Guillaume Canet sort son film aux Etats-Unis

le 24 juin 2008 à 12h01 , mis à jour le 24 juin 2008 à 13h28

"Ne le dis à personne" sort aux Etats-Unis deux ans après son lancement en France, retard dû selon Guillaume Canet au fait que son thriller n'était "pas assez français".

guillaume canet

Parce que le film n'était pas assez  "frenchy", les distributeurs hollywoodiens ont pris leur temps pour mettre à l'affiche Ne le dis à personne, le long-métrage réalisé par Guillaume Canet. Le film ne sort que vendredi aux Etats-Unis, soit deux ans après son lancement sur les écrans français "Peut-être voulaient-ils voir davantage de scènes se déroulant à  Montmartre", plaisante l'acteur, réalisateur de 35 ans.
 
Adaptation d'un livre de l'Américain Harlan Coben, "Ne le dis à personne" a  valu à Guillaume Canet le César 2007 du meilleur réalisateur. Il était le plus  jeune récipiendaire de ce trophée dans l'histoire de la cérémonie de récompenses du cinéma français. Dans ce film, le comédien français François Cluzet interprète un homme hanté par le souvenir de sa femme, victime d'un tueur en série quelques années plus tôt.
 
Méfiance
 
Connu de quelques spectateurs nord-américains pour son rôle dans La plage au côté de Leonardo DiCaprio en 2000, Guillaume Canet s'est retrouvé courtisé par Hollywood  depuis le succès critique et commercial de Ne le dis à personne. Le Français raconte cependant se méfier de l'industrie du cinéma hollywoodienne, qui a déjà broyé son lot d'ambitieux et talentueux cinéastes étrangers. «Les studios m'ont envoyé beaucoup de scénarios, mais je les ai tous refusés, surtout parce que j'aime bien m'impliquer dans le processus  d'écriture», explique Guillaume Canet. «A chaque fois que je lis un scénario complètement bouclé, j'ai l'impression  que je n'y ai rien apporté. Et je souhaite maîtriser» le processus créatif», ajoute-t-il.
 
Pour Ne le dis à personne, Guillaume Canet savait dès le début comment transposer l'action des Etats-Unis à Paris. Dès qu'il a lu le roman, il a voulu en acheter les droits d'adaptation. «C'est la première fois que j'ai vraiment été stimulé par quelque chose que  je n'avais pas écrit, mon coscénariste et moi en étions fous», se rappelle-t-il. Mais le célèbre réalisateur Michael Apted avait déjà racheté les droits. Le destin a voulu que Guillaume Canet le rencontre lors d'un festival à Los Angeles: «Je  lui ai dit : Vous avez de la chance de faire un film à partir d'un livre que  j'adore,  et là il m'a répondu qu'il ne tournait finalement pas le film. J'en ai été si fébrile que j'ai foncé aux toilettes pour appeler mon producteur.».
 
Harlan Coben, institution du thriller à l'américaine, devait encore être convaincu de laisser à un jeune Français, relativement inconnu, les rênes de son  histoire. «Mais une fois qu'il s'est rendu compte que je pensais que l'histoire d'amour était l'aspect le plus important de l'intrigue, il a été enthousiaste», se souvient Guillaume Canet.

(D'après agence)
 

le 24 juin 2008 à 12:01
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