
Comme avant, elle est célibataire, fume plus ou moins selon les jours, se force à hésiter entre thé et chardonnay pour systématiquement opter pour un petit verre de vin. Et comme toujours est obsédée par ses kilos et taraudée par mille et une questions sur l'amour. Et c'est sans doute pour ça que les femmes l'aiment. Parce qu'elle leur ressemble.
Bridget Jones "herself" a repris son journal dans les pages du quotidien britannique The Independent. Sa journée du dimanche 31 juillet ? "Verre d'alcool 6 (mais état d'urgence), cigarettes 9 (mieux), calories 5.824 (faible). Dix ans après l'avoir créée, Helen Fielding a recommencé jeudi sa colonne hebdomadaire dans les pages du quotidien britannique.
Tribulations
Pour les messieurs peu intéressés par l'existentialisme féminin ou pour ces dames en couple depuis des lustres donc peu sujettes aux déboires du célibat, bref pour tous ceux qui auraient échappé à la déferlante Bridget (les deux tomes de son journal ont été traduits en 30 langues et adaptés au cinéma avec René Zellweger et Hugh Grant), un rapide rappel des faits s'impose : Bridget vit à Londres et partage son temps entre son travail dans l'édition, ses amis et des interrogations sentimentales ayant pour objet son patron, Daniel Clever, ou Mark d'Arcy, l'avocat aristocrate de qui elle finit par tomber amoureuse. Avec un humour sans concession pour son héroïne, Helen Fielding décrit les hauts et les bas de Bridget, les bonnes résolutions qu'elle prend sans les tenir et son combat contre la norme du couple marié et fier de l'être.
Ses nouvelles aventures ne dérogent pas à la règle. Helen Fielding applique une nouvelle fois la recette qui avait fait le succès de sa chronique : conversations téléphoniques, aventures sexuelles accidentelles, et monologues intérieurs inspirés de l'actualité politique ou people. Le 31 juillet, par exemple, Bridget se demande si la récente tornade qui a frappé Birmingham et les poseurs de bombes inscrits dans les salles de sport branchées de Notting Hill ne sont pas une punition que Dieu lui infligerait pour être "une égoïste femme de carrière".
Le hic dans l'histoire c'est que pour se délecter des tribulations de mademoiselle Jones, il faut parler anglais. L'article est disponible en ligne sur le site de The independent pour la modique somme de une livre… Allez, c'est quand même moins cher qu'un paquet de cigarettes ou qu'un verre de chardonnay…
(Bridget Jones alias Renée Zellweger dans l'Age de Raison/DR)
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