En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
Rejoignez-nous sur Facebook
Retrouvez les coulisses de l'info TF1 et LCI et partagez les meilleures vidéos avec vos amis
Devenez fan

Call Me Fitz : Interview des producteurs Teza Lawrence & Michael Souther

Edité par
le 14 mai 2012 à 14h05 , mis à jour le 14 mai 2012 à 14h06.
Temps de lecture
5min
Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ... / Crédits : MPF Productions

À lire aussi
DossiersDepuis les coulisses de Call Me Fitz, les producteurs Teza Lawrence et Michael Souther oeuvrent aux côtés de la créatrice Sheri Elwood.
Après qu'ils aient écrit et produit la comédie un brun déjanté Finn on the Fly, distribuée au Canada en 2008 et réalisée par Mark Jean (à qui l'on doit notamment nombre d'épisodes de séries telles que Police Academy, La nouvelle famille Addams, 7 à la maison, ou encore Le Loup-garou du campus), c'est vers eux que s'est donc tournée la créatrice Sheri Elwood (Defying Gravity, Ready or Not, Chahut au bahut) pour donner naissance à un projet de longue date et de bien plus grande envergure... En combinant ainsi humour trash, quiproquos et situations de plus en plus imprévisibles autour d'un personnage principal pour le moins décalé, Call Me Fitz permet à Teza Lawrence et Michael Souther d'explorer des contrées qu'ils n'avaient encore jamais eu l'occasion de fouler... tout en combinant culot et ingéniosité depuis déjà trois saisons... et bientôt quatre.

Propos recueillis et traduits par Vivien LEJEUNE

 

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

 

Pouvez-vous nous parler des origines de la série ?

 

Michael Souther) Tout le mérite revient à Sheri Elwood. Elle aurait du être là, avec nous, mais elle a raté la connexion entre deux avions (rires)... L'idée est venue d'elle et de sa famille, en réalité. Ses frères sont vendeurs de voitures et ils ont grandement inspiré la création du personnage de Fitz. Mais bon, il est bien pire qu'eux tout de même (rires) ! Elle est venue nous trouver avec ce projet et nous l'avons développé ensemble. Nous avons obtenu que HBO Canada finance la série... et nous tournons déjà la troisième saison.

 

Teza Lawrence) Je pense que Call Me Fitz est arrivé vers nous juste au bon moment. Il s'agit d'une idée que Sheri avait depuis déjà un bon moment... Mais elle n'arrivait pas à convaincre quiconque de l'acheter ; dans la mesure où Richard Fitzpatrick est un tel antihéros. Pendant longtemps, les différents réseaux de diffusion sont restés plutôt réticents à l'idée de se laisser séduire par ce gars-là. En cela, nous avons été particulièrement chanceux de trouver un allié en HBO Canada, qui est véritablement ouvert d'esprit... Quant au fait d'engager Jason Priestley, cela relève du coup du siècle ! Il est lui-même un réel personnage... Il arrive avec tout un passif télévisuel et l'immense souvenir de Beverly Hills, dans laquelle nous l'avons tous aimé. Si bien que le redécouvrir aussi fou dans la peau de Richard Fitzpatrick est un véritable plaisir pour tout le monde.

 

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

 

Michael Souther) On a besoin de quelqu'un qui dispose du charme de Jason. C'est son capital sympathie qui fait en sorte de rendre son personnage appréciable chez les téléspectateurs.

 

Teza Lawrence) De plus, Nous traversons une période télévisuelle particulièrement intéressante... où les antihéros et les personnages les plus repoussants sont de plus en plus populaires. Explorer ce genre particulier qu'est la comédie sombre est quelque chose de passionnant.

 

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

 

Justement, quelle pourrait être la "recette miracle" pour rendre un tel personnage si attachant ? Comment travaillez-vous avec les scénaristes ?

 

Teza Lawrence) Il vous suffit d'engager Jason Priestley (rires) ! Je crois que pour qu'un personnage soit apprécié, antihéros ou non, et pour que les gens aient envie de le suivre, il faut qu'il soit réellement tridimensionnel. Vous devez le comprendre et lui octroyer suffisamment d'histoire et de substance pour que le public soit prêt à être embarqué n'importe où avec lui. C'est la principale force de Call Me Fitz... Richard Fitzpatrick est tellement bien dessiné. Oui, c'est un antihéros. Oui, il est détestable... Mais plus vous regardez la série et plus vous comprenez qui il est vraiment et pourquoi il agit de cette façon.

