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Portrait : Brad Pitt [page 1]

Edité par
le 10 décembre 2008 à 10h04 , mis à jour le 08 octobre 2009 à 00h00.
Temps de lecture
3min
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Brad Pitt est une personnalité incontournable. Omniprésent partout, dans les journaux people, à la télévision, on le voit avec sa compagne, ses enfants, on peut quasiment savoir ce qu'il a fait au jour le jour. On a tendance à oublier avec cette attention médiatique excessive à quel point il est un acteur important, à l'affiche de pas mal de films cultes, servant ses rôles avec sensibilité et indépendance (une créativité qui a pu irriter certains metteurs en scène qui ne voulaient qu'une marionnette). En un mot comme en cent, un très bon acteur, au delà des statuts factices (de glamour et de beauté), dont on va ici revisiter la carrière pour démontrer à quel point, même dans des seconds rôles assez mémorables (L'Armée des douze singes, True Romance), il apporte réellement quelque chose de plus aux films auxquels il contribue, ne se contente pas d'être aux ordres, avec une belle prédilection pour approcher les déjantés, les désaxés et les rebelles. C'est d'ailleurs à l'affiche du dernier film des Frères Coen, Burn after reading, qu'il confirme encore sa prédilection pour les univers excentriques.



American beauty

La première époque fut forcément celle de la belle gueule. Avec celle qu'il a, Brad aurait eu tort de ne pas en jouer. Donc on le voit dans une coïncidence amusante apparaître d'une manière anecdotique dans 21 jump street. Quand on connaît le mal qu'a eu Johnny Depp à se débarrasser de son statut d'acteur pour minettes en pâmoison, il est intéressant de voir qu'à ses débuts Brad Pitt courait fatalement le même risque. Après quelques apparitions au cinéma, Pitt se fait remarquer dans l'un de ces seconds rôles brillant qui vont jalonner sa carrière et construire sa réputation dans l'indispensable Thelma et Louise de Ridley Scott. Il y incarne le jeune autostoppeur qui va faire craquer Thelma, l'épouse frustrée au coeur d'artichaut, et la révéler à sa vraie nature. Bien évidemment, l'acteur incarne jusqu'au bout de son chapeau, le canon de beauté masculin à l'américaine. De quoi déchaîner quelques pucelles avec un physique avantageux et énervant (car on ne peut pas lutter). Donc devant le sourire ravageur tout ce qu'il y a de plus classique, Thelma craque et connaît son premier grand frisson. Seulement, le jeune homme est surtout un vaurien, un arnaqueur de petite envergure, braqueur frimeur et franchement minable.



C'est par cette duplicité que l'on reconnaît l'originalité de Brad Pitt, et un trait de caractère qui se retrouve dans la plupart de ses rôles; il sera un peu ou beaucoup (dans Kalifornia) la crapule, un côté mauvais garçon un peu rock n'roll, à l'allure décontractée et nonchalante. Il a surtout une corde en plus à son arc de jeu qui lui permet de ne pas incarner uniquement les jeunes premiers, assez de folie en lui pour casser cette plastique aussi avantageuse que difficile à surmonter ou à faire oublier (ce à quoi il parviendra pourtant plusieurs fois dans Snatch notamment).
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