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Titanic 3D : les secrets de la conversion

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le 03 avril 2012 à 08h00 , mis à jour le 03 avril 2012 à 09h37.
Temps de lecture
5min
Titanic de James Cameron

Titanic de James Cameron / Crédits : Twentieth Century Fox

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DossiersProducteur de Titanic et Avatar aux côtés de James Cameron, Jon Landau revient sur la conception des films à l'occasion de la sortie de Titanic 3D.

C'est en s'associant à James Cameron que Jon Landau est devenu une légende dans le métier de producteur. S'il a peu de films à son actif, ses choix et ses prises de risques en ont fait l'un des artisans d'Hollywood les plus respectés. Avec des succès publics et critiques en tant que co-producteur sur Chérie, j'ai rétréci les gosses et Dick Tracy, Jon Landau embarque sur le projet Titanic en 1997 avant de suivre le chemin des étoiles sur Solaris de Steven Soderbergh (produit aux côtés de James Cameron) et de participer activement à l'élaboration d'Avatar. A l'occasion de la sortie de Titanic en 3D, nous l'avons rencontré pour lui parler de son métier et revenir sur la conversion 3D du film culte.

 

Propos recueillis et traduits par Nicolas SCHIAVI

 

Titanic de James Cameron

On parle souvent de James Cameron en tant que génie visuel, de magicien des nouvelles technologies liées à l'image. Mais pourriez-vous le décrire en tant que scénariste et quels souvenirs gardez-vous du scénario de Titanic ?

Jon Landau) Avant d'être un technicien qui utilise des effets, James Cameron est un auteur. Il commence par écrire un mot et il finit en écrivant un mot. C'est ce qui le rend extraordinaire. Il ne perd jamais de vue son histoire et ses intentions. En ce qui concerne le script de Titanic, il y a une scène qui résonne en moi : quand Jack implore Rose de sortir de son cocon, de devenir un papillon. J'adore cette séquence parce que l'écriture est phénoménale. James Cameron est à la recherche de l'inconnu et il transmet cela à ses enfants. Ses valeurs sont celles de l'ouverture au monde. Le genre de valeurs qui nous permet de protéger la terre.

 

Une nouvelle génération de spectateurs va découvrir Titanic grâce à Titanic 3D. Que pensez-vous justement de cette génération qui est habituée à regarder des films sur un Ipad, un ordinateur ou un lecteur portable ?

JL) Je pense que ces personnes ont besoin de programme pour sortir de chez eux. Quand ils font l'éxpérience d'un film sur grand écran, comme Titanic ou Avatar, ils veulent la partager. Quand on regarde le même film sur un Ipad, on est isolé. Le partager rend cette expérience spéciale.

 

Il y a deux différents types de 3D, avec deux sortes de lunettes (passive et actives, ndlr) et deux écrans distincts. Laquelle préférez-vous ?

JL) Nous sommes agnostiques. Chaque exploitant fait comme il veut et c'est à eux de décider ce qu'ils préfèrent. . Ce que nous voulons, c'est pousser au maximum le niveau de clareté. Très souvent, la lumière est trop faible. C'est dû quelquefois au projecteur et pas nécessairement au système 3D.  Notre but est donc d'arriver à trouver le bon niveau pour une lumière claire en 3D.

 

Titanic de James Cameron

 

La 3D est-elle une évolution ou une révolution ?

JL) Je pense que c'est une évolution naturelle. Tout comme le son stéréo l'a été. Le son était façonné sur deux pistes, puis six, puis en surround... Cela va évoluer en dehors des salles du cinéma et toucher tous nos écrans. Nous voyons la vie en 3D. C'est un processus naturel.

 

Quel fut le plus gros défi de cette conversion ?

JL) Ce ne sont pas les choses qui paraissent évidentes. Ce sont les plus petites choses qui ont beaucoup de détails. Prenons par exemple la scène du dîner. Il y a des verres partout sur la table et cela brille de toutes parts. Il y a énormément de figurants dans l'arrière-plan. Chaque élément a besoin d'être placé dans un espace en 3D. Cela prend bien plus de temps qu'une séquence d'action qui va vite.

 

Y a-t-il eu un travail spécifique sur le son et la musique pour Titanic 3D ?

JL) Nous avons tenté de donner à l'espace sonore la meilleure spatialisation possible par rapport à la 3D. Nous avons réuni la même équipe d'artiste pour le remixage et nous avons fait revenir Gary Rydstrom. Mais nous n'avons pas opéré de changements radicaux. La musique de James Horner est toujours la même. Céline Dion reste Céline Dion.

 

Titanic de James Cameron

 

Pour revenir à votre carrière, vous avez produit plusieurs films de science-fiction. Vous sentez-vous particulièrmeent attaché au genre ?

JL) J'adore la science-fiction parce que je pense qu'elle nous permet de créer une métaphore du monde dans lequel nous vivons. Le public veut se divertir pour s'échapper. Si nous pouvons lui donner envie d'aller au cinéma avec ce genre, tant mieux.

 

Pensez-vous que faire de la 3D, c'est faire disparaître l'écran ?

JL) Je crois qu'il s'agit de créer une fenêtre sur un monde dans laquelle le public ne ressent plus l'écran. Il doit oublier qu'il est au cinéma.

 

Quelles sont les qualités qui font un grand producteur ?

JL) Je pense qu'un producteur qui fait bien son métier est quelqu'un qui sait s'entourer de personnes qui sont les meilleures dans leur domaine. Le succès de nos films est un hommage aux milliers de gens qui ont contribué à faire ses longs-métrages.

 

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