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La Segregation Au Cinema [page 3]

Edité par
le 20 avril 2009 à 19h04 , mis à jour le 13 octobre 2009 à 00h00.
Temps de lecture
3min
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Il est un film qui approchait l'intimité d'une femme totalement avilie au sein d'une communauté déjà méprisée, La Couleur pourpre de Steven Spielberg. Whoopi Goldberg incarne une femme humiliée par son père (qui abusait d'elle quand elle était petite et l'a mise enceinte avant de lui enlever son enfant). Elle est ensuite sous l'emprise d'un mari violent. Mais elle va peu à peu s'émanciper de sa soumission absolue, notamment lorsqu'elle va se rapprocher de la maîtresse de son époux, une forte tête et une chanteuse de cabaret. On découvre son émancipation en même temps que la rude ségrégation dont sa communauté est victime (à travers la résistance fière du personnage de Oprah Winfrey qui le paiera très cher). Ainsi c'est par la sphère intime et la vie d'une femme, les liens qu'elle tisse (d'abord avec sa soeur), que Spielberg approche la ségrégation. Il raconte le destin de ses personnages plutôt qu'un problème historique comme dans un roman de Toni Morrison (dont le chef d'oeuvre Beloved, a été adapté au cinéma). Le secret de Lily Owens semble emprunter ce même chemin. Spielberg tombera davantage dans un cours d'histoire un peu démonstratif et didactique, lorsqu'il racontait le combat des esclaves mutins du bateau Amistad.



A travers les quelques films évoqués ici, on a vu peu à peu une assimilation se faire au cinéma, suivant ou précédant l'évolution des mentalités aux Etats-Unis et ailleurs. Des films comme A l'ombre de la haine continuent d'évoquer le racisme profondément ancré dans certains états, marqués par un passé de ségrégation. Cela hante en permanence l'Amérique, dans sa perception d'elle-même, comme on le voyait récemment dans le film de Bertrand Tavernier, Dans La Brume électrique. Son héros Dave Robicheaux a des souvenirs lointains d'un lynchage. Il a également des visions d'un général de la guerre de Sécession. C'est une blessure profonde encore et toujours à expier. Le combat contre les préjugés et pour les droits civiques n'est pas si lointain. Le cinéma américain revient sans cesse à ces vieux démons, qu'ils soient centraux dans le film ou servant de toile de fond.

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