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Rien à déclarer


le 16 février 2010 à 15h03 , mis à jour le 16 février 2010 à 15h03.
Temps de lecture
0min

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Rien à déclarer

Note de la rédaction

Genre : 
Comédie

Nationalité : 
France

Année de production : 
2010

Sortie : 
02/02/2011

Durée : 
1h48min

Réalisateur : 
Dany Boon

Acteurs : 
Benoit Poelvoorde, Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Julie Bernard, François Damiens, Karin Viard, Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz, Laurent Gamelon, Bouli Lanners, Jérôme Commandeur

Distributeur : 
Pathé Films

1er janvier 1993 : passage à l'Europe. Deux douaniers, l'un belge, l'autre français, apprennent la disparition prochaine de leur petit poste de douane fixe situé dans la commune de Courquain France et Koorkin Belgique. Francophobe de père en fils et douanier belge trop zélé, Ruben Vandevoorde se voit contraint et forcé d'inaugurer la première brigade volante mixte franco-belge. Son partenaire français sera Mathias Ducatel, voisin de douane et ennemi de toujours, qui surprend tout le monde en acceptant de devenir le co-équipier de Vandevoorde et sillonner avec lui les routes de campagnes frontalières à bord d'une 4L d'interception des douanes internationales.

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La critique : Sympathiquement inoffensif

S'il est un long métrage français incontestablement attendu en ce début d'année 2011, c'est bien évidemment celui de Dany Boon, sobrement intitulé Rien à déclarer, trois ans après Bienvenue chez les Ch'tis et ses vingt millions d'entrées.

 

Dans son ensemble, Dany Boon surpasse (légèrement) l'écriture de son précédent. Entre farce et vaudeville, Rien à déclarer propose cette fois-ci de véritables intrigues (parfois trop), à travers lesquelles on pourra de temps à autre reconnaitre l'influence de grands maitres, tels que Gérard Oury ou Francis Veber. En effet, ici, l'auteur s'inspire d'abord de faits réels (le passage à l'Europe, puis, conséquemment, la suppression de certaines frontières, notamment entre la Belgique et la France), propulsant ensuite au cœur-même de ce décor un couple d'antagonistes particulièrement jouissif. Dans un rôle bête et méchant, en un mot « francophobe », Benoit Poelvoorde excelle littéralement, tour à tour hystérique, violent ou simplement de mauvaise foi, rappelant ainsi fortement diverses performances parmi les plus abouties du génialissime Louis de Funès, à l'image de son célèbre Victor Pivert (Les aventures de Rabbi Jacob). Irrésistiblement drôle, il apparait donc comme l'un des atouts majeurs de ce film. En opposition, Dany Boon conserve ce personnage qui lui est souvent propre, tendre voire délicat, s'additionnant ainsi merveilleusement avec son illustre et délirant comparse. Un duo que l'on retiendra... A cela s'ajoute une belle brochette de seconds couteaux, fidèles ou nouveaux venus dans la famille Boon, de François Damiens à Bruno Lochet, en passant par Karine Viard, Zinedine Soualem, Olivier Gourmet, Bouli Lanners, Guy Lecluyse, Laurent Gamelon, Jérôme Commandeur, Bruno Moynot ou bien encore Philippe Magnan, tous aussi formidables les uns que les autres.
 

 Rien à déclarer de Dany Boon

 

Néanmoins, et comme à son habitude, Dany Boon livre une œuvre bancale, avec, certes, d'admirables séquences humoristiques (blagues belges contre blagues françaises, la brigade mobile en 4L et ses poursuites, le repas de famille, l'église...), mais aussi d'autres nettement plus « faciles », à la limite de la vulgarité (« Madame Lanus » en lieu et place de « Madame Janus », des pochons de drogue cachés dans l'arrière-train d'un passeur...). Des « gags » infantiles, mainte fois revus, qui ne trouvent finalement jamais leur place face au reste. Et le décalage se révèle d'autant plus regrettable que le cinéaste insiste beaucoup trop sur de telles idées, là où un brin de poésie aurait été davantage apprécié en guise d'alternance avec le registre comique (ce qu'avait justement su réussir Gérard Oury lors de sa belle époque). On se consolera alors devant l'enchainement des situations, classiques ou innovantes, dont le rythme effréné empêche tout ennui possible.
 
En aucun cas désagréable, Rien à déclarer ne prétend pas révolutionner l'Histoire de la comédie « made in France ». C'est pourtant ce que l'on souhaitait... Au final, voilà donc un gentil divertissement, amusant et inoffensif.
 
Gilles BOTINEAU

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  • igrekkess : On rit clairement moins qu'avec les Ch'tis (toute la salle dans son ensemble), pas mal de longueurs je trouve, le personnage de Benoît va un peu trop loin à mon goût, on se marre presque plus avec le passeur de drogue, ce qui est un comble. Propos oblige, assez grossier aussi dans ses dialogues. Bref, un divertissement sympa façon Lundi soir sur la Une, mais décomplexé, pas si inoffensif que ça !

    Le 06/02/2011 à 19h02
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