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Venise : l'hommage de Spike Lee à Michael Jackson


le 31 août 2012 à 16h44 , mis à jour le 31 août 2012 à 16h48.
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3min
Spike Lee au festival de Venise le 31 août 2012

Spike Lee au festival de Venise le 31 août 2012 pour présenter le documentaire hommage à Michael Jackson, "Bad 25" / Crédits : AFP/ GABRIEL BOUYS

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News Ciné-Séries L'album "Bad" de Michael Jackson est sorti il y a tout juste 25 ans, l'occasion pour Spike Lee de présenter à Venise un documentaire.

Le réalisateur américain Spike Lee a rendu hommage vendredi à Venise à Michael Jackson à l'occasion de la présentation sur le Lido d'un documentaire sur le King of Pop, intitulé "Bad 25", sorti à l'occasion du 25e anniversaire de la sortie de l'album "Bad". "Il y 25 ans jour pour jour sortait l'album Bad, et il y a deux jours c'était l'anniversaire de Michael, né le 29 août 1958", a rappelé lors d'une conférence de presse le réalisateur de "Malcolm X". Pour son documentaire, Spike Lee a recueilli les témoignages de pointures comme Martin Scorsese (réalisateur du clip "Bad"), Quincy Jones (le producteur de Jacko), Mariah Carey et Sheryl Crow, mais aussi de musiciens, danseurs et techniciens de talent qui l'entouraient. "On a voulu se concentrer sur la musique et le génie de Michael Jackson, c'était une opportunité de se plonger dans son processus créatif", a déclaré Spike Lee.


 
Alors que la tragédie humaine de Michael Jackson face à ses procès et à ses dépendances, ainsi que sa mort soudaine, ont obscurci sa sortie de scène, Spike Lee a cherché à montrer le caractère exceptionnel de cet artiste qui a vendu 100 millions d'albums avec "Thriller" et enchaîné sur un autre succès avec "Bad". "Comment faire pour donner une suite au succès phénoménal de Thriller, la
meilleure vente d'albums de tous les temps ? Michael était sous une pression énorme", a rappelé le réalisateur, qui pour ce film a bénéficié du soutien de la maison de disques et de l'entité gérant l'héritage de l'artiste. "On voit des choses dans ce documentaire que vous n'avez jamais vues nulle part ailleurs", dont des images filmées par le chanteur en personne, a-t-il souligné.


Spike Lee a lui-même reconnu la fascination qu'exerçait sur lui l'artiste disparu en 2009 : "J'ai grandi avec Michael Jackson à partir des Jackson 5. Je voulais être Michael Jackson : je me suis fait moi aussi une coiffure afro, mais je ne suis pas allé plus loin!", a-t-il plaisanté. Le réalisateur a aussi mis l'accent sur la capacité de travail de cet homme hors du commun: "On ne voyait pas la sueur et les larmes que lui coûtait son travail, on voyait seulement le produit final", a-t-il dit. Outre le chant, "la danse faisait partie de l'essence même de Michael (...) Fred Astaire et Gene Kelly étaient parmi ses plus grands héros", a-t-il déclaré.

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