Al Gore dit sa vérité qui dérange à Cannes

le 20 mai 2006 à 20h07 , mis à jour le 20 mai 2006 à 20h20

L'ancien vice-président américain est venu à Cannes, samedi, présenter un film documentaire qui évoque les dangers du réchauffement climatique. Le candidat malheureux face à George W. Bush lors de la présidentielle de 2000 avait été le négociateur des Etats-Unis pour le protocole de Kyoto.

Quel avenir pour Al Gore ? © INTERNE

La Terre fait face à un "cas d'urgence planétaire" à cause du réchauffement climatique, a estimé l'ancien vice-président américain Al Gore, présent au festival de Cannes samedi pour la promotion du film documentaire "An inconvenient truth" (Une vérité qui dérange), qui relate son combat sur le sujet.

Selon Al Gore, les récentes catastrophes naturelles telles que l'ouragan Katrina sont les preuves de la gravité potentielle du réchauffement climatique. "Mère Nature participe désormais à ce débat d'une voix très puissante et convaincante", a déclaré Al Gore.

"Changer les mentalités"

"Katrina a été un signal d'alarme pour de nombreuses personnes qui avaient entendu des scientifiques prévoir que les ouragans allaient devenir de plus en plus dévastateurs", a-t-il ajouté, estimant que les Etats-Unis avaient manqué une occasion d'être indépendants dans leur production d'énergies fossiles après le 11 septembre 2001.

"Mon expérience m'a montré que je peux être utile à changer les mentalités des Américains et d'autres peuples à travers le monde sur ce cas d'urgence planétaire", a-t-il dit. "Au plus les citoyens seront conscients de la gravité de la situation, au plus ils seront en position de force pour exiger des politiciens qu'ils y répondent". Selon lui, les choses changeront quand les gens commenceront à réaliser que la planète se trouve à la croisée des chemins, avec "d'un côté un point de non-retour et la fin potentielle de l'humanité, et de l'autre l'espoir".

Al Gore, vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001 et candidat malheureux à sa succession face à George W. Bush en 2000, avait été le négociateur des Etats-Unis pour le protocole de Kyoto, qui fixe une réduction globale des gaz responsables du réchauffement atmosphérique. Conclu en décembre 1997, il est entré en vigueur en février 2005. Mais le président George W. Bush a refusé de ratifier ce protocole.

(Al-Gore/image d'archives/DR)

le 20 mai 2006 à 20:07
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18 Commentaires

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  • Youssef, le 20/05/2009 à 18h14

    Al Gore c'est le messie ! Je prie pour lui et pour nous, car il est le seul en qui nous puissions avoir aveuglément confiance. Les mots me manquent pour qualifier les autres hommes politiques actuels tellement ils font pâle figure devant lui. l'Espoir c'est Lui. Mais il faudra se dépécher, car après une certaine date, ça va être coton !!!

  • Dom, le 23/05/2006 à 08h27

    Bouh... j'ai honte, pan sur mon bec, re-merci Terry :-) C'était Kerry, oui

  • Vastre, le 23/05/2006 à 05h53

    Je crains fort que Monsieur Al Gore ait raison mais il combat en solo contre des intérêts très puissants. Jusqu'à la fin du mandat de Monsieur Bush, c'est sans espoir.

  • Terry, le 22/05/2006 à 17h17

    Dom, Paris: Al Gore n'a pas retourne sa veste, il a toujours ete en faveur du protocole de Kyoto. Mais le Vice-President ne participe pas au vote du Senat, sauf en cas d'egalite. Avec un vote a 95 contre 0, la question ne se posait pas. Tu confonds avec John Kerry, qui lui a effectivement vote contre Kyoto, puis n'a rien dit lorsque Clinton s'est assis sur le dossier pendant 3 ans, puis a joue une scene d'outrage bien orchestree lorsque Bush est arrive au pouvoir et n'a fait que constater que le traite ne pouvait etre adopte et l'a donc officiellement abandonne.

  • Dom, le 22/05/2006 à 14h08

    Il a bonne mine Al Gore de venir jouer les préoccupés du sort de la planète à Cannes, lui qui, à l'instar des représentants américains démocrates (merci Terry) avait refusé de signer le protocole de Kyoto !

  • Robert, le 22/05/2006 à 13h25

    Les choses changeront vraiment quand on se décidera à vendre un mètre carré au prix actuel d'un litre de carburant. Sinon, on continuera à parler pour ne rien dire. Quand je quitterai cette planète pour toujours, je laisserai à mes enfants, de beaux discours mais aucun acte puisque personne ne veut m'écouter.

  • Bob, le 22/05/2006 à 10h16

    Mojorisin, le franchouillard incontournable, pas un article sans une contribution obligatoire de cet acabit ? Mais arrêtez donc de blâmer sans cesse autrui, regardez-donc la poutre dans votre oeil : en France, notre électricité est à 80% d'origine nucléaire, les USA sont loin, très loin, derrière. En France, il est INTERDIT aux particuliers de recourir aux carburants verts, alors que dans le même temps notre super-écolo de président fait de grands discours à l'étranger pour réclamer que ceux-ci soient encouragés. La climatisation : ok, c'est un luxe, mais je vous invite à passer quelques jours aux USA aux heures chaudes, qui ne sont pas rares (et ce n'est pas nouveau...) et vous apprécierez ce luxe moderne. C'est vrai, en France c'est moins utile, encore que ça nous aurait peut-être évité de perdre 15 000 vieux en moins d'une semaine en 2003... Les moteurs gourmands ? Certes il y a aux USA des monstres de la route qui consomment outre mesure, ceci dit ça n'a rien à voir avec la situation d'il y a 20 ans. Aujourd'hui, le parc auto est en grande partie pris par les constructeurs asiatiques, qui vendent des véhicules bien plus sages. Bref, comme dit l'autre, allez voir sur place avant de donner un avis pré-digéré par la télé...

  • Farah.podemus.com, le 21/05/2006 à 23h36

    Marie,je crois qu'on a pas dû te mettre au courant...La Chine et la Russie polluent beaucoup,mais pas autant que les Etats Unis,qui rejettent la moitié des gaz à effets de serre produits dans le monde...Alors avant de proférer des affirmations totalement fausses,il faudrait se renseigner un peu plus...c'est pour cela que la ratification du traité de Kyoto par les 2/3 du Sénat américain est si importante...

  • Terry, le 21/05/2006 à 23h20

    Eric, Montpellier: c'est un fait que le President des Etats-Unis ne peut ratifier (qu'il le veuille ou non) un traite rejete par le corps legislatif. Pas plus que Chirac ne pourrait ratifier la Constitution Europeenne apres son rejet par referendum. Ce n'est ni une question de parti pris ni d'objectivite intellectuelle: c'est la loi. Pour votre information les archives des votes du Senat Americain sont des donnees publiques, encore faut-il savoir utiliser Google ou Yahoo...

  • Dauphin, le 21/05/2006 à 20h08

    La Chine, tout comme l'Inde, elle se tourne quand même à grande vitesse vers les énergies nouvelles... car de toute façon elle sait qu'elle n'a pas le choix. L'Europe a du retard en la matière, et les USA encore plus.

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