ARCHIVES

Les étoiles de la critique : Superstar, Confession d'un enfant du siècle, Dark Horse...


le 27 août 2012 à 10h42 , mis à jour le 27 août 2012 à 16h43.
Temps de lecture
5min
Confession d'un enfant du siècle de Sylvie Verheyde

Confession d'un enfant du siècle de Sylvie Verheyde / Crédits : Ad Vitam

News Ciné-Séries Découvrez ce que "Première", "StudioCinéLive", "Les Inrocks", "Marie France", "Positif", "Radio Nova", "LCI" et "TF1 News" ont pensé des films en salles mercredi prochain.

Ce mercredi dans les salles, "Superstar", le nouveau long métrage de Xavier Giannoli avec Kad Merad et Cécile de France; "Confession d'un enfant du siècle" avec Pete Doherty rongé par le mal du siècle et Charlotte Gainsbourg; "Dark Horse", la nouvelle comédie subversive de Todd Solondz avec Christopher Walken, Selma Blair et Mia Farrow; "Margaret", le film maudit d'Anna Paquin; ou encore "Les enfants loups, Ame & Yuki", un film d'animation japonais pas comme les autres. Voici l'avis des critiques !

 

 

PANEL EVANGELINE BARBAROUX (LCI), THOMAS BAUREZ (STUDIO CINELIVE), ROMAIN BLONDEAU (LES INROCKUPTIBLES), STEPHANIE LAMOME (PREMIERE), ROMAIN LE VERN (TF1NEWS), ALEX MASSON (RADIO NOVA), PHILIPPE ROUYER (POSITIF), MARIE SAUVION (MARIE FRANCE)

 

 

TOP 5

1. LES ENFANTS LOUPS, AME & YUKI ♥♥♥♥

2. DARK HORSE ♥♥♥

3. THE DARK KNIGHT RISES ♥♥♥

4. GUILTY OF ROMANCE ♥♥♥

5. PROMETHEUS ♥♥♥

 

 

 

BAREME ♥♥♥♥♥ : génial ♥♥♥♥ : excellent ♥♥♥ : bien ♥♥ : pas mal ♥ : médiocre Χ : nul

 

 

 

EB

TB

RB 

SL 

RLV

AM 

PR 

MS 

 
                      
 
Moi député  

 

 

♥♥

 

 

♥♥

 

 

2
David et Madame Hensen 

 

 

 

 

 

 

Confession d'un enfant du siècle 

 

♥♥

 

 

1,3
Dark Horse 

♥♥

♥♥

 

♥♥♥

♥♥♥♥

♥♥♥♥

♥♥♥♥

 

3,4 
Les enfants loups... 

♥♥♥♥

 

 

 

♥♥♥

♥♥♥♥♥

 

 

Margaret 

 

 

 

 

♥♥♥

♥♥♥

 

 

Superstar 

Χ

 

 

Χ

Χ

♥♥

 

0,6
Expendables 2

 

 

 

 

♥♥♥

 

 

A perdre la raison 

♥♥♥♥

 ♥♥♥

♥♥♥

 

 

♥♥

♥♥♥♥

 

Broken 

♥♥♥

 ♥

Χ

 

Χ

♥♥♥

 

Associés contre le crime 

 

 

 

 

 

 

♥♥

 

Total Recall

 

 

 

 

 

 

Magic Mike 

 ♥♥

 ♥♥

♥♥

 

♥♥

 

 

♥♥

Abraham Lincoln

 

 

 

 

 

♥♥♥

 

♥♥

2,5 
Rebelle 

♥♥

 

 

 

 

♥♥♥

 

♥♥♥

2,7 
Cinq ans de réflexion 

 

 

♥♥

♥♥♥

♥♥♥

 

♥♥♥♥

2,6 
The Dark Knight Rises 

♥♥

 

♥♥♥

 

♥♥♥♥♥

♥♥♥

♥♥♥♥

♥♥♥

3,3 
Guilty of Romance 

 

 

♥♥

 

♥♥♥♥

♥♥♥♥

♥♥♥

 

3,2 
Laurence Anyways 

♥♥

♥♥

♥♥

♥♥♥

 

♥♥♥

♥♥♥

2,2 
Les Kaira 

 

♥♥

♥♥♥

♥♥♥

 

 

The Amazing Spider-man 

♥♥

♥♥

♥♥

 

 

 

♥♥

1,8 
Prometheus 

 

 

♥♥

 

♥♥♥

♥♥♥

♥♥♥♥

♥♥♥♥

3,3 

 

 

LE FILM DE LA SEMAINE

DARK HORSE, de Todd Solondz   

 

Abe est un trentenaire raté, collectionneur de jouets, qui vit chez ses parents et travaille dans l'entreprise de son père. Sa vie se voit bouleversée lorsqu'il rencontre Miranda, son pendant féminin, mouton noir de sa famille.

Todd Solondz a donc tourné la page. De "Happiness" à "Life During Wartime", celui qui rêvait dans les années 80 de devenir le nouveau Woody Allen et qui a compris dans les années 90 qu'il n'y arriverait pas, s'est spécialisé pendant une longue décennie dans les comédies bizarres, politiquement engagées, spirituellement féroces et parfaitement ancrées dans l'air du temps, avec monstres humains ("Happiness") et ados désœuvrés qui rêvent de célébrité ("Storytelling"). A priori, son nouveau "Dark Horse" semble assez différent : si on y rit beaucoup, le traitement se révèle beaucoup moins abrasif et cynique. D'autant que l'acteur Jordan Gelber apporte à son personnage d'inadapté social une spontanéité et une vigueur presque inédites chez Solondz. Mais si le film, moins dans la raideur drolatique et plus animé qu'à l'accoutumée, paraît plus facile d'accès, il ne perd pas pour autant en profondeur.
Au contraire, "Dark Horse" ressemble beaucoup à ce que Terry Zwigoff a produit en adaptant Daniel Clowes ("Ghost World", 2002). A travers son protagoniste mélancolique refusant les contingences du monde adulte, confronté à l'infantilisation de ses parents (Christopher Walken et Mia Farrow), à la réussite matérielle de son frère (Justin Bartha) et à la détresse d'une bombe neurasthénique (Selma Blair), Solondz rappelle à quel point, dans son cinéma, l'humour a toujours été la politesse du désespoir. Ce qu'il raconte ici (comment on devient un homme, comment on peut manquer une histoire d'amour) est déchirant mais raconté avec une telle légèreté et une telle fluidité qu'il échappe au pathos gluant - marque de fabrique habituelle de Solondz. Les fugues mentales et autres digressions oniriques, déjà expérimentées dans "Palindromes" et "Life During Wartime", confèrent une dimension fantastique à la fois poétique et émouvante.

Commenter cet article

      Nous suivre :

      Le selfie de trop ?

      logAudience