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"Bel Ami" : Robert Pattinson, la star de "Twilight" dans tous ses états

RLV photo par
le 26 juin 2012 à 06h00 , mis à jour le 26 juin 2012 à 11h17.
Temps de lecture
4min
Bel Ami de Declan Donnelly et Nick Ormerod

Bel Ami de Declan Donnelly et Nick Ormerod / Crédits : StudioCanal

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DossiersDepuis "Cosmopolis", Robert Pattinson écorne l'image de Edward Cullen, son personnage de vampire ténébreux dans "Twilight" et tente de prouver qu'il vaut mieux qu'un simple fantasme pour midinettes. La révolution en marche.

Il ne passe pas un mois sans que Robert Pattinson ne fasse l'actualité. On le retrouve cette semaine en Georges Duroy dans "Bel Ami", énième adaptation du roman de Guy de Maupassant qui n'est hélas pas à la hauteur de ses ambitions, mais qui laisse néanmoins percevoir la nécessité de Robert Pattinson de fréquenter un cinéma d'auteur, là où tant d'autres auraient choisi la voie plus facile du blockbuster et des grosses productions, et de s'affranchir de l'image de "Twilight".

Un rôle qu'il assume totalement, d'autant qu'il lui a permis de devenir une star, mais sur lequel il n'est pas dupe : il est nécessaire de rebondir. Peur de finir catalogué dans un registre, peur du temps qui passe, peur de la redondance... En bref, peur de finir dans un cimetière d'étoiles mortes.

Son statut rappelle un peu celui de Léonardo DiCaprio qui, au gré de nombreuses prises de risque et grâce à des cinéastes chevronnés, en particulier Martin Scorsese dans "Gangs of New York", "The Aviator" ou encore "Shutter Island", a réussi à gommer l'image tenace et injustement moquée de "Titanic", en gros celle d'un épiphénomène superficiel.


La révélation David Cronenberg
Robert Pattinson
a tenté à plusieurs reprises de tordre gentiment cette image, notamment dans "Remember Me", où il se prenait pour James Dean, ou encore dans "De l'eau pour les éléphants". Mais c'est avec David Cronenberg qu'aura lieu le déclic. Ça donne "Cosmopolis", sorti au cinéma le mois dernier et présenté en compétition au dernier Festival de Cannes.

Rob y incarne Eric Packer, un trader paranoïaque dans un univers déliquescent qui est le produit de son environnement capitaliste : cloitré dans une limousine, totalement imperméable au monde extérieur, ravagé par le cynisme et des angoisses souterraines. Jouissant d'un confort matériel hallucinant, ce personnage n'est même pas trentenaire qu'il a tout en sa possession.

Le roman de Don DeDillo dont le film est tiré, écrit il y a presque dix ans maintenant, préfigurait un futur inquiétant avec un art de la prolepse et considérait la relative tranquillité du mode de vie occidental comme un luxe reposant sur un équilibre précaire. David Cronenberg l'a adapté très fidèlement.
A l'origine, il avait pensé à Colin Farrell mais le cinéaste, que l'on sait à la fois théorique et intuitif, ne s'est pas trompé en songeant à Pattinson. Tout simplement parce que "Cosmopolis" parle de la génération "Twilight", de ceux qui parcourent Twitter et Facebook avec ennui, de ceux qui connaissent la gloire aussi rapidement qu'ils la perdent. Le film était parcouru par la pulsion de mort où, comme dans "Crash", un autre long métrage de David Cronenberg, le personnage cherche volontairement à se faire du mal pour ressentir une émotion et bouleverser son environnement à la fois luxueux et putride. 

Pattinson ressemble à un vampire impavide (ce n'est pas un hasard donc) et ceux qu'il croise ne sont que des fantômes qu'il n'écoute pas et pour lesquels il ne ressent plus rien. Il y avait la nécessité de franchir une étape (que peut-on espérer lorsqu'on a déjà tout ?) et on pouvait y voir une dialectique entre réel et virtuel, comme dans "EXistenZ".


"Cosmopolis", massivement rejeté par ses fans
Forcément, "Cosmopolis" a dérouté les fans de "Twilight" (euphémisme), sans doute floués par une bande-annonce qui donnait l'illusion de voir un trip hallucinogène façon Gaspar Noé ("Enter the Void"). Mais la collaboration entre Cronenberg et Pattinson fut tellement enrichissante qu'ils se retrouveront une seconde fois dans un projet commun : "Maps to the Stars", dans lequel Rob devrait retrouver un autre playboy "révélé" par Cronenberg : Viggo Mortensen, déjà dans "A History of Violence", "Les promesses de l'ombre" et "A Dangerous Method".

Dans les faits, il s'agit d'une comédie noire sur laquelle Cronenberg planchait depuis cinq ans, qui devrait être aux antipodes de "Cosmopolis" et qui, grâce à la star, pourrait bien se monter plus vite que prévu. L'histoire raconte les parcours de deux jeunes comédiens détruits par le système Hollywoodien. L'acteur britannique et le cinéaste canadien tournent aux Etats-Unis dans le but de faire dans le brûlot, sans doute à la manière de Paul Verhoeven ("Starship Troopers"). C'est tout le mal qu'on leur souhaite.
Autrement, Pattinson a d'autres projets : "Mission : Blacklist", de Jean-Stéphane Sauvaire, le réalisateur du remarqué "Johnny Mad Dog", sur la traque et la capture de Saddam Hussein, "Rover", de David Michôd ("Animal Kingdom") ou encore "The Band", qu'il vient de finir, sur le groupe de rock mythique des années 60-70 ayant joué avec Bob Dylan. La suite de sa carrière promet d'être passionnante.

 

Cosmopolis de David Cronenberg
 
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