© DRIl n'a certainement échappé à personne que le dernier volet de la saga Star Wars, La revanche des Sith, sort sur les écrans cette semaine. Après la grande messe cannoise et la convention de fans à Paris, les cinémas français (957 copies au total au lieu des 800 annoncées) et quelques autres en Europe vont pouvoir accueillir les nombreux fans impatients de découvrir cet ultime aventure intergalactique, et ce avant même les Américains. Succès assuré pour le film, dont les séances tardives mardi soir dans pas moins de 300 cinémas affichaient complet.
Alors qu'une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi, Anakin Skywalker (Hayden Christensen), jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador.
Présenté à Cannes en avant-première mondiale dimanche, cet ultime opus de Star Wars est incontestablement le plus sombre de la "nouvelle trilogie" tournée à partir de 1999 et qui, dans la chronologie de la saga, précède les trois films sortis entre 1977 et 1983. Le scénario se concentre sur le destin tragique d'Anakin Skywalker, qui, après s'être laissé submerger par la peur, la haine et la colère, rejoint l'ordre rival des Jedi pour devenir Dark Vador, incarnation du Mal absolu. Sur le chemin de la corruption, Anakin, interprété de manière vénéneuse par Hayden Christensen, accomplit sans ciller des actes innommables, au milieu de paysages dominés par l'obscurité, illustrés par une musique angoissante. Considéré par George Lucas comme une parabole sur les menaces contre la démocratie, y compris aux Etats-Unis, La revanche des Sith clôt un cycle de près de 30 ans pour le réalisateur, scénariste et producteur, qui envisage de revenir à un cinéma moins commercial.
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