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"The Dark Knight Rises" : nous avons vu le film !

RLV photo par
le 18 juillet 2012 à 17h50 , mis à jour le 18 juillet 2012 à 18h04.
Temps de lecture
5min
The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan / Crédits : Warner Bros. Pictures France

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DossiersMercredi matin a eu lieu la projection de "The Dark Knight Rises", le dernier volet de la trilogie de Batman réalisée par Christopher Nolan. Voici les réactions à chaud de nos journalistes.

Alors quid de "The Dark Knight Rises", ce dernier volet de Batman réalisé par Christopher Nolan ? Outre Christian Bale en Bruce Wayne / Batman, on y retrouve Gary Oldman en Commissaire Gordon, Morgan Freeman en Lucius Fox, Michael Caine en Alfred, Cillian Murphy en Epouvantail ou même Liam Neeson en Ra's Al Gul. S'ajoutent à la liste, quelques nouveaux venus : Bane (Tom Hardy), personnage issu du comics Batman: Vengeance of Bane (1993) et déjà aperçu dans "Batman & Robin" et Catwoman, Marion Cotillard, Joseph Gordon Levitt, Juno Temple ou encore Matthew Modine.  Christopher Nolan a réalisé "The Dark Knight Rises" juste après "Inception", classique instantané comparable à "Blade Runner" en son temps. Après "The Dark Knight", il réussissait encore à se surpasser. Reproduira-t-il cet exploit en concluant sa trilogie ? Signera-t-il le film ultime sur le chevalier noir ?

 

L'avis de Romain LE VERN
"En guise de conclusion, Nolan propose sa vision de la fin du monde dans un blockbuster paranoïaque et désarmé au sens propre, irrigué par les convulsions actuelles."


Christopher Nolan adapte Batman au cinéma pour la dernière fois. Inutile de rappeler que c'est lui qui avait permis au mythe de renaître de ses cendres dans "Batman Begins" et "The Dark Knight". En guise de conclusion, Nolan propose avec "The Dark Knight Rises" sa vision de la fin du monde, paranoïaque et désarmée au sens propre. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle reflète les convulsions de l'époque, bouleversant l'ordre moral, les codes sociaux et politiques (les hauts dirigeants prêts à pactiser avec l'ennemi, la menace terroriste, l'impuissance de la justice). L'environnement de Batman / Bruce Wayne est également déliquescent ; et dans ce contexte anarchique, les personnages révèlent une nouvelle fois leur schizophrénie. Ceux qui agissent au nom du bien ont leur part obscure, secrète et tourmentée ; et inversement ceux qui représentent le mal ne se résument pas à des archétypes.

L'enjeu repose essentiellement sur les desseins de Bane (Tom Hardy), incarnation monstrueuse du mal qui souhaite mettre Gotham à feu et à sang. Mais les autres ne sont pas en reste : Anne Hathaway détermine bien l'ambiguïté du personnage de Catwoman/Selena Kyle qui peut se révéler à la fois complice et ennemie. Elle affirme un caractère indépendant et agit toujours en fonction de ce qui est le mieux pour elle. Joseph Gordon-Levitt défend John Blake avec une discrétion exemplaire. Ils sont tous parfaits mais aucun ne reproduit la performance hallucinée de Heath Ledger en Joker. A bien des égards, Nolan réussit une superproduction atmosphérique et apocalyptique, ancrée dans la réalité de la crise, parcourue d'images très fortes (la fameuse destruction du terrain de foot). Moins de mélancolie et de folie, mais plus de noirceur encore que dans "The Dark Knight". Quelques réserves cependant viennent tempérer l'enthousiasme : Marion Cotillard n'arrive pas à mettre Miranda Tate en valeur et le dernier quart d'heure repose sur des retournements de situation potentiellement discutables. Mais vu la facture de l'ensemble, supérieure à la majorité des blockbusters actuels, c'est broutilles.

 
The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

L'avis de Nicolas SCHIAVI

"Bruce Wayne est le véritable héros du film et il fallait beaucoup de courage aux deux auteurs pour faire un Batman de 2h45 avec aussi peu de chevalier noir."

