© INTERNEL'académicien Angelo Rinaldi raconte, dans le Figaro littéraire publié jeudi, comment il est tombé par "hasard" sur le prochain roman, très attendu, de Michel Houellebecq, qu'il qualifie de "pétard mouillé".
"La Possibilité d'une île", livre de science-fiction entouré du plus grand secret et dont aucun critique n'a encore fait état, doit sortir chez Fayard le 31 août. Seule une infime poignée de journalistes, qualifiés par Angelo Rinaldi de "favoris dont on présume l'admiration", a déjà reçu l'ouvrage, comme c'est la coutume.
"Un humour à l'usage de quelques initiés" ?
Selon la version du directeur du Figaro littéraire, le livre (de 484 pages) "traînait sur un banc" d'un jardin parisien. "On a cent mille fois remarqué que le hasard sert souvent un journaliste. En la circonstance, s'il lui réserve une exclusivité, il n'a pas assuré son bonheur (...). Il n'y a rien qui soit plus aride, plus pauvret et plus obscur en même temps", estime Angelo Rinaldi.
L'académicien dévoile que ce roman mêlant "informatique, génétique, clonage" met en scène le "narrateur, Daniel, numéro 1" - grâce à l'ADN "répliqué", chacun a la possibilité de ressusciter - qui "erre sur une planète à l'aspect désolé dont on a modifié l'axe de rotation". "Elle est peuplée de 'néo-humains', les individus de l'ancien modèle (...). On tire sur eux pour s'amuser (...). Par peur de vieillir, (sa maîtresse) se suicide. (...) Daniel rencontre aussi un gourou qui promet la peau fraîche et l'orgasme en permanence à ses disciples rassemblés en congrès dans sa résidence fortifiée (...)", poursuit Angelo Rinaldi.
Le directeur du Figaro littéraire raconte encore que Daniel se fait tuer par l'ami d'une belle actrice qu'il a violentée. "On se demande si tout cela ne témoigne pas d'un humour à l'usage de quelques initiés", conclut Angelo Rinaldi, réputé pour le mordant de ses critiques.
Photo d'ouverture : Michel Houellebecq, ici au côté de Philippe Sollers - archives
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