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Dossier : Histoire(s) Du Festival De Cannes [page 1]

Edité par
le 23 mai 2006 à 10h05
Temps de lecture
4min
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A mi-chemin de cette 59e édition du festival de Cannes, revenons sur l’histoire du plus prestigieux festival de cinéma du monde. De ses débuts erratiques à l’essor progressif de son autonomie et de sa puissance, voyons comment le Festival International du film de Cannes et l’ensemble de ses manifestations attenantes se sont imposés comme le lieu où le pouls du cinéma se prend et où son présent ainsi que son futur se conjuguent.

"Le Festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue."
Jean Cocteau

1938-1951 D’une naissance avortée à des débuts difficiles



1938, une idée politique
Nous sommes sur la scène politique internationale en pleine période de montée des tensions et des menaces fascistes et totalitaires sur l’Europe. A cette époque et depuis que la Biennale d’Art de Venise a ajouté en 1932 le cinéma à la manifestation, le festival de Venise est (devenu) le plus grand festival du monde. En cette période trouble, la Mostra se préoccupe d’ailleurs davantage de politique que de cinéma sous la coupe Mussolinienne, ainsi en cette année 1938 alors que les Sudètes sont annexées par Hitler sans que l’on réagisse, ses récompenses vont à deux films plus que polémiques : le premier alors que sa nature documentaire l’empêche normalement d’y prétendre est le film glorifiant l’Allemagne nazie et les Jeux Olympiques de 1936, réalisation de Leni Riefenstahl, quant à l’autre il est supervisé par le fils du Duce… L’occasion politique de s’opposer à l’Italie et l’Allemagne par le cinéma devenu enjeu politique et diplomatique est alors à saisir. La France semble la mieux placée en tant que démocratie et patrie du cinéma. C’est dans cette optique à la suite du tollé vénitien que Philippe Erlanger, le directeur de l’Association française des Activités Artistiques va lancer l’initiative en contactant Jean Zay son ministre de tutelle, Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts. Son soutien acquis via celui de George Huisman, directeur des Beaux Arts, un festival allait pouvoir naître, aidé grandement par l’industrie touristique locale soucieuse de récupérer la clientèle drainée par cette manifestation de prestige, dans le contexte avivé de la crise économique des années 1930 en Europe. Plusieurs villes bataillent alors (Monaco, Nice, Biarritz et même Vichy) pour l’obtenir mais l’idée du festival allait voir le Ministère des Affaires Etrangères opposer l’intérêt supérieur de l’Etat à sa naissance, par souci de préserver l’Italie dans le cadre d’une neutralité hypothétique.

La guerre et le Festival en projet
Mais en ce début d’année 1939, l’Italie a définitivement choisi son camps, les tutelles s’accordent et la concurrence frontale décidée. Cannes est choisie pour "son ensoleillement et son cadre enchanteur" pour recevoir du 1er au 20 septembre 1939 le premier Festival International du Film. Cependant tout reste à faire (financements, lieux, sélections à composer…) et la guerre approche, et de décalage en décalage, éclate, repoussant sine die la manifestation cannoise.



La naissance et l’après
Après deux tentatives infructueuses en 1942 et 1945, elle va finalement advenir : du 20 septembre au 5 octobre 1946 s’ouvre le premier Festival International du film de Cannes. 21 pays présents, 11 récompenses pour de grands films comme Rome, ville ouverte de Rossellini, La symphonie pastorale de Jean Delannoy, La Belle et la bête de Jean Cocteau ou la Bataille du rail de René Clément qui obtient le Prix du jury international. La première est donc une réussite en dépit d’inévitables incidents. Malgré cela beaucoup reste à faire : moyens, locaux (le Palais des Festivals en 1947 est toujours en chantier).Et surtout Venise est redevenu un concurrent à respecter d’où de longues discussions sur l’établissement de leurs calendriers respectifs et tout cela aboutit finalement à faire annuler les festivals de 1948 à 1950. Vivement 1951… !

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