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Savages


le 06 avril 2012 à 10h44 , mis à jour le 21 septembre 2012 à 17h00.
Temps de lecture
0min

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Savages

Note de la rédaction

Genre : 
Policier

Nationalité : 
Etats-Unis

Année de production : 
2012

Sortie : 
26/09/2012

Durée : 
2h10min

Réalisateur : 
Oliver Stone

Acteurs : 
Aaron Johnson, Aaron Taylor-Johnson, Taylor Kitsch, Blake Lively, Trevor Donovan, John Travolta, Emile Hirsch, Salma Hayek, Benicio Del Toro

Distributeur : 
Universal Pictures International France

Laguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et la belle O partagent tout. Ben et Chon sont à la tête d'un business florissant. Les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Même s'il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu'elle attire l'attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d'une main de fer par Elena. Face à leur proposition d'"association", Chon est partisan de résister par la force, mais Ben préfère tout abandonner. Pour les contraindre à coopérer, le cartel kidnappe O. Elena a eu raison d'utiliser les liens très forts du trio, mais elle a aussi sous-estimé leur capacité à réagir... C'est le début d'une guerre entre l'organisation du crime dont le bras armé, Lado, ne fait aucun cadeau et le trio. Qu'il s'agisse de pouvoir, d'innocence, ou de la vie de ceux qu'ils aiment, tout le monde a quelque chose à perdre.

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La critique : Une farce noire et romantico-trash.

Depuis "Alexandre", son film maudit et échec dont il ne s'est jamais remis, Oliver Stone semblait avoir mis en sourdine sa rage habituelle pour signer des œuvres plus mainstream, trouvant à chaque tentative un sujet d'envergure pour revenir en force : le portrait vaguement sarcastique de Bush Jr ("W : L'improbable président"), la catharsis à l'œil mouillé ("World Trade Center") ou même la suite d'un de ses classiques avec Shia Labeouf et Michael Douglas ("Wall Street 2 - L'argent ne dort jamais").

 

On pensait qu'Oliver Stone avait fait le deuil des paris fous, pour de bon. "Savages" vient contredire cette impression. C'est son film le plus léger depuis longtemps mais il fonctionne à double tranchant : tellement inconséquent et invraisemblable qu'il importe de ne rien prendre au sérieux, à commencer par les personnages, totalement outrés. John Travolta, dans la peau d'un ripou roublard, n'a pas été aussi bon depuis longtemps et Salma Hayek en reine du Cartel est aussi crédible que Monica Bellucci en reine du disco. Des comédiens au réalisateur, on ne sait pas ce qu'ils ont tous fumé mais on veut bien essayer la même chose.

 

La vraie drogue d'Oliver Stone, c'est la jeune Blake Lively qu'il filme avec un plaisir à peine dissimulé dans des situations extrêmes. Ça suffit presque à justifier le déplacement. Certes, la démarche n'est pas sans opportunisme et Stone cherche ouvertement à draguer ses fans des années 90 en n'évitant ni les situations surréalistes ni le mauvais goût. Mais, sans atteindre les sommets passés dans la violence barbare ("Tueurs nés" ou "U Turn"), "Savages" reste un concentré romantico-trash assez séduisant. On peut même hasarder qu'Il s'agit du meilleur film d'Oliver Stone depuis "L'enfer du dimanche".

Romain LE VERN

 

 

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