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3 Emmy Awards pour Homeland : pourquoi la série est incontournable

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le 24 septembre 2012 à 12h00 , mis à jour le 24 septembre 2012 à 12h44.
Temps de lecture
4min
Homeland - Saison 1. Série américaine créée par Alex Gansa, Gideon Raff en 2011. Avec : Damian Lewis, Claire Danes, David Harewood et Mandy Patinkin

Homeland - Saison 1. Série américaine créée par Alex Gansa, Gideon Raff en 2011. Avec : Damian Lewis, Claire Danes, David Harewood et Mandy Patinkin / Crédits : Showtime Networks Inc.

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News Ciné-Séries Récompensée par trois Emmy Awards, la série "Homeland" a déjoué de nombreux pronostics et sort grand vainqueur de la cérémonie. Retour avec le créateur Gideon Raff sur une fiction à ne pas manquer.

Meilleure série dramatique. Meilleure actrice pour Claire Danes. Meilleur acteur pour Damian Lewis. "Homeland" et ses deux acteurs principaux étaient sous les feux des projecteurs dimanche soir à l'occasion de la 64ème cérémonie des Emmy Awards. En glanant les trois prix principaux de l'évènement, la série américaine diffusée sur Showtime a battu des rivaux tels que "Mad Men", "Breaking Bad", "Boardwalk Empire" ou encore "Game of Thrones", s'imposant comme le meilleur programme parmi la crème du petit écran. De sa genèse à sa consécration, retour sur une série multi-récompensée, en compagnie de son créateur Gideon Raff.

 

A l'origine, il y a la série "Hatufim", un immense succès d'audiences en Israël qui crée autant de controverse que d'admiration. Elle raconte le retour au pays de deux soldats israéliens prisonniers pendant sept ans au Liban et finalement libérés après de longues négociations. Les deux hommes doivent réapprendre à vivre après des années de captivité et de mauvais traitements. "Le défi était de prendre un show qui fonctionnait très bien en Israël et voir ce qui marcherait aux Etats-Unis. Pour cette adaptation, nous avons gardé le thème universel - le retour d'un homme dans son foyer - puis nous avons ajouté de la paranoïa pour la version américaine qui est plus un thriller" affirme Gideon Raff.

Une série post-Oussama Ben Laden 

En matière de psychose, d'action et de terrorisme, "Homeland" peut faire confiance à trois de ses producteurs délégués : Howard Gordon, Alex Gansa et Chip Johannessen . Le trio a travaillé sur "24 heures chrono" et cette expérience profite aujourd'hui au show. "Je les ai rencontrés après avoir finalisé la version anglaise de mon scénario. Ils étaient à la recherche d'un nouveau projet et leur agent leur a parlé de mon script. Ils ont voulu que je sois aussi impliqué que possible dans le processus créatif" explique l'initiateur de la série. Si Jack Bauer (Kiefer Sutherland) était le héros américain post-11 septembre par excellence, ceux de "Homeland" font résonner le son d'une autre époque : celle de l'après Oussama Ben Laden. "Avant les attentats du 11 septembre, l'ennemi était clairement identifiable. Aujourd'hui, il semble que cela ait changé et vous n'avez plus de certitudes. Les amis d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui et inversement" précise Gideon Raff.

Voilà à quoi tient la réussite de "Homeland" : le public suit un personnage principal, héros de guerre et père de famille aimant, dont il ne connaît pas les réelles motivations. A-t-il subi un lavage de cerveau comme le pense l'héroïne et agent de la CIA Carrie Mathison (Claire Danes) ? Est-il un danger potentiel pour son pays ? Selon le producteur, le soldat Nicholas Brody symbolise la peur actuelle des Etats-Unis et l'obsession du gouvernement américain à mettre la main sur un ennemi à plusieurs visages. Tous les deux parfaits dans leurs rôles respectifs, Claire Danes et Damian Lewis jouent sans cesse un numéro d'équilibriste. Elle, en tant qu'électron insaisissable et bi-polaire toujours au bord de la crise. Lui, en héros national qui perd à nouveau ses répères et passe d'un sourire carnassier à des larmes d'enfant traumatisé.

Tout au long de sa première saison, la série distille faux indices et vraie pistes en n'omettant jamais de rester au plus près des blessures psychologiques des protagonistes. Autour de l'ancien prisonnier gravite aussi une démarche d'auteur courageuse : montrer l'Islam sous un nouveau jour et redéfinir les frontières du Bien et du Mal dans un programme palpitant. Une volonté qui se poursuit dès le 30 septembre, aux Etats-Unis avec la diffusion de la deuxième saison.

Propos recueillis par Nicolas Schiavi au Festival Séries Mania 2012.

 

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  • inthegame : Superbe série, je me suis fait aboner a canal + juste pr cette serier!

    Le 24/09/2012 à 18h26
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