Charlotte Rampling et Jean Rochefort dans le film "Désaccord parfait" © Gaumont- Désaccord parfait d'Antoine de Caunes (France, 1H31) avec Jean Rochefort, Charlotte Rampling, Isabelle Nanty
Les organisateurs du Batar - équivalent des Césars français - à Londres "arrangent" les retrouvailles d'Alice d'Abanville, célèbre comédienne de théâtre londonienne et de Louis Ruinard, réalisateur français dont la gloire remonte aux années 70, avec Alice pour égérie. Mais l'ex-couple glamour n'a aucune envie de se retrouver, trente ans après une séparation brutale... Une comédie qui réunit pour la première fois les acteurs Jean Rochefort et Charlotte Rampling, signée par Antoine de Caunes. L'ex-présentateur TV d'émissions culte - "Les Enfants du rock" sur Antenne 2 puis "Nulle part ailleurs" sur Canal + -, a joué depuis dans une demi-douzaine de films, et signé deux autres longs métrages: "Les Morsures de l'aube", adaptation d'un roman de Tonino Benacquista, et "Monsieur N", sur la mort de Napoléon.
- Le Dahlia noir de Brian de Palma (Etats-Unis, 2H00) avec Scarlett Johansson, Hilary Swank, Aaron Eckhart, Josh Hartnett
Flics ripoux, tueurs maniaques et starlettes à la dérive tout droit sorties des bas-fonds du Los Angeles des années 40 peuplent l'univers sombre et vénéneux du "Dahlia noir", adaptation très attendue du polar de James Ellroy réalisée par Brian de Palma. Los Angeles, 1947. Deux policiers et ex-champions de boxe au caractère opposé, Lee Blanchard et Bucky Bleichert (Aaron Eckhart et Josh Hartnett), enquêtent sur le meurtre d'une starlette, Elizabeth Short, surnommée "le Dahlia noir", dont le cadavre a été découvert atrocement mutilé. Une enquête qui sera synonyme de descente aux enfers pour les deux hommes. Nouvel opus de Brian de Palma ("Carrie", "Scarface", "Les Incorruptibles"...) visuellement splendide, interprété par des acteurs convaincants et fidèle à l'esprit d'Ellroy.
- C'est beau une ville la nuit de Richard Bohringer (France, 1H30) avec Richard Bohringer, Romane Bohringer, Robinson Stévenin
Pour son premier long métrage, l'enfant terrible du cinéma français réalise un rêve en portant à l'écran sa propre vie à peine romancée, adaptation fidèle de son roman publié en 1988. Tout à la fois biographie filmée, parfois fictive, et "road-movie" attachant, balisé de drogues, d'errances, d'amours, de musiques et d'envolées poétiques à l'image de son héros, ce récit initiatique est en forme d'hymne à la vie. Tout commence quelque part dans le Paris populaire. Les assoiffés et âmes en peine se retrouvent au "Bar de la Dernière Chance" pour refaire le monde. Richard, bluesman en quête d'une vie choisie et non subie, décide d'embarquer sa fille et ses potes dans un périple qui les conduira de Ménilmontant au Sénégal, devenu la patrie de coeur de l'acteur. Annie Girardot, Paul Personne, Farid Chopel et Annie Cordy font des apparitions.
- Les fragments d'Antonin de Gabriel Le Bomin (France, 1H30) avec Grégori Derangère, Anouk Grinberg, Aurélien Recoing
Première guerre mondiale. Cinq prénoms inlassablement répétés, cinq gestes obsessionnels, cinq moments de guerre: si Antonin est revenu des combats sans blessures apparentes, la sienne est intime, intérieure, enfouie. En 1919, le professeur Labrousse, pionnier dans le traitement des chocs traumatiques de guerre se passionne pour le cas d'Antonin. Sa méthode, nouvelle et controversée, doit lui faire revivre les moments les plus intenses de sa guerre afin de l'en libérer. Ce film est le premier long métrage de Gabriel Le Bomin, auteur de plusieurs documentaires et courts-métrages.
- Nouvelle chance d'Anne Fontaine (France, 1H30), avec Danielle Darrieux, Arielle Dombasle, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc
Quatre personnages aussi dissemblables que possible : Odette Saint-Gilles, vieille actrice oubliée dans un centre d'accueil social, Augustin Dos Santos, garçon de piscine à l'hôtel Ritz, Bettina Fleischer, héroïne de feuilleton populaire et Raphaël, jeune homme à la beauté troublante, auront-ils la chance d'assouvir leurs rêves ? Pour "Nouvelle chance", son dernier film, Anne Fontaine ("Nettoyage à sec", "Comment j'ai tué mon père") a transposé la pièce de théâtre "Les Salons" de Bernard Minoret et Claude Arnaud, elle-même inspirée de la correspondance de Madame du Deffand et Julie de Lespinasse. "C'est la chronique d'un rapport passionné et destructeur entre deux femmes, dans le contexte brillantissime des salons du XVIIIe siècle", dit la réalisatrice.
Et aussi :
- Shortbus de John Cameron Mitchell (Etats-Unis, 1H42) avec Paul Dawson, PJ DeBoy, Sook-Yin Lee
- Libero de Kim Rossi Stuart (Italie, 1H48) avec Kim Rossi Stuart, Barbara Bobulova
- Princesas de Fernando León de Aranca (Espagne, 1H43) avec Candela Pena, Micaela Nevarez
- Toi, moi et... Duprée d'Anthony et Joe Russo (Etats-Unis, 1H49) avec Owen Wilson, Kate Hudson, Matt Dillon
- Vivre dans la peur d'Akira Kurosawa (Japon, 1H53, tourné en 1955 et inédit en France) avec Toshiro Mifune, Takashi Shimura
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