Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg © Paramount Pictures FranceSteven Spielberg et George Lucas font revenir un des héros les plus populaires du cinéma : Indiana Jones ! Un nom qui suffit à donner le frisson à tous ceux qui, depuis 1981 avec Les Aventuriers de l'Arche Perdue, se sont passionnés pour les tribulations de cet archéologue baroudeur.
L'attente a été longue - 19 ans ! - entre Indiana Jones et la Dernière Croisade et ce 4e opus, sur les écrans français depuis mercredi, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Les fans étaient heureux et impatients de célébrer leurs retrouvailles avec Indy dans les salles obscures, comme l'a prouvé l'accueil réservé à l'équipe du film au Festival de Cannes. Ont-ils pour autant été récompensés de leur fidélité ?
Nostalgie
Dès les premières images du film, avec le vieux logo de la Paramount qui, comme dans les trois films précédents, se transforme à l'écran, le spectateur frissonne de plaisir. Puis les scènes d'action s'enchaînent, les morceaux de bravoure se succèdent. L'humour et le second degré sont toujours là. Le film est d'ailleurs bourré de références aux précédentes aventures du professeur Henry Jones II mais aussi à ces séries B hollywoodiennes des années cinquante qui ont inspiré Spielberg et Lucas.
Les deux compères se plaisent à jouer avec les mythes de la culture populaire américaine. Ils en profitent pour rendre hommage aux 50's américaines tout en donnant quelques coups de griffe à l'esprit très anti-communiste de leurs concitoyens de l'époque. Les acteurs sont excellents, à la fois sincères à l'égard de leurs personnages tout en gardant une distanciation sans laquelle la série pourrait tomber dans le ridicule. Harrison Ford interprète avec beaucoup d'autodérision un héros sur lequel l'âge commence à peser, Cate Blanchett joue sans complexe une méchante qui restera dans les annales tandis que Shia LaBeouf, révélé dans Transformers, apporte fraîcheur et impertinence à cet univers familier. Les seconds rôles (John Hurt et Ray Winstone) sont tout aussi impeccables.
Et la magie ?
Et pourtant, et pourtant... en sortant de la salle, on ne peut s'empêcher de ressentir un manque, voire une petite frustration, sur un air de "Ce n'est plus comme avant". Il manque à cette 4e aventure un petit quelque chose, un peu de la magie qui imprégnait les précédents opus. Certaines scènes sont un peu longues ou un peu pataudes. La mécanique grippe un peu. De pas grand-chose mais suffisamment pour que le public le remarque.
Peut-être est-ce aussi parce qu'on en attendait beaucoup (trop ?), de ce Royaume du Crâne de Cristal. George Lucas avait pourtant prévenu, il y a quelques semaines de cela, qu'il ne fallait s'attendre ni à un chef-d'œuvre, ni même à un film supérieur aux premiers. Il avait raison. Indiana Jones est devenu un mythe et on ne joue pas impunément avec les mythes. Pour autant, si vous êtes un fan de la série, vous irez voir ce 4e épisode et vous aurez raison car le film est loin d'être mauvais. Partez dans cette salle obscure tel un archéologue : avec l'idée de découvrir quelque chose d'intéressant, de passionnant, sans que cela soit forcément un fabuleux trésor.
Indy en DVD, livre et BD |
- DVD : pour retrouver la magie des premiers épisodes, regardez la trilogie originale qui ressort en DVD chez Paramount Home Entertainement. Les films sont disponibles en coffret, avec douze bonus inédits dont un commentaire audio de Steven Spielberg et George Lucas (c'est la première fois que Spielberg s'attèle à cet exercice), ou bien, c'est aussi une première, à l'unité. |
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