Sandra Freeman (ne) fait (plus) sa Croisette... dernière

Par Par Sandra FREEMAN avec Olivier CORRIEZ, le 29 mai 2006 à 16h15 , mis à jour le 29 mai 2006 à 17h53

Sandra Freeman n'est plus à Cannes, elle est rentrée ce matin à Paris. Avant de prendre un peu de recul, elle nous livre ses dernières impressions à chaud.

Sandra Freeman cannes 22 mai © TF1/LCI Cannes 2006 Sandra Freeman

LCI.fr : A quelle heure tu as eu connaissance du palmarès et quelle a été ta première réaction ?

Sandra Freeman : On a eu le tout vers 17h30 et je me suis dit c'est cool, je vais pouvoir préparer les directs. En fait ça m'a fait ni chaud, ni froid. En règle général, il y a toujours à redire : si c'est consensuel, les festivaliers disent qu'ils auraient préféré de l'audace et quand c'est pas consensuel, on entend les mêmes dire que cela pourrait être plus proche de ce qu'attend le public.

LCI.fr : Ta meilleure interview pendant la quinzaine ?

S.F. : Celle de Florence Aubenas qui réagit au palmarès. Je lui demande ce qu'elle en pense : "si vous voulez mais j'ai vu aucun film !"

LCI.fr : Finalement Ken Loach palme d'or, "Le vent se lève" faisait partie des films qui t'ont marqués...

S.F. : C'est un super bon film. Bon, il fallait quand même se coltiner deux heures de souffrances d'Irlandaises qui se font violer... Mais à part ça c'est un très beau film.

LCI.fr : Marie-Antoinette, on lui a coupé la tête...

S.F. : Elle est surtout tombée dans les oubliettes.

LCI.fr : Pedro Almodovar a eu un lot de consolation...

S.F. : De toutes les manières, il l'a eu pendant le tournage de Volver avec Penelope Cruz. Il a déclaré : "c'est les plus beaux seins du cinéma".

LCI.fr : En parlant de poitrine, le plus beau décolleté de la Croisette cette année ?

S.F. : Celui d'Emmanuelle Seigner lors de la remise de prix dimanche soir. Mais lundi matin à l'aéroport, c'était nettement plus couvert.

LCI.fr : Le film que tu retiendras de cette quinzaine ?

S.F. : "Babel"... très beau film, magnifique. A la sortie de la projection on retient le message : "la connerie est universelle". La mondialisation est partout. Quand tu te blesses à Tokyo, t'as mal au Mexique. Au final, on se dit que ça sert à rien de faire des gosses. On ressort quand même déprime. D'autant qu'il fait partie des films que j'ai vu lors des séances de rattrapages de dimanche juste après "Flandres" de Bruno Dumont qui est tout aussi déprimant.

LCI.fr : Au fait, t'as réussi à boire ton café ?

S.F. : J'y vais juste maintenant !!!

Par Par Sandra FREEMAN avec Olivier CORRIEZ le 29 mai 2006 à 16:15
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