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"Django Unchained" : le pari fou de Quentin Tarantino

RLV photo par
le 28 septembre 2012 à 05h45 , mis à jour le 28 septembre 2012 à 11h03.
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4min
Django Unchained de Quentin Tarantino

Django Unchained de Quentin Tarantino / Crédits : The Weinstein Company/Sony Pictures

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News Ciné-Séries Avec "Django Unchained", présenté comme un western spaghetti, Quentin Tarantino promet une nouvelle fois d'utiliser les codes usuels d'un genre pour prendre au dépourvu. Enquête.

Le polar pour "Reservoir Dogs", le film noir pour "Pulp Fiction", la blaxploitation pour "Jackie Brown", le kung-fu pour "Kill Bill", les films Grindhouse pour "Boulevard de la mort", le film de guerre pour "Inglourious Basterds" et désormais le western pour "Django Unchained", son nouveau long métrage, un hommage au cinéma de Sergio Leone qu'il souhaitait concrétiser depuis des années. D'ailleurs, le titre d'origine devait être "The Angel, The Bad And The Wise" en référence à "Le Bon, La Brute et Le truand".

A chaque fois qu'il réalise un film, Quentin Tarantino fréquente un genre nouveau et court-circuite des conventions pour créer un style nouveau et inédit avec un art du dialogue qui n'appartient qu'à lui, une bande-son incroyable et des acteurs généralement au sommet. Regardez Uma Thurman :  elle n'a jamais retrouvé au cinéma des rôles aussi puissants que ceux, iconiques, dans "Pulp Fiction" et "Kill Bill".

Inglourious Basterds, son chef-d'oeuvre

Si les films de Tarantino possèdent tous la même patte, la même alchimie (image, son, mouvement) reconnaissable en cinq secondes, il y a manifestement eu un avant et un après "Inglourious Basterds". D'ailleurs, la dernière réplique ("c'est mon chef-d'œuvre", prononcé par Brad Pitt) n'est pas anodine.

"Inglourious Basterds" reste peut-être le film le plus risqué de Tarantino à ce jour. En montrant la France sous l'occupation nazie avec des résistants juifs et des cinéphiles vindicatifs, en mélangeant plusieurs langues (anglais, français, allemand, italien), le maître officiel de la pop culture proposait une jonction audacieuse entre le western spaghetti, le film de guerre et la Nouvelle vague, basée sur un paradoxe temporel : modifier le passé revient à changer le présent.

Et les influences tenaient autant de la contre-culture, du cinéma allemand des années 30 que de films plus classiques, sans faire de distinction entre les cinémas de Margheriti, Hawks, Lang, Hitchcock, Pabst et Clouzot. "Django Unchained", le nouveau Tarantino, devrait affirmer encore plus cette prédilection pour les mélanges de sorciers.

Quoi de neuf ?

Le titre, "Django Unchained", est une référence explicite au film "Django", de Sergio Corbucci (1966), dont le personnage était interprété par Franco Nero. Mais de la même façon qu'"Inglourious Basterds", hâtivement présenté comme un remake d'un vieux film de Enzo G. Castellari, "Django Unchained" ne devrait pas avoir de points communs avec "Django". Il s'agit juste d'un clin d'œil, accentué par une apparition assurée de Franco Nero. A part le titre, ce ne sera que du Tarantino.

D'autant que l'histoire, différente de "Django", est pleine de promesses, relatant le parcours d'un chasseur de prime allemand et d'un homme noir pour retrouver la femme de ce dernier retenue en esclavage par le propriétaire d'une plantation...

Contrairement aux séries B transalpines fauchées de l'époque et en dépit de quelques heurts de casting (Anthony LaPaglia, Joseph Gordon-Levitt, Sacha Baron Cohen, Kurt Russell, Kevin Costner ont tous été retirés du projet au dernier moment), le casting n'en demeure pas moins très prestigieux. Si l'on excepte les seconds rôles, les têtes d'affiche ont quand même fière allure : Jamie Foxx ("Miami Vice"), Christoph Waltz ("Inglourious Basterds"), Samuel L. Jackson et surtout Leonardo DiCaprio, pour la première fois chez Tarantino.

La date de sortie de "Django Unchained" est toujours prévue pour Noël 2012 aux USA et pour le 16 janvier 2013 en France.

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