plaisir infini qui y passe. Décousu, impoli, trash, mais régulièrement hilarant, Les Infidèles surprend pour de vrai. Pour le meilleur.

Romain LE VERN


Commenter cet article

  • tektronik : J'adore ce film très sexuel, chaud bouillant qui est la juste réplique de notre quotidien. Vous coyez encore au mariage, à la fidélité après ça ? moi je n'y crois pas et j'adore le film ! de belles gonzesses ! et de beaux...Non ! Pas trop (à part Dujardin peut-être.

    Le 01/03/2012 à 17h03
      Nous suivre :
      WAT

      logAudience