Arnold Schwarzenegger a eu du flair en choisissant le réalisateur Kim Jee-Woon pour faire son grand come-back.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, ce cinéaste coréen est un virtuose qui prend plaisir à revisiter des genres (fantastique, comédie noire, polar) à chaque nouveau long métrage.
Dans "Le bon, la brute et le cinglé", il s'attaquait au western postmoderne en reproduisant ce qu'il aimait le plus chez les autres (Sergio Leone comme référence matricielle) et en se référant avec ostentation à des standards européens ou américains ayant nourri sa cinéphilie - d'ailleurs, beaucoup de puristes lui sont tombés dessus en lui reprochant de frimer comme Quentin Tarantino.
Dans son avant-dernier film "J'ai rencontré le diable", où un agent secret traquait le tueur ayant assassiné sa petite amie, Kim Jee-Woon signait un thriller opératique, nihiliste et extrême, brûlant comme l'enfer, à ne pas mettre devant tous les yeux, qui appartenait à ces joyaux impurs, composés d'une main de maître, proches de la transfiguration morbide. Dans son genre, très fort.
Arnold Schwarzenegger en pleine forme
Avec "The Last Stand", Kim Jee-Woon signe son premier long métrage aux Etats-Unis et dirige l'ex-Gouvernator qui n'avait joué les héros de cinéma depuis "Terminator 3" en 2003. De retour au cinéma, cumulant les projets avec fougue, il incarne ici le shérif américain d'une petite bourgade située près de la frontière mexicaine. Seul, il va tenter d'arrêter le chef d'un cartel de drogue avant que celui-ci ne s'échappe à Mexico.
On compte également au casting Forest Whitaker, Eduardo Noriega, Rodrigo Santoro, Johnny Knoxville, Jaimie Alexander, Peter Stormare, Zach Gilford et Genesis Rodriguez. Connaissant l'appétence et la virtuosité du réalisateur, il est fort probable que le résultat soit mémorable, prévu pour janvier 2013 sur les écrans américains.








