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Bilan du mois d'octobre 2010 au cinéma

Edité par
le 01 décembre 2010 à 00h10
Temps de lecture
5min
The Social Network de David Fincher

The Social Network de David Fincher / Crédits : Sony Pictures Releasing France

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DossiersEn octobre, on aime ou pas The Social Network, Kaboom, Les Petits Mouchoirs, Paranormal Activity 2...

UN FILM SOCIAL NETWORK

 

The Social Network de David Fincher

 

Forcément nous ne sommes pas sur une planète prison traqués par des aliens, ni dans une maison dotée d'une « panic room » où se réfugier en cas de menace, pas plus que dans un Fight Club à se bastonner rien que pour le plaisir... Non, nous sommes dans le décryptage de l'ascension inexorable d'un nerd qui a eu la bonne idée, ou plutôt a su écouter autour de lui pour donner naissance au phénomène que l'on connaît et dont on prend part. The Social Network, un sommet de l'année par David Fincher.

 

EMISSION TOP / FLOP 

 

 

UNE ACTRICE ROXANE MESQUIDA

 

Kaboom de Gregg Araki

 

Deux petits films singuliers ont crée l'événement lors du dernier festival de Cannes : Kaboom, de Gregg Araki (6 octobre 2010) et Rubber, de Quentin Dupieux (10 novembre 2010). Le hasard veut qu'ils sortent quasi-simultanément dans les salles françaises et qu'ils comptent dans leur casting Roxane Mesquida, naguère fleur sauvage chez Catherine Breillat, aujourd'hui néo-icône pop.

 

UN ACTEUR THOMAS DEKKER

 

Kaboom de Gregg Araki

 

Même si c'est du 100% Araki, Kaboom, amalgame de sexe et d'horreur psychologique, qui paraît simple parce qu'il est raconté vite et bien, évoque également un croisement entre David Lynch (Twin Peaks), Richard Kelly (Southland Tales) et Frank Hennenlotter (Elmer, le remue-méninge). Icône de ses précédents films, James Duval incarne un gourou qui prédit la fin du monde. Il ne lui manque plus que le costume du lapin et c'est le même personnage qu'il jouait dans Donnie Darko. A l'approche de la quarantaine, l'acteur - revu entre temps chez Lucky McKee - ne pouvait pas incarner l'ado stone pour l'éternité. La relève est aujourd'hui assurée par Joseph Gordon Levitt, révélé dans Mysterious Skin, et Thomas Dekker, ici, beau-gosse dégingandé fané avant même d'avoir vécu.

 

UN PLAISIR DE FILLES LES PETITS MOUCHOIRS

 

Les petits mouchoirs de Guillaume Canet

 

Les amis ! Vaste sujet ô combien traité au cinéma. Pour son troisième long métrage, Guillaume Canet a choisi de nous raconter l'histoire d'une bande de copains, qui malgré un événement tragique, décide de maintenir ses vacances du côté du Cap Ferret. A 35 ans, le « jeune » réalisateur nous livre avec Les Petits Mouchoirs, un film qu'il avoue être très personnel dans lequel il a distillé dans chacun des personnages un peu de lui. Chaque spectateur pourra se reconnaître dans sa manière d'aborder l'amitié qui est parfois source de secrets, de mensonges, de non-dits. Que ne ferait-on pas pour conserver une amitié ? Et quand celle-ci est multipliée par cinq, six ou plus, il arrive un moment où, forcément, ça explose. Guillaume Canet parvient également à semer le trouble parmi les spectateurs. Lors de certaines scènes, il est intéressant de noter qu'une partie du public réagit différemment de l'autre. Notamment quand François Cluzet pète un câble lors d'un dîner, certains choisiront le rire, alors qu'on est très loin de la comédie, d'autres la stupeur... En tant que spectateur, nous sommes souvent confrontés avec Les Petits Mouchoirs à cette dualité, choisir entre le rire et les larmes...

 

UN PLAISIR DE MECS VERY BAD COPS

 

Very Bad Cops de Adam McKay, Mark Wahlberg et Will Ferrell

 

Dès la scène d'introduction avec un New-York mis à feu et à sang, Adam McKay impose un style bande dessinée qui fait rire par l'énormité des situations et la décontraction alarmante de Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson. Les deux acteurs, en roue libre et quatre roues, démolissent, ratissent et ne ménagent pas leurs efforts pour attraper les méchants qui s'enfuient. Ils ont les gros bras, les gros flingues, les filles à grosses capacités pulmonaires et les récompenses de la Grosse Pomme. Ils ne laissent rien aux autres gars, c'est à dire Will Ferrell et Mark Wahlberg dont l'alchimie fait fonctionner le reste dès leur première scène. Le premier n'est jamais sorti de son bureau et préfère les fraudes fiscales aux poursuites dans la rue. L'autre est un baroudeur frustré qui se retrouve à s'occuper de la paperasse après une bourde monumentale impliquant une star du base-ball. Après une demi-heure, on aura eu droit aux morts les plus débiles du cinéma, à une panoplie de situations improbables, des effets spéciaux numériques mal assurés et un festival de blagues potaches. Une entrée en matière décapante domptée par un casting qui n'hésite devant rien, visiblement dopé par des lignes de texte irrésistibles.

 

UNE DECOUVERTE KABOOM

 

Kaboom de Gregg Araki

 

Après Mysterious Skin (2005) et Smiley Face (2008), qui reflétaient deux aspects de la sensibilité de Gregg Araki (la mélancolie maladive pour l'un; la blague potache pour l'autre), Kaboom marque un retour hypersexué à sa teen trilogy (Totally f***ed up, Doom Generation et Nowhere) avec tous les germes qui la composent : la peur de mourir avant 20 ans, le complot paranoïaque, la présence d'extra-terrestres, la confusion des genres... Passé une introduction onirique, renvoyant à celle de Nowhere, Kaboom intrigue d'emblée par son atmosphère bizarre de science-fiction ado avec son campus désert, ses fêtes indolentes, ses poupées déconnectées, ses sites Internet louches et sa solitude en bandoulière. Comme dans Doom Generation, le sexe sous toutes ses formes (onanisme, bisexualité, triolisme) compense n'importe quel spleen existentiel. Comme dans Mysterious Skin, l'intrigue ressemble à une quête identitaire où le personnage principal part à la recherche de son passé. Comme dans Nowhere, il y a des apparitions de démons (ici, des hommes avec des masques d'animaux). Comme dans Smiley Face, les space cake provoquent des visions déformées. Comme toujours, il y a une figure de pureté bandante perdue dans un monde ordurier et absurde à la Lewis Caroll, pourchassée par les fantômes de l'intégrisme.

 

CARTON ROUGE PARANORMAL ACTIVITY 2

 

 

Surfant sur la vague des documenteurs et bénéficiant du buzz de Paranormal Activity (rendez-vous compte, Steven Spielberg himself était effrayé), Paranormal Activity 2 escompte bien se tailler une part du gâteau, dans un genre où les films sont relativement simples à réaliser et très vite rentables. Histoire d'amener un peu de nouveautés à la franchise, les producteurs ont décidé de remplacer Oren Peli par Tod Williams et de changer les protagonistes principaux (après tout, le mec s'était fait zigouiller). Aussi, en ajoutant des caméras supplémentaires, ils ont cru bon multiplier les points de vue, les situations étranges et donc les suggestions de peur. En vain...

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