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Ave César : George Clooney dans une ode au vieil Hollywood

RLV photo par
le 16 février 2016 à 14h00
Temps de lecture
3min
Ave, Cesar ! de Joel et Ethan Coen
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News Ciné-Séries George Clooney renoue avec les frères Coen, dont il est l'un des comédiens fétiches, pour "Ave César", comédie assez euphorisante mais mineure de la part des réalisateurs de "No Country For Old Men", en forme de déclaration d'amour au vieil Hollywood. Avec, aussi, Channing Tatum qui danse et Scarlett Johansson en sirène.
Dans Ave Cesar, présenté en ouverture à la Berlinale, George Clooney joue une vedette des années 1950, aussi décérébrée et mégalomaniaque dans la vie qu'elle est charismatique à l'écran. Lorsqu'il disparaît en plein tournage d'un couteux péplum, Eddie Manix (Josh Brolin), l'homme des situations difficiles du studio Capitole, est chargé de le retrouver.

Ailleurs, au casting de ce 17e opus des frères Coen, on aperçoit Scarlett Johansson en vedette de ballets nautiques inspirée d'Esther Williams, Channing Tatum en virtuose des claquettes façon Fred Astaire, Tilda Swinton, Ralph Fiennes en réalisateur lettré au bord de la crise de nerfs et Christophe Lambert en cameo surprise.

A travers la parodie des studios des années 50, c'est aussi une satire contemporaine d'Hollywood que les prolifiques Ethan et Joel Coen ont mise en scène: susceptibilités de metteurs en scène et de comédiens, intrigues politiques, polémiques d'activistes, difficultés économiques suscitées par l'arrivée de nouveaux médias, etc.

Ambitieux mais décevant

Ave César rend hommage à de nombreux genres phares de l'âge d'or hollywoodien: film noir, comédie musicale, péplum, western... "Pourquoi aller voir ce film ? Principalement pour voir Channing Tatum danser en costume de marin. C'est déjà amplement suffisant", a plaisanté George Clooney, le temps d'une conférence de presse, lui qui peut se targuer d'une longue collaboration avec les frères Coen: Burn After Reading (2008), Intolérable Cruauté (2003), O Brother (2000). "Et puis parfois vous verrez aussi Scarlett Johansson plonger dans une piscine, ce qui vaut toujours la peine".

Il est vrai que le programme, sur le papier, est assez séduisant. Mais, à l'arrivée, Ave Cesar est un tout petit Coen qui, par sa nostalgie d'un âge d'or Hollywoodien, aimerait s'inscrire dans la veine de leur immense A serious Man et qui au final lorgne vers une superficialité un peu molle à la Burn After Reading. A la lisière du pastiche mais sans vision ou point de vue (la séquence musicale avec Channing Tatum, interminable), l'ensemble manque d'unité (trop proche du film-à-sketches). Et soutient que l'on a connu les Coen plus incisifs (Barton Fink), plus inspirés.

Ave Cesar, en salles mercredi 17 janvier

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