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Tetro


le 01 septembre 2009 à 00h00 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Tetro

Note de la rédaction

Genre : 
Drame

Nationalité : 
Espagne/Italie/Argentine

Année de production : 
2009

Sortie : 
23/12/2009

Durée : 
2h02min

Réalisateur : 
Francis Ford Coppola, Francis Ford Coppola

Acteurs : 
Vincent Gallo, Maribel Verdu, Maribel Verdú, Alden Ehrenreich, Klaus Maria Brandauer, Carmen Maura, Paola Krum, Rodrigo De La Serna, Leticia Bredice, Mike Amigorena

Distributeur : 
Memento Films Distribution

Tetro racontera l'histoire d'un marin de 17 ans, Bennie (interprété par Alden Ehrenreich) qui débarque à Buenos Aires à la recherche de son frère perdu, Tetro (Vincent Gallo), un poète. Quand il le retrouve, ils se souviennent de leur passé, hanté par l'ombre d'un père autoritaire, un compositeur (Klaus Maria Brandauer).

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La critique : Cette nouvelle oeuvre parle du déterminisme social dans ce qu'il a de plus désespérant.

Francis Ford Coppola et Cannes, c'est une longue histoire d'amour. Le réalisateur a remporté sa première palme d'or en 1974 avec Conversation secrète avant de réitérer avec Apocalypse now cinq ans plus tard. Son nouveau long-métrage, Tetro, est cette fois ci présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Une façon pour la Croisette d'accueillir en son sein le cinéaste comme s'il n'avait jamais quitté les lieux et de lui réserver une place à part dans une compétition qui n'hésite jamais à faire découvrir de nouveaux talents.

 


Après avoir déçu avec L'homme sans âge, l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma se devait de renouer avec une oeuvre intense aux confins des thématiques qu'il a maintes fois abordées avec brio. Francis Ford Coppola a prouvé par le passé qu'il était le cinéaste de la famille, celui par qui les liens du sang rappellent le génie shakespearien. Il le prouve une nouvelle fois avec Tetro où les protagonistes tentent de réparer les fêlures d'un noyau familial qui a implosé. En quête de vérité, Bennie (Alden Ehrenreich dans son véritable premier rôle) fouille dans les affaires de son frère, parvenant à trouver les parchemins codés d'un poète traumatisé par un échec amoureux et l'omniscience angoissante de son paternel. Comme dans la trilogie du Parrain, cette nouvelle oeuvre parle du déterminisme social dans ce qu'il a de plus désespérant. Angelo, dit Tetro, devient un artiste de l'ombre, un illuminé instable ne pouvant s'extirper du pouvoir du père.

 

 

 

Le cinéaste libère des séquences somptueuses en noir et blanc et Tetro a le don de subjuguer dès les premières minutes. Il manque pourtant le souffle des grandes fresques comme le cinéaste nous en a offert. La faute a une distance émotionnelle de moins en moins latente malgré la performance de Maribel Verdu, transie d'amour pour un homme malade qu'elle a sauvé. Le supplice des scènes oniriques filmées en couleurs (on a vu tellement mieux chez Fellini) viendra renforcer l'impression très mitigée à la sortie du film. On y parle énormément de parricide et c'est à se demander si Sofia Coppola n'a pas définitivement repris le flambeau.

Il reste Vincent Gallo, magnétique comme toujours et rappelant vaguement un autre personnage lunaire du cinéma de papa Coppola : le Motorcycle Boy de Rusty James. On ne voudrait pas remuer le couteau dans la plaie, mais si le réalisateur a retrouvé la verve d'un jeune premier, il tarde à nous redonner les frissons antan.

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