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DOSSIER : Paperboy

"Paperboy" : Matthew McConaughey, le come-back de l'année

RLV photo par
le 15 octobre 2012 à 05h45 , mis à jour le 15 octobre 2012 à 10h46.
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3min
Paperboy de Lee Daniels

Paperboy de Lee Daniels / Crédits : Metropolitan Filmexport

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News Ciné-Séries Matthew McConaughey cartonne cette année au cinéma. Après Killer Joe, de William Friedkin et avant Mud, de Jeff Nichols, découvrez-le dans Paperboy, de Lee Daniels. Il y est hallucinant.

A 42 ans, Matthew McConaughey n'avait peut-être jamais pris autant de risque au cinéma en figurant au casting de quatre films très différents ("Magic Mike", "Killer Joe", "Paperboy" et bientôt "Mud") qui sortent cette année et révèlent une facette insoupçonnée de son jeu d'acteur.

La première déflagration a eu lieu à la fin de l'été avec le monumental "Killer Joe", de William Friedkin. Une famille de dégénérés engage un tueur (Matthew McConaughey, magnétique et flippant) pour se débarrasser de la mère (Gina Gershon) et toucher l'assurance. Comme ils n'ont pas de cash pour payer d'avance, ils laissent en garantie la cadette (Juno Temple) au tueur qui ne se prive pas pour s'en servir.

Tel quel, "Killer Joe" est une descente aux enfers convulsive, un opéra white trash allant très loin dans l'outrance (nudité frontale, perversions sexuelles, hallucinations collectives, violence hardcore), une bonne blague provocatrice et dérangeante. Cette description abrasive de l'Amérique péquenaude peut donner l'impression d'avoir été mille fois vue, notamment chez Tennessee Williams, mais Friedkin réussit à renouveler le thème de l'ambiguïté morale - son sujet de prédilection - en lui donnant une complexité inédite. Matthew McConaughey en tueur démoniaque y est pour beaucoup et sa prise de risque est payante : c'est probablement le rôle de sa carrière.

 

Du sang chaud au sang froid

L'été aura été chaud pour McConaughey puisqu'il joue également dans l'un des succès surprise du box office US : "Magic Mike", de Steven Soderbergh où il se dénude aux côtés de Channing Tatum et Alex Pettyfer. A peine quelques mois plus tard, on le retrouve dans "Paperboy", de Lee Daniels. Et encore une fois, une appétence pour le trash dans cette fable érotique et provocante qui sonde l'Amérique des années 60, adaptée d'un roman de Pete Dexter.

Quelque part entre les premiers Almodovar et les premiers John Waters, "Paperboy" est une aubaine pour Matthew McConaughey de révéler qu'il vaut mieux que son image de gendre idéal dans les comédies romantiques. Derrière le physique du séducteur, son personnage, frère de Zac Efron, ambigu et complexe, qui comme tous les protagonistes de "Paperboy", a quelque chose à cacher.

 

Le meilleur est à venir

Mais Matthew McConaughey n'a pas uniquement choisi ses films pour la provoc ou le démon de midi. Il faudra attendre la sortie de "Mud", de Jeff Nichols, le nouveau long métrage du réalisateur de l'exceptionnel "Take Shelter", présenté au dernier Festival de Cannes, pour entendre de nouveau parler de sa performance et de ses choix audacieux. 

Matthew McConaughey y joue un criminel en cavale, planqué sur une île du Delta du Mississipi, attendu par une femme (Reese Witherspoon) et trouvé par deux enfants désœuvrés. Et non content d'avoir enchaîné des films majeurs, l'acteur, en pleine renaissance artistique, ne prend aucun répit. Il se donne actuellement corps et âme dans son prochain film, "The Dallas Buyer's Club", où il incarne un électricien séropositif, qui fait de la contrebande de médicaments anti-VIH, dans le but de se guérir du sida. On ne peut que l'encourager à continuer sur cette voie.

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