Surfant sur la vague des documenteurs et bénéficiant du buzz de Paranormal Activity (rendez-vous compte, Steven Spielberg himself était effrayé), Paranormal Activity 2 escompte bien se tailler une part du gâteau, dans un genre où les films sont relativement simples à réaliser et très vite rentables. Histoire d'amener un peu de nouveautés à la franchise, les producteurs ont décidé de remplacer Oren Peli par Tod Williams et de changer les protagonistes principaux (après tout, le mec s'était fait zigouiller). Aussi, en ajoutant des caméras supplémentaires, ils ont cru bon multiplier les points de vue, les situations étranges et donc les suggestions de peur. En vain...

Dans
Paranormal Activity 2, les bébés volent, les casseroles tombent, les portes se ferment toutes seules. Mais surtout dans
Paranormal Activity 2, on s'ennuie ferme. La faute à cette alternance jour/nuit qui supprime tout effet de surprise et à cette famille stéréotypée au possible (le mari croit en rien et flippe à l'idée de faire du spiritisme tandis que la femme est une angoissée tendance parano) pour laquelle on ne ressent strictement aucune empathie (de ce fait, on se contrefiche de leur quotidien bateau). Et quand en plus on nous dit que la maison est en proie à un démon, on se demande bien pourquoi il a oublié sa perversité en Enfer. Fort heureusement, certaines situations déclenchent une poignée de rire. On a frôlé le zéro pointé !
Maxime CLAUDEL