Nombreux sont ceux qui louent le talent de Gore Vidal à l'annonce de son décès, plaçant l'auteur de "Lincoln" et "Myra Breckenridge" sur le même plan que ses légendaires confrères, Truman Capote, Norman Mailer ou Tennessee Williams. S'il a écrit 25 romans, l'écrivain misanthrope connu pour sa vie sociale bien remplie fut également un scénariste de renom.
C'est au milieu des années 50 que Gore Vidal débute sa carrière dans l'audiovisuel avec plusieurs scripts écrits pour la télévision (Omnibus, Studio One, Climax!) mais c'est le cinéma qui fait briller son étoile à Hollywood. En 1959, il adapte Soudain, l'été dernier pour le septième art qui lui tend enfin les bras. L'auteur réussit à rendre la richesse de la pièce de Tennessee Williams et le film de Joseph L. Mankiewicz rencontre un franc succès critique. Oublié au générique de Ben-Hur, il co-signe pourtant le long-métrage de William Wyler avec Charlton Heston la même année. Sans pour autant lâcher le monde du petit écran, il signe le scénario de Paris brûle-t-il ? en compagnie de Francis Ford Coppola. Il faut attendre 1979 pour voir Gore Vidal reprendre le chemin du cinéma grâce à Caligula puis Oublier Palerme en 1990 pour le cinéaste italien Francesco Rosi.
Le romancier fait également quelques tours devant la caméra. Non crédité dans Soudain l'été, dernier, Que le meilleur l'emporte et Billy the Kid, on le retrouve dans le rôle du sénateur Brickley Paiste dans Bob Roberts de Tim Robbins et dans celui du professeur Pitkannan dans Avec les félicitations du jury en 1994. Il rejoint la cour des hommes politique de Haute trahison trois ans plus tard avant d'être présent au casting de Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol. Sa dernière apparition date de 2009 : il donne la réplique à Kevin Spacey dans Le Psy d'Hollywood.








