"The Queen", la mort de Lady Di vue par Elizabeth II

le 18 octobre 2006 à 10h16 , mis à jour le 18 octobre 2006 à 16h01

L'attitude de la reine Elizabeth II lors de la mort de Lady Di est le point de départ de "The Queen", le film décapant de Stephen Frears. Au rang des nombreuses sorties, on citera le docu-fiction "La Citadelle Assiégée", un film d'anticipation, un film d'horreur décalé, un film d'animation à gros budget ou encore Daniel Auteuil en Napoléon.

TF1/LCI Helen Mirren The Queen Stephen FrearsHelen Mirren dans le film "The Queen" © Laurie Sparham/Granada Screen-Pathé Renn Prod.

- The Queen, de Stephen Frears (Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, 1H39) avec Helen Mirren, James Cromwell, Alex Jennings

  • Naomi Watts est la nouvelle Lady Di

    L'actrice australienne d'origine britannique Naomi Watts va jouer le rôle de la princesse Diana dans un film relatant les deux dernières années de sa vie, ont annoncé jeudi les producteurs.

    Publié le 10/02/2012 Naomi Watts est la nouvelle Lady Di
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Eté 1997. La populaire princesse de Galles, Lady Diana, meurt brutalement dans un accident de voiture à Paris, après avoir été prise en chasse par des paparazzi : la nouvelle surprend la famille royale en pleine nuit... Si le prince Charles (Alex Jennings), bien que divorcé de Diana, est ravagé par la douleur, les autres membres de la famille royale ont les yeux secs et le verbe lapidaire. Malgré son fin sens politique, la reine Elizabeth II (Helen Mirren, dont l'interprétation toute en nuances a été couronnée au festival de Venise) exige que les funérailles de Diana restent privées, sous-estimant l'ampleur de la tristesse de la population. Tony Blair, fringant Premier ministre travailliste fraîchement élu n'est pas de cet avis, les tabloïds non plus... Très drôle avec ses dialogues décapants et sa mise en scène enlevée, "The Queen" offre un portrait au vitriol d'une famille royale cynique et déconnectée des réalités.


- Les fils de l'homme (Children of men) d'Alfonso Cuaron (Etats-Unis, 1H50) avec Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine
Dernier opus du Mexicain éclectique et surdoué Alfonso Cuaron, auteur de "Y tu mama tambien" en 2001 et de "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban" en 2004, "Les fils de l'homme" est un film intelligent, violent sans exalter la violence, plein de suspense et souvent drôle. Il offre la vision hallucinée d'un monde étrangement proche - l'action est située en 2027 - o riches et pauvres se livrent une guerre sans merci. Un monde apocalyptique o les hommes sont devenus stériles, où l'Occident opulent et égoïste fait une guerre totale au reste du monde, mitraillettes, barbelés et chars à l'appui, le condamnant au chaos. Dans cet univers abominable, Theo, jeune bureaucrate à la vie tranquille (Clive Owen, excellent) plonge bien malgré lui dans une périlleuse clandestinité pour la sauvegarde de l'humanité, avec l'aide de Jasper, idéaliste hippie (Michael Caine délicieusement déphasé), et de son ex-compagne, Julian (Julianne Moore).

- Les rebelles de la forêt (Open season), film d'animation de Jill Culton (Etats-Unis, 1H30) et deuxième long-métrage animé des studios Sony Pictures Animation
Depuis la nuit des temps, l'homme a toujours régné sur la forêt, mais cette fois, les choses pourraient bien changer. Boog, ours apprivoisé et fier de l'être, voit sa vie paisible bouleversée par sa rencontre avec Elliot, cerf sauvage aussi maigrichon que bavard. Elliot arrive à convaincre Boog d'abandonner sa vie de rêve auprès de Beth, la ranger qui l'a élevé depuis qu'il est ourson, pour aller "vivre en liberté dans la nature". Mais le hic, c'est que Boog ignore tout de la vie sauvage...

- Severance de Christopher Smith, avec Danny Dyer, Laura Harris, Claudie Blackley
Un groupe de cadres commerciaux d'un fabriquant d'armes britannique, Palisade Defense, invités à un séminaire de motivation au fin fond d'une forêt hongroise. Les premiers désagréments surviennent lorsque, abandonnés par le chauffeur de leur autocar à l'orée d'un bois, les employés découvrent une baraque abandonnée en lieu et place du luxueux chalet qu'on leur avait promis. Très vite, ils découvrent qu'ils sont la cible d'un commando sanguinaire, qui a truffé la forêt de pièges. Deuxième long métrage du Britannique Christopher Smith, "Severance" est un film d'horreur qui allie avec succès suspense, gore et humour décalé.


