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Les étoiles de la critique : "Amour et turbulences", "Effets secondaires", "Perfect Mothers"...


le 31 mars 2013 à 00h00 , mis à jour le 02 avril 2013 à 12h09.
Temps de lecture
5min
News Ciné-Séries Découvrez ce que "Première", "StudioCinéLive", "Les Inrocks", "ELLE", "CinémaTeaser", "Positif", "Le JDD" et "LCI" ont pensé des films en salles mercredi prochain.

Mercredi prochain dans les salles de cinéma, "Effets secondaires", le nouveau Steven Soderbergh avec Jude Law, Rooney Mara et Channing Tatum  ; "Perfect Mothers", Robin Wright Penn et Naomi Watts en mode cougar ; ou encore "Berberian Sound Studio", le film fantastique mental et étrange, hommage au giallo. Alors, parmi ces films, lequel vaut le coup ? Voici l'avis de notre panel de critiques !

PANEL :

AURELIEN ALLIN (CINEMATEASER)

EVANGELINE BARBAROUX (LCI)

THOMAS BAUREZ (STUDIO CINELIVE)

STEPHANIE BELPECHE (JDD)

FLORENCE BEN SADOUN (ELLE)

ROMAIN BLONDEAU (LES INROCKUPTIBLES)

STEPHANIE LAMOME (PREMIERE)

ROMAIN LE VERN (TF1 NEWS)

PHILIPPE ROUYER (POSITIF)

BAREME ♥♥♥♥♥: génial ♥♥♥♥: excellent ♥♥♥: bien ♥♥: pas mal ♥: médiocre X : nul

 

 

AA

EB

TB

SB 

FBS 

RB 

SL 

  RLV

PR 

                      
Florence
Effets secondaires 

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Perfect Mothers 

 

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Χ

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Berberian sound studio 

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Ill Manors 

 

 

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11.6 

 

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Quartet 

 

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Χ

 

 

 

Amour et turbulences 

 

 

 

 

Χ

 

 

 

Les amants passagers

 

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Jack, le chasseur...

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Los Salvajes

 

 

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Alps

 

 

 

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Guerrière

 

 

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Χ

 

X

Samsara

 

 

 

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Χ

 

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Dead man talking

 

 

 

Χ

 

 

 

Warm Bodies 

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The place beyond...

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Les coquillettes 

 

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Mystery 

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La religieuse 

 

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Queen of Montreuil 

 

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Cloud Atlas

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Le monde fantastique   

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Camille Claudel 1915  

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40 ans mode d'emploi

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L'artiste et son modèle   

  

Χ

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Jappeloup  

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Spring Breakers

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A la merveille

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Au bout du conte 

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No 

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20 ans d'écart 

 

 

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Hansel et Gretel 

 

 

 


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X

 

Χ

The Sessions 

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Möbius  

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Sublimes créatures  

 

 

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Die Hard 5

 

 

X

 

 

Hôtel Transylvanie

 

 

 

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Affiche du film Cloud Atlas

TOP 5

1. CLOUD ATLAS, de Lana, Andy Wachowski & Tom Tykwer ♥♥♥♥

2. CAMILLE CLAUDEL 1915, de Bruno Dumont ♥♥♥♥

3. LOS SALVAJES, de Alejandro Fadel ♥♥♥

4. SPRING BREAKERS, de Harmony Korine ♥♥♥

5. THE PLACE BEYOND THE PINES, de Derek Cianfrance ♥♥♥

 

LE CHOIX DE LA SEMAINE : BERBERIAN SOUND STUDIO, de Peter Strickland / COUP DE COEUR DE ROMAIN LE VERN (MYTF1NEWS)

Affiche du film Berberian Sound Studio1976 : Berberian Sound Studio est l'un des studios de postproduction les moins chers et les plus miteux d'Italie. Seuls les films d'horreur les plus sordides y font appel pour le montage et le mixage de leur bande sonore. Gilderoy, un ingénieur du son naïf et introverti tout droit débarqué d'Angleterre, est chargé d'orchestrer le mixage du dernier film de Santini, le maestro de l'horreur. Laissant derrière lui l'atmosphère bon enfant du documentaire britannique, Gilderoy se retrouve plongé dans l'univers inconnu des films d'exploitation, pris dans un milieu hostile, entre actrices grinçantes, techniciens capricieux et bureaucrates récalcitrants.
"Berberian Sound Studio" se présente comme un hommage au giallo et aux productions impures des années 70 retranscrivant par des moyens purement cinématographiques la dimension charnelle de l'horreur. C'est aussi un film mental et sensoriel qui adopte le point de vue d'un ingénieur du son (Toby Jones) à l'existence tourmentée (ou pas), rongé par la frustration. A l'arrivée, ce pari de genre pourrait bien être le plus audacieux et le plus fétichiste depuis "Amer" (Bruno Forzani et Hélène Cattet, 2010).
Le film d'horreur sur lequel le protagoniste travaille, tout en restant passif comme dans un cauchemar immobile, pourrait parfaitement être un de ceux réalisés par Lucio Fulci ou Dario Argento. Mais ledit film n'est jamais montré, toujours suggéré par un travail sonore synthétique dont la fonction ne se limite pas au simple accompagnement des images, la composition de Broadcast clairement sous influence des Goblins, et le hors-champ. Tout cela serait irritant si l'exercice n'était pas aussi stimulant, propice à de multiples interprétations - même les plus aberrantes. Est-ce une manière de rompre avec la dictature de l'explicite? Est-ce pour montrer la construction d'un film dans les coulisses et en live sans que l'on soit capable de définir ce qui appartient au réel et ce qui appartient à la fiction? Et, surtout, est-ce que l'ingénieur du son est vraiment ingénieur du son? Personne ne raisonne de la même façon en le voyant, personne ne comprend la même chose en sortant de la salle. Et c'est tant mieux.
Hanté par David Lynch et Roman Polanski, "Berberian Sound Studio" se révèle extrêmement libre et ouvert, jouant habilement de ce qui se passe dans la tête du personnage principal comme dans celle des spectateurs. Comme dans son précédent "Katalin Varga", le réalisateur Peter Strickland gratte le vernis des apparences, multiplie les lieux oppressants, trafique des images de nature indéfinissable, mélange les époques, les sensibilités et les nationalités. Au-delà du ludisme (plaisir simple de déchiffrer un rébus), il n'est pas aberrant d'y voir en filigrane une réflexion sur le pouvoir des images de cinéma. D'autant plus parlante aux cinéphiles qu'elle évoque l'envie terrible de voir un film interdit ou maudit, la façon dont les images agissent sur l'imaginaire ou la vie quotidienne, la manière dont finalement chacun construit son propre film. Tout est à l'écran."
RLV
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