Mgr Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et président du Conseil pour la communication de la Conférence des Evêques de France, a considéré, mercredi soir à Cannes, après avoir vu le film "Da Vinci Code" réalisé par Ron Howard, que "les campagnes et croisades sont complètement ridicules". "Je regrette qu'il y ait eu tant d'émotion à travers l'Europe et le monde dans l'Eglise sans avoir vu le film. Je viens de le voir et il n'y a vraiment aucune raison de s'inquiéter : il ne peut tromper la foi de ceux qui l'ont, et encore moins faire douter ceux qui doutaient déjà", a déclaré à l'AFP Mgr di Falco, interrogé lors d'un dîner de gala offert par le ministère de la Culture et de la Communication, à l'issue de la projection officielle, dans le cadre de la cérémonie d'ouverture du 59e Festival de Cannes.
"Je n'y vois qu'un film policier avec pour toile de fond le religieux, mais ce n'est qu'un prétexte, et il n'y a rien de convainquant", a-t-il estimé. "J'ai envie de dire : 'Merci Messieurs Dan Brown et Ron Howard !'. Le rôle de l'église est de donner des éléments de compréhension face au débat et à la réflexion entraînés éventuellement par le film", a dit encore Mgr di Falco.
Projeté mardi soir en avant-première à Cannes devant un parterre de journalistes, le film de Ron Howard avait reçu un accueil glacial. Les plumes des premières critiques, publiées quelques heures plus tard, étaient trempées dans l'acide, mais en France notamment, le public était présent en nombre malgré tout dans les salles. Mercredi soir, les 2.000 célébrités et invités de la cérémonie d'ouverture, ont applaudi longuement l'équipe du film à la fin de la projection. Les avis étaient nettement plus favorables : les plus inconditionnels défendaient "un film efficace qui entraîne le spectateur dans l'énigme". Les déçus l'étaient par "le manque de scènes d'action" et "un discours surchargé", mais il n'y a aucun sifflet pendant ou après la projection.
(Photo : Monseigneur Di Falco lors de la montée des marches "Da Vinci Code" à Cannes - AFP)






