Persepolis, le dessin animé qui irrite Téhéran

le 21 mai 2007 à 10h44 , mis à jour le 24 mai 2007 à 08h41

La sélection du long-métrage de Marjane Satrapi au Festival de Cannes n'est pas du goût des autorités iraniennes, qui interpellent la France.

"Persepolis", film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud"Persepolis", film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud © DR

La sélection de Persepolis au Festival de Cannes n'est pas passée inaperçue auprès des autorités de Téhéran. Le dessin animé long-métrage de l'exilée iranienne Marjane Satrapi porte un regard critique sur la révolution islamique. Trop critique, juge Téhéran, qui s'en offusque officiellement.

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    Publié le 03/05/2012 Tunisie : une amende pour avoir diffusé "Persepolis"
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"Cette année le festival de Cannes a sélectionné un film sur l'Iran qui présente un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique", écrit ainsi une organisation dépendant du ministère iranien de la Culture, la Fondation du cinéma Farabi. Cette lettre, adressée à l'attaché culturel de l'ambassade de France à Téhéran, et citée par la presse, s'interroge : "Se peut-il que la sélection de ce film ne soit pas à mettre au compte d'un acte politique ou même anticulturel de la part du festival ?". Et, remarquant que la sélection officielle de Cannes pour les oeuvres iraniennes est restreinte à ce dessin animé, la fondation accuse les responsables du festival d'agir "en conformité avec les politiques biaisées des puissances dominantes".

Festival de Cannes 2007

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Le film Persepolis, réalisé avec Vincent Paronnaud, est tiré de la bande-dessinée éponyme de Marjane Satrapi, dans laquelle elle raconte son enfance à l'époque de la révolution de 1979 et les désillusions qui s'ensuivent pour elle, avant que ses parents ne préfèrent l'envoyer en Autriche par peur pour sa sécurité. Satrapi a écrit une série de bande-dessinées sur ce thème, dont Poulet aux prunes, qui ont été traduites en 20 langues. Cette série n'a jamais vu le jour en Iran, où la censure est impitoyable contre les ouvrages jugés contraires aux valeurs de la révolution islamique.

D'après agence

le 21 mai 2007 à 10:44
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