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Ken Loach inaugure la compétition


le 17 mai 2006 à 14h21
Temps de lecture
3min
THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE)
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News Ciné-Séries Place aux choses sérieuses en cette deuxième journée cannoise mais première journée de compétition. Le fidèle Ken Loach est en compétition avec "Le Vent se lève", un nouveau film engagé. Egalement en compétition le Chinois Lou Ye avec "Palais d'été".

Ken Loach fait partie des réalisateurs fidèles au Festival de Cannes. A bientôt 70 ans, il inaugure cette année sa huitième participation à la compétition en présentant Le vent se lève avec Cillian Murphy et Liam Cunningham. Deux frères, Damien et Teddy, s'engagent en 1920 dans le combat que mènent des paysans irlandais contre les "Black-and-Tan", troupes anglaises envoyées mater les aspirations d'indépendance du peuple irlandais. Les combats se concluent par un traité, diversement apprécié au sein de la communauté irlandaise. Des familles se déchirent, des frères deviennent ennemis.
Le réalisateur britannique n'a jamais eu la Palme d'or mais y a déjà reçu quelques prix : en 1988, Peter Mullan recevait le prix d'interprétation masculine avec My Name Is Joe, et Loach a obtenu deux fois le Prix du jury pour Hidden Agenda (90) et Raining Stones (93).

Deuxième film à briguer la Palme, Palais d'été du Chinois Lou Ye (Chine-2h20). En 1989, une jeune fille quitte son village pour Pékin, où elle découvre de nouvelles expériences sexuelles. Elle tombe amoureuse d'un autre étudiant, avec qui elle noue une relation compliquée, tandis que leurs camarades commencent à manifester pour la démocratie et la liberté. Le cinéaste (Week end lover, Suzhou river et Purple butterfly, en compétition en 2003) a la lourde tache de porter les espoirs de tout un continent, puisqu'il est le seul réalisateur asiatique en compétition officielle parmi les 20 en lice.

Signalons également l'ouverture des autres sections : Un Certain Regard, La Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine internationale de la Critique.

(Photo : Cilliam Murphy dans "Le Vent se lève" - DR)

Commenter cet article

  • Thom : Reactions face aux critiques précédentes : les vieux de 70 ans que sont Sofia Coppola ou encore Alejandro Inarritu apprécieront, l'intérêt de Cannes est de mettre en avant justement aussi un cinéma différent que le grand public parfois ignore. Il ne faut cependant pas juger trop vite le gout de ce "grand public" qui peut faire la part des choses et qui reste doté d'un sens critique. Ken Loach a des idées de gauche qui endorment...bien sur. A force de lire de telles fadaises, on se demande les attentes des gens face à ce genre de manifestation : hier critique sur la présence du Da Vinci Code, aujourd'hui sur celle du Loach et je ne parle pas d'une critique des oeuvres en question. Le festival de Cannes est une fête où tous les cinémas sont representés et c'est sans doute ce qui fait encore sa force et sa singularité.

    Le 18/05/2006 à 16h25
  • Albert : Fort heureusement, la qualité d'un film ne se mesure pas au nombre d'entrées. Ken Loach est un grand cinéaste, un des rares à parler (avec talent) de la vie des petites gens (une famille de la classe ouvrière avec Raining Stones, les femmes qui élèvent seules leurs enfants avec Ladybird, les employés des chemins de fer avec The Navigators). Mais ça, mes petits Ken le survivant et Nicolas, vos petits cerveaux lobotomisés par la pensée ultralibérale ne peuvent le comprendre. Vous, ce qu'il vous faut, c'est du prêt-à-macher, du film pour décérébré genre American Pie, et surtout pas de films de gauchisses et de communisses... Parce que les gauchisses, ils sont méchants, ils bossent pas et ils veulent détruire la France...

    Le 18/05/2006 à 16h07
  • Nicole : Les films de Ken Loach sont de pures merveilles, films "coup de poing", hyper-réalistes peignant la vie dans les classes moyennes ou très défavorisées anglaises... des bijoux d'émotion,toujours poignants, pas vraiment commerciaux et s'ils sont vus par des bobos ??? c'est que ceux là ont plus de goût et d'intelligence que la masse qui s'en va voir "camping" par exemple. J'adore Ken loach et heureusement je ne suis pas la seule à reconnaître son immense talent. Merci de me publier pour Ken Loach

    Le 18/05/2006 à 16h04
  • Ken : Réponse à la réaction plus haut: ce qui importe avec Ken Loach n'est pas son talent (qui est moyen) mais qu'il soit tres de gauche et qui raconte des belles histoires pour endormir les bobos, le soir venu. Il est donc parfaitement à sa place dans les festivals et les salles francaises.

    Le 18/05/2006 à 12h38
  • Nicolas : Pourquoi tout ces festivals ne sont-ils composés que de film que le grand public ne va pas voir. Pourquoi retrouve-t-on toujours les mêmes réalisateurs, des vieux de 70ans à la vision nombrilistes du cinéma. Vive le cinéma populaire.

    Le 18/05/2006 à 10h52
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