Sylvester Stallone et Antonio Tarver dans le film "Rocky Balboa" © Twentieth Century Fox- Rocky Balboa de Sylvester Stallone (Etats-Unis, 1H45) avec Sylvester Stallone, Burt Young, Antonio Tarver, Milo Ventimiglia
Rocky, l'ex-champion du monde de boxe, a vieilli. A 60 ans, il vivote à Philadelphie, où il a ouvert un petit restaurant italien dans lequel il divertit les clients en racontant ses combats. Silhouette voûtée encore auréolée de gloire, il parcourt dans sa camionnette de livraisons le quartier populaire de sa jeunesse gangrené par la pauvreté, en compagnie de Paulie, son beau-frère et ami. Rocky vit seul depuis le décès de sa femme Adrian, emportée par un cancer. Un jour, un programme télévisé imagine de le confronter au champion du monde en titre dans un combat virtuel sur ordinateur. Pris de nostalgie et otage d'une colère sourde depuis qu'il a quitté le ring, Rocky décide de relever le défi.
La nostalgie est au rendez-vous de ce Rocky Balboa qui parle du combat, aux résonances autobiographiques, qui oppose le héros à la vieillesse. Ecrit, joué et réalisé par Stallone trente ans après le premier Rocky qui avait remporté l'Oscar du meilleur film en 1976, ce 6e épisode des aventures du boxeur sera le dernier, selon son auteur.
- Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier (France, 1H56) avec José Garcia, Marie Gillain, Lucas Belvaux, Olivier Gourmet, Nicolas Cazalé
Dans des immeubles de Paris, on retrouve des signes cabalistiques étranges (un 4 à l'envers et les lettres c, l et t) peints sur toutes les portes d'entrée sauf une. Policier intuitif, Jean-Baptiste Adamsberg sent qu'il y a là plus qu'une banale affaire de tags. En effet, chaque occupant des appartements sans le 4 à l'envers est retrouvé nu et couvert de plaques noires, frappé d'une mort que les médecins n'expliquent pas. Le commissaire subodore un lien avec les lettres mystérieuses, quelquefois même en latin, lues par le crieur des rues Joss Le Guern sur une place des Halles, à Paris. Adamsberg commence à traîner dans le quartier... L'adaptation réussie de l'un des meilleurs polars de la populaire romancière Fred Vargas.
- Bobby d'Emilio Estevez (Etats-Unis, 1H52) avec Anthony Hopkins, Sharon Stone, Demi Moore, Helen Hunt, Martin Sheen, Emilio Estevez, Harry Belafonte, Lindsay Lohan
Ce film-patchwork suit vingt-deux personnages. Leur point commun : ils travaillent ou résident à l'Ambassador Hotel, où Robert F. Kennedy a été abattu le soir de sa victoire aux primaires du Parti démocrate de Californie, le 5 juin 1968. Bobby suit leurs faits et gestes, de l'aube jusqu'au coup de feu de Sirhan Sirhan qui ôta la vie au sénateur, près de cinq ans après l'assassinat de son frère John, président des Etats-Unis. Parmi eux, des cuisiniers latinos en butte au racisme de l'encadrement blanc de l'hôtel, des adolescents amateurs de LSD, une vedette alcoolique et une jeune fille prête à contracter un mariage blanc pour éviter la guerre du Vietnam à un camarade. Pour tous, le discours humaniste de Robert F. Kennedy représente l'espoir d'une vie meilleure, et d'une Amérique ouverte à la justice sociale et plus tolérante.
Un film émouvant et très remarqué au dernier festival de Venise, qui brosse avec nostalgie le portrait d'une Amérique démocrate bouleversée par l'assassinat de Robert Kennedy. Et le retour au cinéma d'Emilio Estevez, 44 ans, fils de Martin Sheen, qui avait signé Men at work en 1990 et The war at home en 1996, avant de passer à la réalisation de téléfilms.
- Les ambitieux de Catherine Corsini (France, 1H30) avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Veber, Gilles Cohen
Editrice, Judith Zahn tombe sous le charme de Julien (Eric Caravaca) jeune écrivain prometteur, qui la trahira en publiant un roman inspiré de l'histoire intime de sa famille. Judith décide de se venger. Huit ans après "La nouvelle Eve", Catherine Corsini retrouve la comédienne Karin Viard et brosse un nouveau portrait de femme.
- Little children de Todd Field (Etats-Unis, 2H20) avec Kate Winslet, Jennifer Connelly, Patrick Wilson
Une banlieue bourgeoise de la côte Est qui rappelle celle de la série télévisée Desperate Housewives, est paniquée par l'arrivée d'un exhibitionniste tout juste sorti de prison. Deux voisins, Sarah et Brad, tous deux malheureux dans leur mariage et parents d'enfants en bas âge, entament une liaison adultérine. Deuxième film du réalisateur, comédien et photographe Todd Field, après In the bedroom avec Sissy Spacek, cinq fois nominé aux Oscars 2002, Little Children a été chaleureusement accueilli au dernier festival du film américain de Deauville, où il était en compétition.
Et aussi :
- L'étoile imaginaire de Gianni Amelio (Italie, 1H44) avec Sergio Castellitto, Tai Ling
- La Sagrada familia de Sebastian Lelio Campos (Chili, 1H39) avec Nestor Cantillana, Sergio Hernandez
- Les âmes errantes documentaire de Boris Lojkine (documentaire, 1H24)
- Dol ou la vallée des tambours d'Hiner Saleem (Kurdistan, France, 1H30) avec Nazmi Kirik, Belçim Bilgin
- Les petites vacances d'Olivier Peyon (France, 1H30), avec Bernadette Lafont, Claude Brasseur, Adèle Csech, Lucas Franchi
- Pingpong de Matthias Luthardt (Allemagne, 1H29) avec Sebastian Urzendowsky, Marion Mitterhammer
- En avant, jeunesse de Pedro Costa (Portugal, France, Suisse, 2H35) avec Ventura Vanda Duarte, Beatriz Duarte, Gustavo Sumpta
- La vallée des fleurs de Pan Nalin (France, Allemagne, Inde, 2H00) avec Mylène Jampanoï, Milind Soman
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