- La citadelle assiégée docu-fiction de Philippe Calderon (France, 1H25)
Tourné avec de vrais animaux, ce documentaire met aux prises, d'un côté, les termites et, de l'autre, les fourmis magnans, insectes aux mandibules acérées, guerrières agressives, créatures qui semblent tout droit sorties d'un film d'épouvante. Selon son réalisateur, "La citadelle assiégée" est "visuellement un film de guerre qui rappelle certains films de science-fiction".

- Napoléon (et moi) de Paolo Virzi (Italie, 1H40), avec Daniel Auteuil, Monica Bellucci
Martino Papucci est un jeune révolutionnaire qui rêve chaque nuit d'assassiner son ennemi préféré, Napoléon Ier. Lorsque Bonaparte débarque en exil sur son île, Elbe, en 1814, Martino y voit un signe du destin. Las, s'il est engagé comme "écrivain-secrétaire" personnel de l'empereur, toutes ses tentatives d'assassinat échouent lamentablement. Le jeune homme finit même par se laisser désarçonner par un Napoléon usé, triste et tourmenté... qui va toutefois lui voler sa maîtresse (Monica Bellucci) lors de sa fuite d'Elbe. Présenté hors concours au premier Festival de cinéma de Rome (13-21 octobre), le film revisite avec humour le séjour sur l'île d'Elbe de l'empereur incarné par Daniel Auteuil.

- L'école pour tous d'Eric Rochant (France, 1H37) avec Arié Elmaleh, Elodie Navarre, Vincent Desagnat, Noémie Lvovsky
A trente ans, Jahwad, "bac moins huit" et quatre fois redoublant, exaspère sa famille et la police le recherche. Un jour, une occasion inespérée lui est offerte, celle de retourner au collège. Tout irait pour le mieux s'il n'était ce léger détail : Jahwad a pris la place du prof... Jahwad est incarné par Arié Elmaleh, comédien et frère de l'humoriste et acteur Gad, au côté duquel il interprétait "Vanessa", romantique et extravagante chanteuse travestie dans "Chouchou". Arié, qui s'est forgé une popularité en tournant des spots publicitaires absurdement décalés pour un opérateur de téléphonie mobile, laisse épanouir son talent comique dans ce qui est son premier grand rôle au cinéma.

- O Jérusalem d'Elie Chouraqui (France, 2H08) avec Saïd Taghmaoui, J.J. Feild, Patrick Bruel
Adaptation du livre éponyme de Dominique Lapierre et Larry Collins (1971), le film raconte l'origine du conflit israélo-palestinien lors de la partition de 1947. Deux amis, Saïd Chahine, Palestinien de Jérusalem, et Bobby Goldman, juif ashkénaze de New York, mènent une vie insouciante dans la Big Apple d'après-guerre. Mais le destin les rattrape et ils se retrouvent à Jérusalem, toujours frères, mais ennemis. Car après les premiers attentats, sionistes et antisionistes, en 1946, la partition décidée par l'Onu l'année suivante plonge la Palestine dans la guerre civile, les Arabes promettant de "jeter les juifs à la mer". Si la leçon d'histoire est efficace, le film l'est moins.

Et aussi :
- Bamako, d'Abderrahmane Sissako (France, Mali, Etats-Unis, 1H58), avec Aïssa Maïga, Tiècoura Traore
- Café transit de Kambozia Partovi (Iran, France, 1H45), avec Fereshteh Sadre Orafaei, Parviz Parastoei
- Ces rencontres avec eux (Quei loro incontri) de Danièle Huillet et Jean-Marie Straub (France, 1H08), avec Angela Nugara, Vittorio Vigneri
- Patate, quatre court-métrages et un moyen métrage d'animation de Sylvain Vincendeau, Claude Barras, Isabelle Favez, Pierre-Luc Granjon, Damien Louche-Pélissier (co-réalisé avec Benoît Chieux)
- Lucky Girl de Donald Petrie (Etats-Unis, 1H43), avec Lindsay Lohan, Chris Pine

le 18 octobre 2006 à 10:16
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1 Commentaires

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  • DAUPHINET, le 22/10/2006 à 20h46

    Je n'ai pas vu le film mais irai le voir à cause d'Helen MIRREN, que je connais bien par ses performances d'active dans susmect n°1, axtuellement sur canal jimmy et anciennement sur TMC. Superbe actrice britannique dont le talent explose dans les téléfilms, très discrète elle mériterait beaucoup plus de publicité car elle est une véritable artiste. eLLE; Que ce soit le cinéma britannique ou les téléfilms les réalisateurs ont une facon de filmer les visages qui n'appartient qu'à eux. le film doit refléter , je pense, ce qui a été écrit au moment de la mort de Diana et j'irai le voir. je crois que d'ores et déjà ce sera le plus grand succès d'audience de ce dernier trimestre. parlez aussi de David Suchet, sublime Hercule POIROT sur le petit écran, les acteurs de Frost, MORSE ETC;;; A bientôt sur le net

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