Sans crier gare, Lock Out, thriller d'anticipation et première réalisation du duo irlandais James Mather et Stephen St. Leger, surprend son petit monde. La simplicité de son propos combinée à une évidente humilité du projet lui donne un côté extrêmement sympathique, loin des films fonctionnant à l'esbroufe et qui se révèlent finalement creux. Certes, Lock Out n'est pas exempt de défaut ou de faiblesses (la scène d'entrée dans l'atmosphère, la poursuite à moto...) mais l'ensemble reste crédible et les scènes tournées dans cette prison en orbite sont plutôt réussies et participent à faire monter progressivement la tension.

Il y a aussi ce petit côté impertinent du personnage de Snow, incarné par l'excellent Guy Pearce, que ce soit dans sa façon d'être ou son langage, qu'on est forcé penser à un lointain cousin de John McClane. Car oui, Lock Out pourrait très bien entrer dans une nouvelle catégorie de cinéma, le film à la « Die Hard » comprenant un héros charismatique avec un côté bad guy revendiqué, beaucoup d'action et un dose nécessaire d'humour. Sur ces points, Lock Out remplit parfaitement son contrat. Néanmoins la comparaison s'arrête là et les ambitions du film de Saint & Mather n'est pas de concurrencer la saga incarnée par Bruce Willis.
Lock Out, premier film sans prétention et au budget limité, fait montre d'ingéniosité, d'inventivité et de créativité et se révèle au final globalement réussi. Une réussite dont n'est pas étranger le duo formé par Guy Pearce et Maggie Grace, l'atout charme du film mais qui surprend aussi par un côté moins belle plante qu'il n'y paraît. En résumé, un divertissement à ranger aux côtés d'une autre production Luc Besson, Taken, qui elle aussi, en son temps, avait bien étonné.
Olivier CORRIEZ