En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×

A Serious Man


le 02 septembre 2009 à 22h48 , mis à jour le 15 octobre 2009 à 00h00.
Temps de lecture
0min

Partager le film

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
A Serious Man

Note de la rédaction

Genre : 
Comédie dramatique

Nationalité : 
USA

Année de production : 
2008

Sortie : 
20/01/2010

Durée : 
1h46min

Réalisateur : 
Ethan Coen, Ethan Coen, Joel Coen, Joel Coen

Acteurs : 
Michael Stuhlbarg, Richard Kind, Fred Melamed, Sari Lennick, Aaron Wolff, Jessica Mcmanus

Distributeur : 
Studio Canal

Deux frères dont le premier (Stuhlbarg), professeur, verra sa vie tourner au cauchemar le jour où sa femme le jettera à la porte, lui, et son attardé de frère (Kind).

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

Vidéos & Bandes-annonces

  • Bande-annonce Serious Manpicto
    Vidéo en cours

    Bande-annonce Serious Man

  • Rétro 2010 Cinéma Excessif - Janvierpicto
    Vidéo en cours

    Rétro 2010 Cinéma Excessif - Janvier

La critique : L'exercice est acrobatique, mais fonctionne à double-tranchant.

En apparence, Serious Man se présente comme un double négatif de Burn after reading : une farce burlesque où les personnages sont plus importants que l'intrigue, avec des inconnus à la place des stars. En fait, s'il fallait rapprocher Serious Man d'un autre film des frères Coen, ce serait plutôt The Barber : l'homme qui n'était pas là (2001) ou Barton Fink (1991). Il suffit de voir le prologue en yiddish pour comprendre que rien ne va se dérouler comme convenu. Au bout de cinq minutes, les frères Coen racontent une autre histoire, en banlieue, dans les années 60. Celle d'un prof de physique (Michael Stuhlbarg, acteur de théâtre repéré à Broadway) qui comprend malgré lui que la logique ne régit pas le monde ni les relations humaines. Chaque rabbin qu'il rencontre est incapable d'offrir de réponses à ses angoisses (le premier assure que sa seule ligne de fuite est aussi exaltante que de regarder un parking). Comme deux sadiques, les frères Coen testent sa vertu, sa capacité à endurer les vicissitudes et chaque nouvelle positive dans son existence possède une part négative.

 


Involontairement ou non, les autres personnages connaissent les mêmes expériences métaphysiques (Dieu dans les chiffres, Bar Mitzvah sous marijuana, probabilités de l'univers) et découvrent que la religion oblige les gens à assumer des choix au lieu de les libérer. La vraie tragédie au fond, c'est que le rêve américain n'existe pas. Le rapport à la religion est plus franc voire ésotérique, sans doute parce que les frères Coen se sont inspirés de leur père pendant l'écriture. L'exercice est acrobatique mais s'il fonctionne à double-tranchant. En brassant beaucoup, il menace de s'essouffler même si les aspects techniques de l'exécution restent de haut niveau (photo, musique, son, décors). La tendance coutumière chez eux au nihilisme cache la peinture tragique d'une humanité mourante (la tristesse du frère asocial au bord d'une piscine, évoquant celui de Crumb dans le documentaire de Terry Zwigoff). A l'arrivée, il émane le même désespoir qu'à la fin de No Country for old men. L'image finale, presque mystique, annonce le chaos. Un peu comme l'éclair à la fin de Le journal d'une femme de chambre, de Luis Buñuel (1964).

                                                                                                                                                                                     

Romain LE VERN

Commenter cet article

  • jujulcactus : Des idées qui fourmillent un peu partout, le sujet se dérobe parfois mais tout se recadre assez vite et les acteurs sont bons. Avec une plastique lisse surprenante mais appréciable, on a là un film décalé, qui ne fera surement pas l'unanimité, mais qui a le mérite de proposer quelque chose de différent!

    Le 01/04/2010 à 18h24
  • vaughan : Déçu par ce film qui, selon moi, s'adresse à une certaine catégorie de personnes qui malheureusement n'ira pas voir le film, du coup les intentions sont bonnes mais vaines ! quant à moi, j'avoue que... je m'y suis fait chier... ben oui, quoi, c'est pas parce les Coen font en général de bons films qu'il faut les encenser aveuglément... ce film est chiant quoi !! :-))

    Le 23/03/2010 à 18h43
  • carolus : "Quelques lenteurs mais que du bonheur." Mon expérience:

    Le 26/02/2010 à 01h10
  • carolus : Le tout se combine... Et ce sont des valeurs, des morales des intentions qui ressortent de tout ça.. Une scène banale (désuète, inutile) de la veille est désormais indispensable. L'histoire ? La descente aux enfers d'un homme sérieux.. C'est à dire l' immersion d'un homme qui suit les préceptes du Talmud a la lettre, dans un monde ou les "joueurs d'en face" idéjouent les règles.

    Le 26/02/2010 à 01h06
  • carolus : X toujours prêt a aidé son prochain se retrouve face à l'être humain dans ce qu'il a de moins noble ..l'égoisme.. Une quête commence alors..Parler a des rabins , savoir quoi faire et comprendre pourquoi..Mais la religion n'apporte pas toute les réponses.. Au cours d'un entretien avec un rabin ou au bord d'une piscine, on comprends que tout n'est qu'une question de point de vue..

    Le 26/02/2010 à 01h05
      Nous suivre :
      WAT

        Voir et revoir En Mode Appart avec Diane Dassigny et Fabrice Abraham sur ...

      logAudience