"Persepolis", film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud © DRLa sélection de Persepolis au Festival de Cannes n'est pas passée inaperçue auprès des autorités de Téhéran. Le dessin animé long-métrage de l'exilée iranienne Marjane Satrapi porte un regard critique sur la révolution islamique. Trop critique, juge Téhéran, qui s'en offusque officiellement.
Tunisie : une amende pour avoir diffusé "Persepolis"
Nabil Karoui, le patron de la chaîne Nessma, poursuivi pour "atteinte au sacrée" après avoir diffusé le film de Marjane Satrapi, a été condamné à une amende de 1.200 euros. Son avocat, qui dénonce une atteinte à la liberté de la presse, entend faire appel.
Publié le 03/05/2012
"Cette année le festival de Cannes a sélectionné un film sur l'Iran qui présente un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique", écrit ainsi une organisation dépendant du ministère iranien de la Culture, la Fondation du cinéma Farabi. Cette lettre, adressée à l'attaché culturel de l'ambassade de France à Téhéran, et citée par la presse, s'interroge : "Se peut-il que la sélection de ce film ne soit pas à mettre au compte d'un acte politique ou même anticulturel de la part du festival ?". Et, remarquant que la sélection officielle de Cannes pour les oeuvres iraniennes est restreinte à ce dessin animé, la fondation accuse les responsables du festival d'agir "en conformité avec les politiques biaisées des puissances dominantes".
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D'après agence
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