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La Cité du cinéma : l'histoire d'amour de Luc Besson

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le 21 septembre 2012 à 17h20 , mis à jour le 21 septembre 2012 à 21h17.
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4min
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News Ciné-Séries Le réalisateur français a inauguré ce matin, avec beaucoup d'émotions, le nouveau pôle dédié au septième art : la Cité du cinéma. Le rêve d'un jeune homme devenu cinéaste et producteur.

Il s'était pourtant promis de ne pas pleurer. C'est avec la voix tout d'un coup fluette, les larmes au bord des yeux et l'allure d'un petit garçon timide que Luc Besson en a fini avec son message adressé à l'assemblée qui a découvert vendredi matin La Cité du cinéma, dans les lieux mêmes où l'artiste a tourné des scènes de "Léon" et "Nikita" des années auparavant. Journalistes, élus et responsables financiers sont venus assister à cette présentation sous la grande nef de 20 mètres de long, épine dorsale du projet. C'est avec une émotion non dissimulée que le réalisateur, préférant les histoires au longs discours, a conté la naissance de ce pôle dédié au septième art. Les cinéastes internationaux sont les bienvenus pour produire leur futures oeuvres de A à Z, dans des locaux accueillant des bureaux, neuf plateaux de tournage ou encore l'Ecole nationale supérieure Louis-Lumière. Une éclosion décrite par le cinéaste comme une histoire d'amour.

Grâce à la Cité du cinéma,
Saint-Denis va aujourd'hui pouvoir concurrencer la Mecque du cinéma

A l'origine, il y a un adolescent de 17 ans qui découvre les studios de Boulogne-Billancourt. Premier coup de foudre pour le futur metteur en scène du "Grand Bleu". Un an après, Luc Besson se rend aux Etats-Unis, direction les studios Universal en Californie. Il fait connaissance avec « son second lieu de naissance », comme il aime à le relater, avant de tourner ses premiers courts-métrages à partir de 1981. Après cette première étincelle, la flamme naît avec "Le Cinquième élément" (1997). Luc Besson affirme regretter un tournage en Angleterre, malgré "la sympathie de l'équipe outre-Manche", lui qui aurait aimé faire venir Bruce Willis et Milla Jovovich dans des studios français. Pour le réalisateur, la crème des techniciens du cinéma mondial travaillent dans l'Hexagone qui offre un terroir formidable de création et de professionnalisme. Grâce à la Cité du cinéma, Saint-Denis va aujourd'hui pouvoir concurrencer la Mecque du cinéma.

Hollywood à Saint-Denis : une visite sous haute surveillance


Après l'ouverture officielle de la Cité du cinéma, les invités se sont rassemblés en petits groupes afin d'explorer les lieux. Une petite vague de nostalgie s'est emparée des visiteurs à la vision de trois moyens de locomotion essentiels du décor du "Cinquième élément" : une voiture de police, le taxi jaune de Korben Dallas (Bruce Willis) et la pagode du long-métrage tous actuellement en zone de rénovation. Le but est d'émerveiller les futurs curieux qui viendront visiter les lieux lors de conférences  ou d'expositions photographiques. L'inspection se poursuit dans le Studio 6 : 700 m2 de surface bénéficiant de tout le confort moderne et prêt à accueillir une équipe de tournage. Un grand espace pour l'instant vide et qui n'attend qu'un projet.


En revanche, le studio 5 est très protégé. Luc Besson tourne actuellement sous sécurité maximum son nouveau film ; "Malavita" avec Robert de Niro et Michelle Pfeiffer. Ouvert cet été, ce studio de 2000 m2 a d'ores et déjà accueilli le tournage du second volet des "Schtroumpfs" et de "Taken 2". Ce pôle d'activité qui a coûté 180 millions d'euros pour dix années de réalisation a donc porté ses fruits dès ses prémices. Mais de nombreux défis attendent la Cité du cinéma qui se doit d'accueillir aujourd'hui des projets d'envergure pour devenir incontournable. Si tous les espoirs sont permis, elle offre en tout cas une nouvelle vie culturelle à la région et ouvre de formidables perspectives de formation pour la jeunesse.

Voir aussi La Cité du Cinéma : les phases de construction du projet de Luc Besson


 

Commenter cet article

  • tph94 : Bravo ! Enfin un cinéaste/producteur français qui a une vision globale du cinéma loin de nos "auteurs" gavés de subventions à défaut de spectateurs.

    Le 21/09/2012 à 21h16
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