 

Michael Souther) Progressivement, vous l'humanisez. Et en faisant cela, vous pouvez même vous reconnaître en lui en dépit de tous ses défauts. Je crois d'ailleurs que c'est le cas de l'ensemble de nos personnages : ils sont humains, réels et tridimensionnels comme l'a si bien dit Teza. Vous finissez par dépasser ce qui le rend repoussant et par reconnaître un peu de vous-même en lui... Dès lors, vous acceptez d'entreprendre le voyage à ses côtés. Et pas seulement en compagnie de Richard, mais aussi de tous les autres. Une fois ce lien établi, en fin de compte, on les aime réellement.

 

Teza Lawrence) Richard est peut-être détestable, mais son père l'est plus encore... et sa mère est...

 

Ne me parlez pas d'elle... Elle me fait peur !

 

Teza Lawrence) Elle est horrible (rires) ! Mais là encore, une fois que vous sortez du contexte et que vous analysez leurs différentes histoires, vous comprenez pourquoi ils sont à ce point dérangés. On peut alors ressentir une certaine empathie. Ces personnes sont réellement brisées... Découvrir comment elles en sont arrivées là est tout simplement fascinant.

 

Michael Souther) Pour ce qui est du travaille avec les auteurs, je crois qu'il faut juste les encourager à atteindre les racines des personnages. Et c'est un art où Sheri excelle en compagnie de son équipe de scénaristes. Les laisser explorer toutes ces petites nuances qui en font de véritables êtres humains.

 

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

 

Au regard de la première saison, le personnage de Larry (Ernie Grunwald) et cette idée de conscience personnifiée qui vient hanter Fitz feraient presque de la série un programme à caractère fantastique. Alors, Richard est-il réellement passé dans la quatrième dimension ?

 

Teza Lawrence) C'est le grand mystère (rires) ! Personne ne sait si Larry est une véritable conscience ou bien s'il n'est qu'un fou ayant soudain décidé de suivre Richard partout où il va... On n'en sait vraiment rien. La réponse viendra ou ne viendra pas... Tout dépend de ce que voudra Sheri (rires) !

 

Selon vous, quel est le principal challenge que pose la création d'une série telle que Call Me Fitz ?

 

Michael Souther) Vous savez, il s'agit d'un programme au budget relativement bas et tous ceux qui participent à sa fabrication essayent de faire en sorte qu'il paraisse le plus gros possible. On espère lui conférer une certaine portée et la meilleure interprétation possible malgré ses contraintes financières. Nous essayons d'adopter un style visuel plutôt marqué et cinématographique... Call Me Fitz a de grandes ambitions et assez peu d'argent. C'est là notre principal défi. Mais, je crois qu'on s'en sort plutôt pas mal...

 

Teza Lawrence) Il n'existe pas un recoin de nos studios qui ne soit pas utilisé... Nous utilisons chacune de nos ressources à son maximum. Puis, nous recommençons (rires).

 

Call Me Fitz Saison 1 (2010), série créée par Sheri Elwood, avec Jason Priestley, Ernie Grunwald, Peter MacNeill ...

 

Pensez-vous que la série possède ce "petit quelque chose" qui peut la faire véritablement durer dans le temps ?

 

Teza Lawrence) Absolument. Je pense que faire de la télévision, c'est comme essayer d'enfermer un éclair dans une bouteille ou dénicher de l'or... C'est tellement difficile de parvenir à mettre tous les éléments en place pour qu'un public souhaite vous suivre et vous regarder. Et je crois que nous disposons de tout ce qu'il faut pour que le train puisse continuer d'avancer : une belle équipe, d'excellents comédiens, de brillants auteurs... Tous les éléments sont réunis pour que l'on puisse continuer. Nous l'espérons, en tout cas (rires) !

Commenter cet article

      Les dernières infos

      Nous suivre :
      WAT

        Foozap #003

      logAudience