Toujours en évolution, voici à quoi devrait ressembler le quartier de la défense en 2015. En 1985, la Défense comptait 1.408.000m2 de bureaux. Trente ans plus tard, on estime qu'il y en aura 3.650.000. © EPADEn un demi-siècle, La Défense, située à l'ouest de Paris, a vu de nombreuses tours sortir de terre. Aujourd'hui, ce sont 82 gratte-ciel qui composent le premier quartier d'affaires d'Europe. Mais les lieux se réinventent en permanence. En 2006, Nicolas Sarkozy a lancé un plan de relance qui prévoit la construction de cinq nouvelles tours, et sept autres doivent être détruites puis reconstruites.
Le Centre National des Industries et des Techniques (C.N.I.T.) est inauguré le 12 septembre 1958 mais il faut attendre 1966 pour que soit érigée la première tour, sur des plan d'un certain Jean Nouvel. Chaque génération a, depuis lors, laissé sa marque technologique et artistique.
La loi de l'open space
Les tours modernes prennent davantage en compte les besoins des utilisateurs : les espaces y sont décloisonnés pour offrir une grande flexibilité aux entreprises. Des espaces ouverts qui correspondent aux "formes managériales d'aujourd'hui", comme l'explique Jean-Paul Viguier, l'architecte des tours jumelles de la défense (EDF, Total et Framatome) et du projet de la Tour Majunga qui doit voir le jour en 2010.
Mais si de nouveaux bâtiments sont construits, certaines tours sont détruites plutôt que d'être rénovées. "Parce qu'il faut éviter de créer des friches verticales, il faut accepter que ce quartier se reconstruise en permanence sur lui-même", explique Jean-Paul Viguier. La structure même des bâtiments anciens ne permet pas toujours de les reconfigurer : difficile de faire sauter des murs porteurs pour créer de vastes espaces de travail. La destruction s'impose alors : c'est le cas de la tour Aurore qui ne survivra pas aux nouvelles contraintes.
Pour 1 million de M2 de plus
Plus prosaïquement, le choix de la reconstruction s'impose parfois pour des raisons purement économiques. Rénover coûte parfois plus cher que de détruire puis reconstruire. Sans oublier que reconstruire permet aussi de gagner en hauteur : des étages supplémentaires donc des mètres carrés en plus qui pourront être loués. Le plan de relance de 2006 doit d'ailleurs d'ajouter 930.000 m2 de surface aux trois millions de mètres carres déjà existants.
Autre raison de ces reconstructions : les tours nouvelle génération doivent allier "un meilleur confort de vie et un environnement plus écologique" comme le rappelle Jean-Paul Viguier. A une époque où la consommation d'énergies coûte cher, il faut que les nouvelles tours soient bien isolées pour consommer moins. "Les tours qui sont construites aujourd'hui sont capables de récupérer et redistribuer l'énergie", explique Jean-Paul Viguier dont la C'est la tour Majunga, qui doit voir le jour en 2010, sera dotée de jardins sur toute la hauteur : une source naturelle et gratuite d'humidité et d'air pour l'ensemble du bâtiment.
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