
Né le 8 décembre 1916 à Brooklyn (New York) et fils d'un des pionniers du dessin animé Max Fleischer, le créateur de Popeye et Betty Boop, Richard Fleischer a commencé par des études de médecine avant de changer d'orientation et étudier l'art dramatique à la Yale School of Drama. Sa carrière au cinéma a débuté en 1942 avec son entrée dans les studios de la RKO-Pathé à New-York. Il commence au département "actualités" puis réalise plusieurs court-métrages de la série "This is America". En 1943, il épouse Mary Dickson qui lui a donné trois enfants, Bruce (né en 1945), Mark (1948) et Jane (1953). Après la fin de la guerre et sa démobilisation en 1945, il accepte un contrat aux studios RKO à Hollywood. Il tourne de nombreux documentaires dont "Design for death" qui lui vaut un Oscar.
En 1946, il tourne son premier long-métrage, "Child of divorce" avec Sharyn Moffett et Regis Toomey, puis de nombreux films d'action à petit budget. Il s'essaye avec succès dans les films à suspense, comme "Bodyguard", co-écrit en 1948 avec Robert Altman, "L'Assassin sans visage" (1949) et "L'Enigme du Chicago-Express" (1952). Après un passage à la MGM, il gagne les studios Walt Disney qui lui permettent de tourner en 1954 "20.000 lieues sous les mers" avec Kirk Douglas et James Mason, suivi de "Les Vikings" (1958), le péplum "Barabbas" (1962) et le film de guerre "Tora! Tora! Tora!" (1972). Parallèlement aux films d'action, Richard Fleischer continue les films policiers avec "Les Inconnus dans la ville" (1955), "Le Génie du mal" (1959), "L'Etrangleur de Boston" (1968) et "L'Etrangleur de la place Rillington" (1971). Dans le domaine de la science-fiction, il a tourné "Le Voyage fantastique" (1966), "Soleil vert" (1973), "L'Extravagant docteur Dolittle" (1967) et "Amityville 3-D" (1983).
Dans un entretien à un magazine français il y a plusieurs années, il avait déclaré que "s'il fallait sauver un seul de mes films d'un incendie, ce serait 'Le Génie du mal'". "Ce n'est pas en effet un simple 'policier', mais un film qui, au-delà de la culpabilité ou de la non culpabilité, pose la question de la peine de mort", avait-il expliqué. Parmi ses films, un de ceux qu'il préfère est également "L'Etrangleur de la place Rillington". "J'avais fait reconstruire dans le studio l'authentique maison du crime avec ses objets d'époque. Et même pour la scène de la pendaison, j'ai fait appel à un véritable bourreau", avait-il raconté au quotidien français Le Figaro.
(Photo : une image du film "20.000 lieux sous les mers" - DR)
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