En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Une actrice de "True Blood" dans le film le plus fou de l'année

RLV photo par
le 17 septembre 2012 à 10h35 , mis à jour le 17 septembre 2012 à 16h20.
Temps de lecture
3min
The Oregonian, de Calvin Lee Harris

The Oregonian, de Calvin Lee Harris / Crédits : Tanzi Distribution

À lire aussi
News Ciné-Séries Calvin Lee Reeder a prouvé dans ses précédents courts métrages que le bon goût était l'ennemi de la créativité. Après avoir fait le tour des festivals, son premier long, "The Oregonian" sort mercredi dans les salles. Pour public averti.
Le réalisateur Calvin Lee Reeder s'est fait un nom grâce à des courts métrages inventifs et très singuliers ("Piledriver" en 2005, "Little Farm" en 2006, "The Rambler "en 2008). Explorant un fantastique Lynchien, où l'imagination du personnage principal devient sa pire ennemie, il a voulu mélanger humour cintré et zébrures gores, séduction de surface et miasmes pathologiques dans "The Oregonian", son premier long métrage, qui sort mercredi dans les salles.
Les plus courageux cinéphiles pourront découvrir ce voyage au bout de l'enfer irradié par une scream queen : Lindsay Pulsipher, échappée de la série "True Blood" et déjà présente dans les précédentes expérimentations de l'auteur.
 
Une sensation bizarre
L'histoire en deux mots ? Une jeune femme quitte la ferme dans laquelle elle a vécu et s'abîme dans un monde inconnu, plein de rencontres hostiles, de réminiscences obscures et de visions bizarres. Dit comme ça, ça ne veut rien dire. Et à dire vrai, "The Oregonian" se révèle assez abscons au bout de dix minutes. Affichant un mépris souverain envers les conventions usuelles du récit,  ce film ne raconte rien et ne nous épargne rien (agression sonore, pose gratuite, emprunts à David Lynch), mais ça fait partie de son charme.

C'est du cinéma alternatif et indépendant, abrasif et expérimental, avec une actrice (Lindsay Pulsipher donc) en guise de balise, pourvu d'une capacité à créer des images irréelles, à la fois angoissantes, drôles et fascinantes.

Le résultat ressemble à ces aberrations agressives des années 70, où les cinéastes faisaient semblant de prendre des substances illicites pour se penser artistes. Si à tout hasard vous avez vu et aimé "Last House On Dead End Street" (Roger Watkins, 1977), alors il y a de fortes chances pour que vous compreniez le plaisir très coupable de "The Oregonian".

 

Commenter cet article

      Nous suivre :
      "Fire challenge", le nouveau défi Facebook : une victime témoigne

      "Fire challenge", le nouveau défi Facebook : une victime témoigne

      logAudience