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Nicolas Cage : "j'ai besoin d'être éclectique"

Edité par avec
le 22 décembre 2004 à 00h00
Temps de lecture
5min
Nicolas Cage lors interview Benjamin Gates tf1.fr
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ArchivesAprès "Adaptation" et "Les Associés", Nicolas Cage est de retour dans un film mêlant habilement aventures et action. Nous l'avons rencontré à l'occasion de son passage à Paris.

tf1.fr :Benjamin Gates et le Trésor des templiers est un mélange d'action et d'aventures. Qu'est-ce qui vous a attiré pour accepter le rôle principal ?

Nicolas Cage: J'ai toujours aimé les films d'aventures. Depuis que je suis petit garçon, j'aime être entraîné dans le fantastique, tout ce qui a attrait à la mythologie dans les films d'aventures. Dans le même esprit, je suis passionné de Comic Books. J'ai grandi en les lisant, toujours fasciné par ces mondes imaginaires. Benjamin Gates et le Trésor des templiers n'est pas un film d'aventures comme les autres. Il se base sur un pan d'histoire qui existe pour un bon nombre de gens. Ils sont nombreux à croire au trésor des templiers et certains ont risqué leur vie en le cherchant.

tf1.fr : Est-ce que vous y croyez vous-même ?

Nicolas Cage: Oui. Je fais partie de ceux qui pensent qu'il y a effectivement un trésor des templiers et qui se demandent ce qu'il contient.

tf1.fr : Ce sujet est très à la mode. On l'a constaté récemment avec le succès du livre Da Vinci Code.

Nicolas Cage: La sortie du film et le succès du livre ne sont pas liés. Benjamin Gates et le Trésor des templiers a été écrit il y a sept ans. J'ai d'ailleurs tout de suite été mêlé au projet. Par pure coïncidence, Dan Brown était en train d'écrire Da Vinci Code. Je trouve culturellement intéressant de se focaliser sur ces personnes curieuses de codes, de conspirations et de la vérité qui se cache derrière ces symboles qui nous entourent. Je trouve passionnant de se pencher sur ces signes, d'essayer de comprendre pourquoi, par exemple, il y a un oeil au dessus d'une pyramide dans le sigle des templiers.

tf1.fr : Benjamin Gates est-il l'Indiana Jones des temps modernes ?

Nicolas Cage: Je n'y ai jamais pensé de cette manière. Ils sont différents l'un de l'autre. Je ne voudrais pas tromper quiconque en affirmant qu'en allant voir Benjamin Gates et le Trésor des templiers, on retrouve les mêmes sensations qu'en regardant un Indiana Jones. Bien entendu, il est naturel de faire la comparaison, ils sont tous les deux à la recherche de quelque chose. Mais il n'y a rien de surnaturel dans Benjamin Gates et le Trésor des templiers. Le film est basé sur une série d'indices qui pourrait avoir une résonnance historique. Même si nous sommes en pleine fiction, cela pourrait fort bien se passer.

tf1.fr :  Il n'y a pas de temps mort dans le film. Est-ce que le tournage du film était aussi haletant que le résultat à l'écran ?

Nicolas Cage: Effectivement, le rythme du tournage était soutenu notamment lorsque nous avons réalisé les dernières séquences. Celles de l'escalier en bois étaient un véritable challenge. Le spectateur est très concerné maintenant. Il veut savoir si l'acteur tourne réellement une scène "périlleuse" ou s'il s'agit d'un cascadeur. Dans cet exemple précis, nous étions bien dans cet escalier tremblant, on s'est beaucoup amusé d'ailleurs.

tf1.fr :Vous êtes habitué aux films d'action, je pense notamment à The Rock ou Volte/Face et bien d'autres...

Nicolas Cage: Je réalise le plus souvent possible mes propres cascades mais souvent la décision finale appartient au studio impliqué qui ne veut pas perdre son acteur. Vous vous contentez donc de faire ce qu'on veut bien vous autoriser.

tf1.fr :Vous alternez avec facilité les films à gros budgets et les productions plus modestes. Dans quel type de films vous sentez-vous le plus à l'aise ?

Nicolas Cage: Les deux me conviennent. C'est à chaque fois un expérience intéressante. Dans les films d'action et d'aventures, vous n'avez pas beaucoup de temps ou de liberté pour construire votre personnage. C'est toujours succinct et précis. Votre personnage doit suivre le mouvement. Dans un film comme Adaptation ou Les Associés, vous avez plus de temps à consacrer à votre personnage, vous pouvez le modeler à travers les scènes. C'est beaucoup plus basé sur le jeu. Mais les deux sont intéressants. J'aime le concept de faire partie d'une mythologie populaire, ce que vous permet les films d'action ou d'aventures. J'ai grandi en regardant les films avec Charles Bronson, Bruce Lee, Clint Eastwood, Sean Connery. Mais dans un même temps, j'ai découvert James Dean, Marlon Brando, Laurence Olivier. J'éprouve une fascination égale pour ces deux sensibilités.

tf1.fr :Alterner les rôles, est-ce important pour votre équilibre ?

Nicolas Cage:Oui. J'ai besoin d'être éclectique, de rester frais dans tout ce que j'entreprend. Je n'ai pas une indentité cinématographique. Mon identité serait qu'on s'attende à ce que je sois toujours en phase de changement.

tf1.fr :Lors de l'avant première du film à Paris, vous avez dit que vous souhaiteriez venir plus souvent dans notre capitale. Pourquoi ne pas pour tourner dans une de nos productions ?

Nicolas Cage:J'aimerais. J'ai seulement travaillé avec le producteur Philippe Rousselet (NDLR : Lord of War d'Andrew Niccol), mais nous avons tourné en Afrique du Sud. C'est un peu à la mode en ce moment d'aller tourner là-bas ou en Australie car on y économise beaucoup d'argent. Ca revient cher de tourner dans des villes comme Paris ou Los Angeles. J'aime l'idée de venir travailler en France. Il faudrait bien sûr que ce soit le bon scénario et pourquoi pas avec Luc Besson aux commandes. Nous avons déjà étudié la question ensemble mais le projet ne me convenait pas.

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