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Focus série : Sherlock, plus intemporel que Doctor Who ?

Edité par
le 28 juillet 2010 à 00h01
Temps de lecture
5min
Série créée par Mark Gatiss et Steven Moffat en 2009. Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman et Rupert Graves.

Série créée par Mark Gatiss et Steven Moffat en 2009. Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman et Rupert Graves. / Crédits : BBC

DossiersLe nouveau responsable de Doctor Who réinvente Sherlock Holmes pour la BBC en le rendant encore plus intemporel qu'il ne l'était déjà...
Le nouveau responsable de Doctor Who réinvente Sherlock (Holmes) pour la BBC et le rend encore plus intemporel qu'il ne l'était déjà...

La question se posait déjà il y a de cela quelques mois, à l'occasion de la sortie du film de Guy Ritchie, et la voici de nouveau d'actualité juste après la diffusion du premier épisode de la nouvelle série écrite par Steven Moffat pour la BBC : à quoi bon proposer, une fois de plus, de nouvelles enquêtes du détective consultant le plus célèbre de tous les temps, alors que les extrêmement nombreuses adaptations précédentes semblaient avoir amplement fait le tour de la question ? Peut-être, tout simplement, parce que les mythes ne meurent jamais et que l'illustre Sherlock Holmes fait depuis longtemps partie de ces légendes à vocation éternelle... Pourtant, pas de Tardis ni de régénérations (malgré ses changements de visages à répétition) pour mieux lui permettre de voyager dans le temps ; n'empêche que Sherlock œuvre aujourd'hui dans le Londres contemporain avec une aisance déconcertante, toujours aux côtés du fidèle Docteur Watson, et entraîne avec lui toute une nouvelle génération d'adeptes de sa science de la déduction en ne manquant pas, au passage, de séduire même puristes les plus acharnés...

 

Sherlock. Une série créée par Steven Moffat, Mark Gatiss en 2009. Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman et Rupert Graves.

  

D'un docteur à l'autre
Tout comme dans le premier roman signé de Sir Arthur Conan Doyle, A Study in Scarlet (1887), c'est sur le retour du médecin militaire John Watson (Martin Freeman) que s'ouvre A Study in Pink selon Steven Moffat. Un premier épisode sous forme de relecture aussi inspirée que respectueuse ; puisant à la fois dans les moindres recoins des œuvres originales que ceux de l'inoubliable série produite par Granada Television, immortalisée par l'indétrônable interprétation de Jeremy Brett entre 1984 et 1994 et dont le réalisateur Paul McGuigan reprend même ici les valeurs de cadres et le mouvement du célèbre générique d'ouverture pour mieux présenter le fameux 221B Baker Street... Le docteur Watson rencontre donc, comme si c'était pour la première fois, l'intrigant Sherlock Holmes (Benedict Cumberbatch) dans un laboratoire du Londres contemporain avant de se lancer avec son nouvel "associé" sur les traces d'un talentueux tueur en série.

 

"La nouvelle série de Steven Moffat se découvre tel un véritable petit miracle et s'offre même le luxe de réussir là où le film de Guy Ritchie a échoué... Malgré la prise de risque évidente de transposer Holmes et Watson au 21è siècle, l'âme des personnages reste 100% authentique et, contre toute attente, Sherlock s'impose derechef comme l'une des meilleures adaptations de la vision originelle de Sir Arthur Conan Doyle"

 

Téléphones portables, ordinateurs, Internet... Autant de composants modernes qui viennent impeccablement se substituer aux ressources narratives classiques avec un naturel pour le moins déconcertant. Au-delà d'une écriture aussi maîtrisée que dynamique et des dialogues que l'on jurerait tout droit sortis des romans, les costumes, décors et sens de la réalisation jouent subtilement avec l'ensemble des codes précédemment établis en faisant montre d'une intelligence et d'une créativité tout simplement irrésistibles ; à l'image de ce que le (re)créateur avait déjà accompli avec Jekyll.

 

Mark Gatiss en 2009. Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman et Rupert Graves.

  

Dans la tête de Holmes
Si, dans le dernier film en date, Robert Downey Jr. faisait dans la voix off et dans l'anticipation pour mieux tenter d'expliciter visuellement cette science de la déduction, Benedict Cumberbatch est quant à lui judicieusement accompagné de sous-titres reflétant l'immédiateté de ses réflexions et analyses. L'idée est aussi précise qu'efficace et s'applique également aux nombreux échanges de SMS ou autres informations numériques venant parsemer un récit pertinemment remodelé telle une "simple" transposition où ces "petits plus" jouent à fond la carte de la modernité sans jamais dénaturer l'aura originelle des personnages et la saveur de leurs enquêtes.

 

Car en dehors de ces simples outils technologiques, rien ne change véritablement à Baker Street. L'agencement du salon, de la fenêtre, de la cheminée... tout est ici repensé à l'identique. Naturellement, la très patiente Mrs Hudson (Una Stubbs) et le trop souvent dénigré inspecteur Lestrade (Rupert Graves) sont également au rendez-vous ; tout comme la menace grandissante que représente l'arrivée future du mystérieux Professeur Moriarty. Malheureusement, Sherlock n'est pour l'heure annoncée "que" comme une minisérie de 3 téléfilms seulement... Espérons que l'avenir nous prouve le contraire.

Commenter cet article

  • : Une saison 2 est prévue pour l'automne 2011.

    Le 04/05/2011 à 16h22
  • cubitus : Par contre ce qui gonfle et qui avait déjà gonflé dans Jekyll c'est en effet le cliffhanger. J'ajouterais aussi que pour du Sherlock, je trouve la violence trop prononcée, surtout avec le dédain affiché des protagoniste, ce décalage est un peu trop malsain. Ca se retrouve dans d'autres séries britanniques comme Luther. Et le personnage qui joue Moriarti est juste insupportable.

    Le 29/04/2011 à 16h06
  • hasgarn : Surtout vu la fin du 3e épisode, si ça c'est pas du cliffanger, mais qu'est-ce que c'est alors ? vous l'aurez compris, ceux qui déteste les cliffanger, passez votre chemin, mais quelque part, tant pis pour vous ;p

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