 

Déjà auteur de la série "Person of Interest", concept fictionnel qui n'aurait jamais vu le jour sans le 11 septembre, le co-scénaristeJonathan Nolan poursuit dans la même veine politico-paranoïaque avec un long-métrage librement inspiré des fondations des années 2000 (Guerre en Irak, malversations boursières, printemps arabe...). Dans les mains de son frère et réalisateur Christopher, "The Dark Knight Rises" est donc devenu un objet audiovisuel marqué au fer rouge par son époque. Voilà pourquoi l'ombre de l'homme chauve-souris paraît si absente de cette œuvre dense et intense. Retranché dans son manoir ou à l'article de la mort, Bruce Wayne est le véritable héros du film et il fallait beaucoup de courage aux deux auteurs pour faire un Batman de 2h45 avec aussi peu de chevalier noir. Le cinéaste fait perdurer la légende du personnage en le démasquant et l'humiliant avant de le voir renaître. Avec l'humain au premier plan et le passé comme centre névralgique de l'intrigue, l'œuvre fait des liens directs avec les deux précédents opus sans se disperser.

De surprises en rebondissements, il manque seulement à "The Dark Knight Rises" un climax à la hauteur des deux premières heures du long-métrage et malgré des évanouissements scénaristiques étonnants à ce niveau de maîtrise, les enjeux dramatiques et la dureté du ton fascinent amplement. La construction rythmique, la finesse des relations humaines (le duo Alfred / Bruce Wayne est remarquable) et Catwoman en renfort sont autant d'atouts faisant rayonner la vraie surprise du film : Joseph Gordon-Levitt. En policier perturbateur des rouages de la machine Bane (Tom Hardy), il en impose. Loin de tout l'aura magnétique de la chauve-souris, l'acteur incarne la valeur morale la plus respectable de Gotham City et devient l'autre visage du sauveur des gratte-ciels. En ces temps de crises financières et de morosité ambiante, jamais les spectateurs n'ont autant eu besoin de super-héros. Ou au moins d'un héros ordinaire.

 

En bref, ce qu'il faut retenir de ces deux avis, c'est que "The Dark Knight Rises" est une nouvelle réussite et que Christopher Nolan a parfaitement rempli son contrat haut la main pour le plus grand bonheur des fans. Vous pourrez le découvrir en salles le 25 juillet prochain.

 

Commenter cet article

  • kev_mo : Un excellent film. Une fin sombre, dérangeante et haletante, qui surprend ! Dans le bon sens :

    Le 21/07/2012 à 10h56
  • willhunting_2 : De toute façon Nolan fait le film qu'il veut, si les gens veulent voir du super-héros, ya Spider-Man en ce moment, Batman n'est pas un héros, c'est un chevalier noir^^...c'est Bruce Wayne qui est à l'honneur dans ce film qui va sans doute plus se rapprocher d'un Batman Begins que des exploits de TDK.

    Le 20/07/2012 à 23h32
  • farila : Je pense que ce film veut montrer qu'on a besoin de héros. Pas d'un seul superhéros, mais de tout un chacun. C'est pourquoi on montre peu le DK. Sauver le monde? Sauvons nous nous-mêmes!

    Le 20/07/2012 à 22h15
  • farila : Le but de ce film, je crois, c'est de montrer que le monde a besoin de super héros, mais pas forcément de Batman! De tout un chacun! Donc je comprends pourquoi il y a moins de Batman! Et pourquoi un policier est mis en avant! Sauver le monde? Sauvons nous plutôt!

    Le 20/07/2012 à 22h12
  • dts.dolby : Vu. tres myen. c plus un film sur gotham et son devenir que sur batman. nolan a tue batman ds dark knight en lui faisant dire quil endosserait tous les meurtres de deharvey dent. et ds celui la c plus de lapocalypse, de la rebellion, des emeutes mais pas de batman. il est present a l'ecran que ds 3 scenes de 5 mn chacune. tres decu. mais en mm tps nolan avait place la barre tellement haut pour tdk et inception quil pouvait ke chutter par la suite.

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