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5 bonnes raisons d'aller voir "Django Unchained", de Quentin Tarantino

RLV photo par
le 16 janvier 2013 à 02h00
Temps de lecture
4min
Django Unchained de Quentin Tarantino

Django Unchained de Quentin Tarantino / Crédits : Sony Pictures Releasing (France)

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News Ciné-Séries La sortie événement de la semaine, c'est "Django Unchained", le nouveau long métrage de Quentin Tarantino. Pour vous donner envie d'aller le voir, voici cinq bonnes raisons de céder à la tentation...

Le titre du nouveau Quentin Tarantino, "Django Unchained", est une référence explicite au film "Django", de Sergio Corbucci (1966), dont le personnage était interprété par Franco Nero. Mais de la même façon qu'"Inglourious Basterds", hâtivement présenté comme un remake d'un vieux film de Enzo G. Castellari, "Django Unchained" ne possède pas de points communs avec "Django". Il s'agit juste d'un clin d'œil, accentué par une apparition assurée de Franco Nero. A part le titre, c'est du 100% Tarantino. D'autant que l'histoire, différente de "Django", relate le parcours d'un chasseur de prime allemand et d'un homme noir pour retrouver la femme de ce dernier retenue en esclavage par le propriétaire d'une plantation. Une manière iconoclaste de réécrire l'histoire. Le résultat, dès aujourd'hui en salles, se révèle euphorisant ; et l'on vous dit pourquoi.

 

1. POUR LE STYLE TARANTINO
Le polar pour "Reservoir Dogs", le film noir pour "Pulp Fiction", la blaxploitation pour "Jackie Brown", le kung-fu pour "Kill Bill", les films Grindhouse pour "Boulevard de la mort", le film de guerre pour "Inglourious Basterds" et désormais le western pour "Django Unchained", son nouveau long métrage, un hommage au cinéma de Sergio Leone qu'il souhaitait concrétiser depuis des années. D'ailleurs, le titre d'origine devait être "The Angel, The Bad And The Wise" en référence à "Le Bon, La Brute et Le truand". A chaque fois qu'il réalise un film, Quentin Tarantino fréquente un genre nouveau et court-circuite des conventions pour créer un style nouveau et inédit avec un art du dialogue qui n'appartient qu'à lui, une bande-son incroyable et des acteurs au sommet. C'est le cas encore une fois dans "Django Unchained". 

2. POUR LE PLAISIR DU WESTERN
"Django Unchained" rend hommage à tout un pan de cinéma, plus précisément celui de Sergio Leone ("Le bon, la brute et le truand", 1966) jusque dans les emprunts d'Ennio Morricone et de Luis Bacalov. A travers ce projet, Tarantino se cherche comme son fils spirituel, espérant suivre le même parcours de vétéran et réaliser un jour son "Il était une fois en Amérique".

3. PARCE QUE C'EST MIEUX QUE "INGLOURIOUS BASTERDS"
"Django Unchained" fonctionne surtout comme "Inglourious Basterds", le précédent long métrage de Quentin Tarantino. Alors que dans son précédent film, il filmait la France sous l'occupation nazie en mélangeant plusieurs langues (anglais, français, allemand, italien), plusieurs genres (le western spaghetti, le film de guerre, la Nouvelle vague) et plusieurs cinéphilies (Margheriti, Hawks, Lang, Hitchcock, Pabst, Clouzot), Tarantino bafoue de nouveau les repères chronologiques en utilisant le cinéma pour réécrire le passé, pour venger les persécutés et les opprimés de l'histoire. La différence, c'est que l'art de la rhétorique ne tourne pas à vide (une écriture plus rigoureuse, des dialogues brillants à double-sens et un enjeu plus clair, moins de digressions) et que l'intrigue, implacable, mène logiquement vers un climax flamboyant. L'écrin est d'époque, mais le reste, intemporel. Le décor et l'histoire tiennent respectivement du meilleur des westerns et du suspense propre au film de vengeance.

4. PARCE QU'ON NE VOIT PAS LE TEMPS PASSER
Les 2h44 de "Django Unchained" passent comme une lettre à la poste sans que l'on ait le temps de reprendre sa respiration ou même de regarder sa montre. Les détracteurs de Tarantino risquent de lui reprocher l'ambition démesurée de sa fresque. Pour autant, le résultat se révèle assez démentiel, prodigieux dans ses alchimies de sorcier (mélanger le décalé et l'effroi, traduire l'horreur par l'humour, célébrer l'amour par la mort).

5. POUR LES COMEDIENS, TOUS PARFAITS
Aucune raison donc de se priver d'un pareil plaisir, d'autant que les acteurs sont parfaits : Jamie Foxx atone, Samuel L. Jackson attentiste, Kerry Washington craquante et surtout Leonardo DiCaprio en monstre, inattendu, dans l'hystérie, pour sa première fois chez Tarantino. De la même façon que Uma Thurman n'a jamais retrouvé de grands rôles après ceux de "Pulp Fiction" et de "Kill Bill", Christoph Waltz, la découverte de "Inglourious Basterds", est vraiment mis en valeur chez Tarantino (phrasé faux-derche adéquat, regard malicieux de canaille, temps d'avance sur les autres).

"Django Unchained" sort le 16 janvier 2013 au cinéma. 

Commenter cet article

  • ludovicjourdain : Un trés grand FILM, Tarentino quoi !!!!!

    Le 17/01/2013 à 09h12
  • : Excellent! une bouffee d'air frais, pas d'effets speciaux, une bonne histoire ,de vrais acteurs, de l'humour. Du bonheur all the way.........

    Le 16/01/2013 à 10h40
  • ellamo : J ai vu le Film et c est du grand voir du tres grand tarantino. Rarement vu des performances d acteur dans un seul film

    Le 16/01/2013 à 02h55
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