© Thibaut du Chelas/Garnison 501Thibaut, tombé du côté obscur
Star Wars va (re)ressortir... en 3D
La saga de George Lucas ressortira sur les écrans dès 2012 après avoir été convertie en 3D grâce à un procédé "dernier cri". La Menace fantôme ouvrira le bal.
Publié le 30/09/2010
Ne vous fiez pas à son sourire, Thibaut du Chelas fait partie de la Garnison 501, la garde rapprochée de Dark Vador. Il en fut même le commandant en chef pendant deux ans. Fasciné par l’univers Star Wars depuis l’âge de huit ans — il en a aujourd’hui 33, Thibaut décide de vivre pleinement sa passion en 1997, lors de la réédition spéciale de la trilogie au cinéma. Il se fabrique d’abord un costume de pilote de X-Wing (vaisseau rebelle donc gentil) avant de s’acheter sur Internet un kit de Stormtrooper (soldat de l’Empire donc méchant).
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| Thibaut du Chelas en Sandtrooper (photo : T. du Chelas) |
La sortie de l’Episode III, le 18 mai prochain, va permettre à la Garnison 501 de briller. D’abord, sur les grands boulevards parisiens pour l’ouverture vendredi de la Convention Star Wars (lire l’encadré ci-dessous) puis dimanche à Cannes. Un "clone" de Dark Vador et quelques soldats encadreront George Lucas et l’équipe du film lors de la montée des marches. Thibaut les accompagnera mais en civil. "J’ai récemment transformé mon costume de Stormtrooper en celui de Sandtrooper, qui fait plus ‘abîmé’. Cela m’a coûté ma place sur les marches !", sourit-il. Dans les forces de l’Empire, on ne badine pas avec l’uniforme.
Ludovic, dans la peau de George Lucas
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| Ludovic Siou et Vanessa Lafaille sur le tournage de L'Ordre Sith, en août 2003 (photo : L. Siou) |
En 2001, Ludovic et quelques amis décident donc de se lancer dans la production d’un court-métrage de 20 minutes, tourné en numérique. "On voulait éviter de faire un film centré uniquement sur un combat de sabres ou une énième histoire avec des ‘clones’ de personnages célèbres de la série", prévient l’instit. Quatre ans plus tard, le film dure 1h20 et mobilise plus de cent personnes dispersées dans toute la France, dont certaines ne se sont jamais rencontrées — magie de l’Internet. C’est que, du scénario aux costumes, en passant par les maquettes, l’équipe réalise tout elle-même. Sans oublier les effets spéciaux, qui apparaissent dans plus de mille plans du film, "soit plus que dans une production hollywoodienne", annonce avec un brin de fierté Ludovic. Certaines scènes sont tournées sur fond bleu, d’autres en décors naturels, en Bretagne et même à l’Eurospace Center en Belgique.
La bande-annonce et un making of du film seront présentés à la Convention Star Wars devant des centaines de fans et collaborateurs de George Lucas. Une belle consécration pour un projet "sans but commercial".
Patrice, le padawan devenu maître Jedi
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Patrice Girod, figurant dans |
Lorsqu’en 1987, George Lucas lance aux Etats-Unis le Lucasfilm Magazine, consacré à l’univers qu’il a créé (Star Wars, Indiana Jones…), Patrice "trouve l’idée géniale". Etudiant en école de commerce, sans aucune expérience de la presse, il lui adresse une lettre dans laquelle il indique vouloir sortir une version française de la revue. Contre toute attente, Lucasfilms lui accorde une licence. "Ils ont cru en moi. C’est la mentalité américaine", pointe-t-il. Reste à sortir la revue. Nouveau coup de bluff : Patrice annonce dans une revue de SF qu’il va lancer le Lucasfilm Magazine en France. A ce stade, rien n’existe. En une semaine, il reçoit 3.000 demandes d’abonnements ! Le premier numéro sort en 1995. Dix ans plus tard, le journal, bimestriel, compte 20.000 abonnés.
Travailler pour le groupe de George Lucas, c'est le rêve de tout fan. Non content d’avoir rencontré son "maître Jedi" à plusieurs reprises, le "padawan" (apprenti) Girod a eu l’occasion d’assister aux tournages de la seconde trilogie. Cerise sur le gâteau : en 1999, il a même fait de la figuration pour La Menace Fantôme. "A la fin du film, on voit des scènes de foule en liesse, explique Patrice. On m’a démultiplié pour interpréter des centaines d’habitants de Coruscant". Etre cloné pour Star Wars, un summum qui confère à Patrice Girod l’aura d’un maître Jedi.
Réunion au Grand Rex |
(1) "Lucas en personne choisit même son fan-film favori chaque début juillet lors des Fan Film Awards" à la Convention de la BD de San Diego, écrit Laurent Jullier dans Star Wars, anatomie d’une saga (Armand Colin, 240 pages, 28 euros). Un ouvrage très complet, aux frontières de la critique de film et de l’analyse sociologique.
photo : Une partie de la Garnison 501 (T. du Chelas/Garnison 501)
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