Arthur et La Môme ne sauvent pas le cinéma français

Par D.S. (avec agences), le 10 janvier 2008 à 15h56 , mis à jour le 10 janvier 2008 à 16h37

Malgré les beaux résultats dans les salles des blockbusters de Luc Besson ou du film sur Edith Piaf, le cinéma français s'est un peu moins bien exporté en 2007 qu'en 2006. Le succès de La Marche de l'empereur paraît bien loin.

une image du film arthur et les minimoysUne scène du film "Arthur et les Minimoys" © EuropaCorp Distribution

Arthur et les Minimoys, Taxi 4 et La Môme n'auront pas inversé la tendance. En 2007 comme en 2006, le cinéma français a reculé à l'étranger. Selon l'organisme de promotion du cinéma Unifrance, les productions françaises ont attiré deux millions de spectateurs en moins l'en dernier, soit 53,7 millions contre 55,8 l'année précédente. Le deux premiers blockbusters, produits par Luc Besson, ont pourtant été vus par plus de 9 millions de spectateurs pour l'un et 4,2 millions pour le second. Le long métrage d'Olivier Dahan a été vu par 4,5 millions de personnes. Mais tout cela reste bien en deçà des 16 millions de billets vendus pour les manchots de La Marche de l'empereur, en 2005.

En repli, les entrées ont rapporté l'an dernier des recettes de 252 millions d'euros, indique, contre 300 millions en 2006, un box-office déjà lui-même inférieur de 23% à celui,  particulièrement faste, de 2005. Toutefois les résultats de 2007 demeurent supérieurs à la moyenne des dix dernières années (51,1 millions d'entrées). Mais outre les trois locomotives déjà citées, seuls trois autres films français ont dépassé le million d'entrées à l'étranger en 2007: il s'agit de  l'oeuvre collective Paris je t'aime (1,9 million de spectateurs), Two days in Paris de Julie Delpy (1,6 millions) et Ensemble c'est tout de Claude Berri (1,3 millions).

Persépolis s'exporte

"L'année dernière a été très positive en matière de diversité des films et  des territoires dans lesquels ils sont sortis", nuance le directeur du bureau  des exportations d'Unifrance Gilles Renouard. Ce dernier relève en particulier la belle performance des films français en Russie, où ils ont été vus par 7,3 millions de spectateurs - contre à peine 40.000 en 1999 -, soit pour la première fois davantage qu'aux Etats-Unis (6,8 millions). "Des films d'auteurs tels que ceux de Catherine Breillat ou Persépolis de  Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, y trouvent aujourd'hui leur public, et  plus seulement un cinéma commercial", indique M. Renouard.

Largo Winch, espoir 2008

Le cinéma français recrute essentiellement ses amateurs en Europe qui capte 61% des entrées. Allemands, Espagnols, Italiens et Britanniques ont ainsi représenté 15,3 millions de spectateurs. Mais, signe encourageant, les films français progressent de 30% en Amérique du sud, notamment au Mexique. En revanche l'Asie demeure réfractaire au cinéma français : seuls 1,2 million de tickets ont été vendus au Japon et 1,4 million en Chine.

Les espoirs de la France pour 2008 sont Largo Winch de Jérôme Salle, Mesrine de Jean-François Richet ou Paris de Cédric Klapisch, sans oublier l'incontournable Astérix aux Jeux Olympiques.

Par D.S. (avec agences) le 10 janvier 2008 à 15:56
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