Jean-Claude Brialy : "Je n'aime pas tout le monde. J'ai l'élégance de ne pas parler des gens qui sont moches." © TF1/LCIRéactions dans le milieu du spectacle :
- Robert Hossein (sur LCI) : "Jean-Claude, c'était la générosité, la folie, la passion, la sensibilité, la fidélité en amitié, la disponibilité, la tendresse, mille et mille choses... On était copains de régiment. C'était un homme de théâtre exceptionnel, un bon directeur, un metteur en scène formidable..."
- Pierre Arditi (sur LCI) : "Il n'était pas mondain, il était courtois. Il était d'une grande fidélité". Saluant également "un homme à l'acidité brillante", l'acteur a commenté : "C'était mon héros quand j'étais jeune".
- Jeanne Moreau (sur RTL) : "Jean-Claude est comme un jeune frère pour moi et je regrette qu'il soit parti avant moi". L'actrice gardera de lui l'image du "jeune homme quand il est venu dans ma loge il y a bien des années", son "sourire, sa générosité, son élégance".
- Claude Lelouch (sur RTL) : "Quand je voulais savoir quelque chose sur ce métier j'appelais Jean-Claude. Il connaissait tout, l'humeur, la santé des gens, c'était une bête de curiosité (...). A chaque fois qu'il arrivait sur un plateau, il faisait cadeau à 100% de ses cicatrices, de son savoir faire, de tout (...). Je suis très triste".
- Line Renaud (sur RTL) : "C'est un frère qu'on perd, je pense que le monde du spectacle est en deuil (...). Il était un homme aux talents multiples. Je ne sais pas qui reprendra Les Bouffes Parisiens, mon souhait c'est que ça s'appelle à jamais Les Bouffes Parisiens Jean-Claude Brialy".
- Philippe Bouvard (sur RTL) : "Je suis effondré car c'est un ami de 50 ans. (...) C'est un homme qui n'a jamais déçu personne et qui n'avait aucun défaut (...). Il s'est tué au travail, parce qu'il faisait tout (...), il savait tout faire, il faisait bien, et en même temps il faisait beaucoup de bien autour de lui".
- Philippe Labro (sur RTL) : "Ce qui m'a le plus frappé chez lui (...), c'est son incroyable présence amicale, c'est-à-dire sa générosité. Toujours là quand ça va pas aussi bien pour ceux de son métier que pour des inconnus (...). Il a tout fait. Brialy c'est un homme de spectacle. Mais le souvenir que ses copains, ses amis, ses intimes, à mon avis évoqueront de lui en permanence, c'est l'amitié".
- Laurent Gerra (sur RTL) : "Il savait tout faire et puis il savait être de tous les milieux (...). Il était curieux parce qu'il me disait : je pensais qu'on ne pouvait pas m'imiter, moi j'étais très touché qu'il apprécie mon humour".
- Stéphane Hillel, directeur du Petit Théâtre de Paris (sur RTL) : "Pour le grand public, il a été d'abord un homme de cinéma, c'est devenu vraiment un homme de théâtre puis c'est devenu un directeur de théâtre, il le disait souvent d'ailleurs, c'était comme une danseuse. Mais c'était parce qu'il aimait ça et il aimait les gens qui faisaient ça".
Réactions politiques :
- Christine Albanel : La ministre de la Culture et de la Communication, a salué l'"artiste simple et absolu" et son "intelligence mêlée de drôlerie". Avec Jean-Claude Brialy, "disparaît peut-être le favori de nos comédiens dont le talent marchait à l'unisson du coeur", déclare la ministre. "Il nous laisse tristes, mais riches d'une oeuvre magnifique, une oeuvre à la croisée des chemins, entre poésie et entreprise, enfance et maturité, rire et délicatesse".
- Nicolas Sarkozy : "Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie. Avec notamment Le Beau Serge de Claude Chabrol, il aura incarné la Nouvelle Vague et habité un demi-siècle de cinéma, imprégnant près de 200 films de sa générosité, son humour, sa finesse et sa légèreté. Il aura conjugué sans cesse, de Rohmer à Broca, de Luis Bunuel à Claude Zidi, le cinéma d'auteur et le cinéma populaire".
- Nicolas Sarkozy :"
Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie.
Avec notammentLe Beau Serge de
Claude Chabrol, il aura incarné la Nouvelle Vague et habité un demi-siècle de cinéma, imprégnant près de 200 films de sa générosité, son humour, sa finesse et sa légèreté.
Il aura conjugué sans cesse, de Rohmer à Broca, de Luis Bunuel à Claude Zidi, le cinéma d'auteur et le cinéma populaire".
- François Fillon a salué "avec beaucoup de tristesse" la mémoire de Jean-Claude Brialy, "l'un des acteurs les plus accomplis de son temps", "une incarnation de la Nouvelle Vague qui avait su évoluer avec le temps" et qui avait montré son talent "dans le cinéma populaire autant que dans les films d'auteur (...) Sa courtoisie, son humour, son talent de conteur en avaient fait un des artistes préférés des Français, comme l'a montré le succès de son livre de souvenirs, chronique savoureuse d'une vie éclectique et passionnée".
- Jack Lang : "La disparition de Jean-Claude Brialy déchire le coeur de ceux qui l'ont admiré et aimé. Il a été l'un des acteurs les plus brillants de sa génération. Il est indissociablement lié au renouveau du cinéma français des années 60 et 70. Il incarnera à jamais la soif de vie, le goût des autres, la passion du théâtre (...). Pour nous tous, sa disparition est une perte immense".
D'après agence
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