Le cinéma japonais vient de perdre l'un de ses plus illustres membres avec la mort, à l'âge de 80 ans, de Nagisa Oshima. Selon la chaîne de télévision nippone NHK, le réalisateur a succombé à une infection pulmonaire. Interrogé par l'AFP, Arata Oshima, le fils cadet du metteur en scène affirme que son père "est mort calmement" entouré des membres de sa famille, sa femme Akiko et son fils aîné Takeshi". Selon lui, son père était à l'hôpital depuis l'année dernière.
Cinéaste emblématique de la nouvelle vague japonaise, il a débuté sa carrière dans les années 60 avant de connaître la gloire, notamment auprès du public occidental, avec "L'Empire des sens", premier film traditionnel pourvu de scènes de sexe non simulées, sorti en 1976.
Par la suite, il signe "Furyo" avec David Bowie et Takeshi Kitano, présenté à Cannes en 1983, dans lequel on retrouve des thèmes récurrents dans son cinéma, le sadisme, la mort. On lui doit aussi "Max, mon amour", qui fit scandale sur la Croisette avec Charlotte Rampling qui entretien une relation amoureuse avecc un singe. Fidèle de Cannes, il y présenta également son tout dernier film, "Tabou" en 2000. Il avait arrêté de tourner par la suite en raison d'une paralysie.
Au cours de sa carrière, riche de plus de vingt longs métrages, il aura défrayé la chronique avec des films subversifs et irrévérencieux. Il était d'ailleurs surnommé le Pasolini japonais. On citera parmi ses films les plus notables "Contes cruels de la jeunesse", "Les Plaisirs de la chair", "Nuit et brouillard du Japon", "La Pendaison" ou "La Cérémonie".









